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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 08:00

Sujet de prédilection des journaux télévisés l'inondation a une particularité. Il ne faudrait pas s'y intéresser que  lorsqu'elle arrive, ce qui entretient la peur négative, mais aussi  lorsqu'il fait beau. C'est à dire trouver les façons de l'atténuer en s'adaptant, ce qui es positif. Mais exige quelques moyens.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 10:07

 Les batardeaux individuels subventionnés, des promesses  sur le renforcement des rives,  des promesses d'études supplémentaires concernant les études scientifiques qui jusqu'à présent rappelons le n'incluaient pas Palavas et les tempêtes marines qui remplissent les étangs,  sont le fruit de la puissance de l'ASPRI, l'association que les citoyens et citoyennes se sont donnée .  Il y a peu la petite musique du repli stratégique (il n'y a rien à faire contre l'irrémédiable)  dominait  le discours.

  Comme il arrive toujours lors des avancées, ce sont d'abord les faux semblants qui s'effondrent. Mais une fois les tapisseries  disparues, c'est le mur qui surgit. Il faut trouver l'argent. Mais où ?    Il va falloir continuer à aider nos décideurs  à le trouver, en les poussant un peu. Car les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 07:50

Le maigre espace hors d'eau autour de la partie du grec sud appelée étang du Levant autour de la Redoute est visée. Il promet des constructions légères à usage collectif mais nous avons vu un "centre de balnéothérapie", une fois les autorisations obtenues , se transformer en hôtel de luxe avec plage privée.

  Les riverains échaudés commencent à bouger. Rappelons que la superficie des étangs  et des zones inondées  périodiquement qui les entourent sont la meilleure protection contre les inondations qui soit, par leur fonction d'épandage.

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 17:59

Le Signal est une copropriété bordelaise  trop proche d'une  falaise attaquée par la mer et devenue dangereuse. Les propriétaires expropriés avaient été payés au prix du marché c'est à dire 0 euros puisque personne ne voulait acheter. Leur combat a payé. Une loi leur accorde réparation à hauteur de  70 % de la valeur  des lots avant. Ils subissent une perte, mais bien moins grande.

 Les adeptes du repli stratégique sans indemnisation vont devoir réviser leur jugement. Mieux vaut désormais financer des travaux de prévention. Cela concerne Palavas dans le méandre du Lez.

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 10:12

La crue centennale , ça existe, même si un centenaire peut ne l'avoir jamais constaté.  La conjonction de facteurs multiples qui  s'ajoutent au lieu de s'annuler est statistiquement improbable. A Palavas,  le Lez peut être énorme sans tempête de l'est. La forte tempête d'est peut exister sans fortes pluies, une longue sécheresse peut autoriser la nappe phréatique à absorber  de fortes  pluies, le Lez et la Mosson peuvent avoir des crues non synchrones.

 Pour qu'il y ait crue centennale il faut une longue période de pluies qui sature la nappe phréatique, un épisode cévenol hors du commun, des crues synchrones, et une énorme tempête d'est qui remplit les étangs un peu avant. C'est  statistiquement possible , mesurable et mesuré, mais forcément rarissime.

   La tentation de penser "une fois par siècle on peut payer les dégâts" existe, soyez en certains et certaines. Et la tentation de marchander des investissements préventifs aussi.

  C'est là que la Roya nous donne la leçon (et pas seule)  : d'énormes pertes humaines  dont la valeur n'est pas estimable, d'énormes dégâts dont le coût de réparation excédera  ce qu'aurait coûté la prévention.

     Jean Pierre Molle

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 07:52

Les  Premières Cabanes sont très particulières.  Proches de Palavas, on n'y accède en auto que par Lattes.  Leurs maisons (les fondations) sont plus anciennes que celles de  Palavas, refuge autrefois de pêcheurs d'étang. Elles ont le malheur de longer un méandre du Lez. Les méandres ont une  particularité hydraulique : lorsque le débit est fort, il s'attaque à la rive concave qu'il creuse  et dépose  sur la rive convexe.

   Sur cette rive concave plusieurs maisons voient à chaque crue  le Lez se rapprocher un peu plus et même de plus en plus vite.   Leurs propriétaires  luttent désespérément avec les moyens du bord  dans un combat perdu d'avance.

 L'ASPRI propose une solution , donnée par  un expert:  des palplanches profondément enfoncés , avec une orientation calculée pour ne pas rejeter le danger en face, avec à l'arrière une assise de béton en soutien. La réponse du département  fut : les habitants  vont devoir déménager, on ne peut rien contre la nature.  Le SYBLE avait proposé un renforcement mais les technocrates parisiens  l'avaient enlevé du  PAPI   (plan qui détermine les dépenses) . Trop cher. En même temps , l'écologie  à la mode a conduit les pouvoirs publics à "végétaliser les rives".  Les habitants se sont sentis insultés car ils n'ont pas attendu  le SYBLE pour végétaliser le secteur concerné, en