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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 07:53

Vous pouvez en prendre connaissance  sur le  lien avec le secteur international du PCF.

https://www.pcf.fr/brics_le_droit_au_developpement

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 10:10

le long article dans l'Humanité , tout en s'inscrivant dans une logique monétaire d'apparence classique est proprement révolutionnaire.

Il part d'une affirmation  que le blog partage à 100%.  Les gouvernements européens ont perdu le pouvoir face aux marchés financiers.  Accéder au pouvoir n'est donc plus accéder à TOUS les pouvoirs. L'incapacité  de tenir les promesses en résulte puisqu'il est impossible de les financer.

Autre affirmation que le blog partage, le pouvoir est passé à la BCE qui n'obéit à aucun gouvernement.   Monnet  a parfaitement compris les aspects contradictoires de sa politique.  Elle défend la rente, l'inflation et la dette sont ses ennemis. Et pourtant elle rachète de plus en plus massivement  la dette publique des états , ce qui est tout le contraire de ses principes. Les effets du COVID l'y ont obligée. Donc c'est possible sans catastrophe.

Plus nouvelle sa proposition d'une monnaie digitale remplaçant de plus en plus la monnaie papier est révolutionnaire.. Une monnaie doit avoir trois  propriétés, être sûre , anonyme, universelle.. La carte de crédit n'est ni anonyme ni universelle  mais une monnaie publique pourrait  l'être, service public rendu par les banques   , autorisant un crédit peu élevé ou nul, pour que chacun puisse dans des limites pourvoir à ses besoins avec la garantie de l'état. En somme un peu de communisme, réalisable tout de suite... avec de puissantes luttes.

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 10:11

Alain Supiot  professeur émérite au Collège de France, publie la Justice au travail, ouvrage dans lequel il met en perspective historique cette grande question et analyse les évolutions en cours. Dans l(Huma , il appelle à dépasser l’opposition entre justice distributive et justice recognitive, c’est-à-dire entre ce qu’on nomme aujourd’hui le « social » et le « sociétal ».

la justice n’est pas le résultat d’un « ordre spontané », d’un mécanisme autorégulateur de type biologique ou économique ; elle est l’horizon d’efforts toujours recommencés qui visent à réduire les facteurs d’injustice propres à une époque et dans des circonstances données. Plus l'injustice s'aggrave, plus la violence se développe. Cependant  les révoltes contre les injustices peuvent être réprimées ou captées par des démagogues qui dirigent la colère sociale contre des boucs émissaires. C’est seulement lorsqu’elles sont animées par un projet politique cohérent qu’elles peuvent accoucher d’une société plus juste. Ce fut le cas au XXe siècle de l’invention de l’État social,

Depuis bientôt un demi-siècle, la foi en un « ordre spontané du marché » a conduit au contraire à attiser la compétition de tous contre tous, aussi bien au plan international qu’européen ou national. Ériger ainsi en norme fondamentale la poursuite par chacun de ses seuls intérêts particuliers disqualifie l’intérêt public et la frugalité, et engendre inévitablement la violence. Une société qui donne pour idéal à sa jeunesse de devenir millionnaire n’est soutenable ni socialement ni écologiquement et se condamne à la répétition des crises, car  cette déconstruction ne conduit pas à l’avènement d’un ordre spontané du marché, mais à des  calculs d’utilité entre individus animés par la seule poursuite de leurs intérêts privés. Le besoin de solidarité ne disparaît pas mais il se transporte sur d’autres bases – non démocratiques – telles que l’appartenance ethnique ou religieuse, la couleur de la peau ou l’orientation sexuelle. La « justice sociale » est alors invoquée au soutien de revendications identitaires, dont l’inflation est proportionnelle au déclin de la citoyenneté économique et sociale.

L’une des leçons à tirer de la pandémie de Covid c'st la mise en lumière le sort des « travailleurs essentiels », notamment de ceux qui soignent les malades dans les hôpitaux publics : les médecins, infirmiers, aides-soignants, sans oublier les agents d’entretien ou de restauration, aujourd’hui sous-traités dans tous les sens du terme. Il a bien fallu reconnaître que – peu importe leurs origines, la couleur de leur peau ou leur orientation sexuelle – ils n’étaient pas payés à la mesure du caractère essentiel de leurs tâches (que l’on songe aux écarts vertigineux entre la rémunération d’une infirmière et d’un banquier d’affaires…).

La pandémie a aussi montré que l’hôpital fonctionnerait beaucoup mieux s’il était organisé sur la base de leur expérience de ces tâches, plutôt que par des technocrates ou des cabinets de conseil. D’une manière plus générale, on ne répondra pas aux défis sociaux et écologiques qui sont les nôtres sans permettre aux travailleurs de peser sur ce qu’ils font et la façon dont ils le font.

Cet enfoncement dans la déshumanisation se traduit par une augmentation considérable des affections psychiques au travail. Ces risques d’altération de la santé mentale n’épargnent pas les classes dirigeantes. Ne percevant plus le monde qu’à travers sa représentation chiffrée, elles perdent pied avec le réel et apparaissent de plus en plus « déconnectées » ou « hors sol ».

C'’est  la structure juridique du servage qui ressurgit avec le travail sous plateforme. En droit féodal, le serf n’était pas un salarié, mais le tenancier de la « tenure servile » que lui concédait son seigneur, moyennant redevance. C’est exactement la formule que cherchent à imposer les plateformes. Ceux qui contrôlent les réseaux d’informations et détiennent la réalité du pouvoir de s’exonérer de leurs responsabilités sociales et écologiques.

C’est la négociation de branche et elle seule qui permet de tirer vers le haut à la fois cette qualité et le pouvoir d’achat.

Extraits d'un artyicle de l'Huma (A Musso)

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22 mai 2022 7 22 /05 /mai /2022 08:28

François Paulet dans Recherches internationales pose le problème du point de vue  des Pays du Sud, ceux que il n'y a pas si longtemps on appelait " en voie de développement" pour ne pas dire sous développés.

 Dans un retournement dont l'histoire a le secret, trente ans après s'être vus sommés par  ce qu'on appelait les pays riches d'abandonner leur politique protectionniste pour s'intégrer au marché mondial, voilà qu'ils sont en train de supplanter l'occident comme on dit désormais dans le rôle de champions du libre échange et d'avocats de la mondialisation dans le cadre de l'OMC.

Et c'est l'occident qui multiplie les obstacles au libre échange,  avec ce que l'on appelle sanctions qui ont pour but de ne plus commercer avec tel ou tel.  L'article est long et documenté, lisez le si vous pouvez.

  Mais  le retournement est bien réel. De tout temps le pays le plus libre échangiste a été le plus puissant industrialement. Assuré de fabriquer les produits les moins chers et les meilleurs il ne craint pas la concurrence. Et c'est l'occident qui lui a fait ce cadeau.

 Les délocalisations vers les bas salaires de nos financiers à courte vue atteignent désormais un seuil.  C'est en Occident que le niveau de vie baisse, et dans les pays émergents qu'une couche moyenne émerge, avec bien entendu le maintien de couches très pauvres pour le moment.

 Cette revanche de Marx sur le libéralisme est époustouflante et  d'une grande rapidité. La bulle qui en résulte en occident  et  que Reagan a entamée est devenue dangereuse. Les pays qui ont misé sur le travail humain  progressent, les pays  où c'est l'argent qui fait de l'argent régressent.  Ils en deviennent dangereux, par les guerres pour maintenir l'hégémonie, et le monstrueux abîme qu'ils creusent chez eux entre les super riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Oui c'est Marx qui a raison, plus tôt nous le comprendrons, mieux ce sera.

  HA

 

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11 mai 2022 3 11 /05 /mai /2022 09:38

Cet anglicisme cache  une bataille d'idées.     Etre éveillé, en soi n'est pas interdit. C'est même souhaitable. Pourquoi l'empêcher?

 Mais empêcher quoi ? Anti-   Woke prétend s'opposer au séparatisme, à l'islamo-gauchisme, au néo féminisme, à l'indigénisme.  Donc aux minorités de toujours qui s'opposent désormais à leur discrimination. Il s'agit donc d'un mouvement profondément réactionnaires  qui vise un monde immobile  où les privilégiés sont toujours les mêmes. Pourquoi en parler ?   Si sur l'indigénisme et le féminisme le retard est si évident qu'il n'est pas dangereux à gauche , nous n'en dirons pas autant pour "l'islamo-gauchisme", terme englobant tous ceux qui cherchent à comprendre au lieu de condamner et considèrent le terrorisme comme le marqueur d'une société en décomposition et refusent un islam monolithique. Ni du "séparatisme" terme équivoque entre tous.

Donc évitons de nous laisser gratter où ça démange. Evitons de faire de l'anti woke  sans le savoir, Monsieur Jourdain de la politique.

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9 mai 2022 1 09 /05 /mai /2022 08:41

Pour Rogalski dans Recherches Internationales n°122,   le XXIème siècle comme le XXème n'est pas un problème de calendrier mais  d'époque. Le XXème a commencé en 1914, avant il terminait le XIXème. Et le XXIème commence en 2020. Avant il  terminait le XXème.

Pourquoi ?

Le premier signe qui ne trompe pas  c'est que le triomphe de l'Occident  au XXème avait éloigné la guerre de l'Europe (si l'on excepte le court épisode yougoslave, effet collatéral de l'implosion de l'URSS. Asie, Afrique le théâtre s'éloignait et l'atlantique nord  devenait  planétaire. Désormais une vraie guerre , avec les destructions massives  d'une guerre se déroule sur le sol européen.

 Prenant parti pour l'occident face à l'indigne Russie Rogalski ne va pas au bout de son raisonnement. L'audace a ses limites quand l'hégémonie  pèse toujours sur les esprits . Mais Relations Internationales  122  dans son entier pèse plus que son tremblant éditorialiste.

  La COVID a ébranlé bien des convictions et la croyance dans la toute puissance du capitalisme en a pris un coup.

 Le XXIème siècle qui commence c'est celui d'un monde multipolaire, personne ne pouvant plus prendre la Chine de haut. Et Recherches Internationales, à l'insu de son plein gré, nous le dévoile. Merci à elle.

Henri Ausseil.

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 07:00

Dans " De l'humiliation. Le nouveau poison de notre société"  le philosophe exprime  ce que nous ressentons intuitivement et le formalise. Pour mieux  comprendre l'enjeu, prenons la mesure des mesures souhaitées par Macron sur le RSA.  Le plus important n'est pas les 20 H gratuites mais l'humiliation induite. Si vous avez le RSA c'est que vous êtes paresseux , des gens de rien

Il y a les premiers de cordée et les autres, la société à deux vitesses, l'école à deux vitesses, la santé à deux vitesses.   Ce que le philosophe apporte de nouveau c'est que pour lui   se sentir toujours plus humilié peut rendre insensible à l'humiliation des autres.  Cela explique en partie le succès de la politique du rejet des immigrés de fifille dans les milieux populaires. Et on peut voter Le Pen pour s'opposer à Macron.

 Le grand discours  de l'émancipation, si nous n'y prenons garde  pourrait être remplacé par celui du ressentiment. En politique cela prend la forme du populisme remplaçant les partis de classe  traditionnels (pour les capitalistes, les couches moyennes et les couches populaires) .

Impossible de résumer sans caricaturer. D'autant plus que les implications internationales ne peuvent être laissées de côté. Le blog en tire une conclusion : lutter contre l'humiliation donc rendre l'espoir est un élément du dossier non négligeable. L'intellectuel organique de la multitude qui remplacera celui du capitalisme marque quelques points supplémentaires.

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 07:03

Il vient d'être réédité et porte un titre banal  : "l'orientalisme". Son auteur,Edward Saïd, est américano- Palestinien .   Héritier de deux civilisations il était mieux placé que d'autres pour comprendre.

L'orientalisme de Saïd n'est pas celui d'Ingres ou Delacroix.  Il nomme ainsi la vision de l'Islam héritée de plusieurs siècles de colonisation  qui ont succédé aux croisades, victoire économique, militaire et culturelle de l'occident, sur une civilisation brillantissime.

Parfois trop érudit le livre est limpide. L'occident a fabriqué un orient qui l'arrangerait, et c'est cette image qui est dans la tête de bien des Français et Françaises.   L'islam est divers. Certains musulmans sont pratiquants, d'autres non. Certains sont attachés aux traditions , d'autres non. Certains sont athées mais aiment leurs racines, d'autres sont athées et les rejettent. Bien des aspects que nous attribuons à la religion musulmane sont des coutumes, l'islam étant né en Arabie et non en Suède.

L'orientalisme est une opération mentale, que Gramsci aurait comprise.   Alors que n'importe quel occidental comprend spontanément qu'un catholique, un protestant ou un juif peuvent être divers   il ressent l'islam comme un monolithe.  Ce bloc  se résume au foulard, à la misogynie, au ramadan et parfois au terrorisme. Une musulmane qui porte le foulard ne peut pas être progressiste et doit être chassée des listes de gauche.

Tant que nous aurons ces fadaises dans la tête, nous n'avancerons pas.

 Henri Ausseil

 

 

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21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 18:37

Bonjour, si vous avez manqué l'évènement, allez sur le lien.

 
 veuillez trouver ci-joint le montage de la captation de la conférence de Bernard Friot le samedi 5 mars 2022 à Montpellier :
 
 
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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 18:56
Regards français sur l'Islam  : un débat à ne pas manquer le 29 mars

Identité & Partage, Rencontres Marx, Coup de Soleilvous invitent à la conférence du mardi 29 mars au 6 rue des Augustins à Montpellier

 

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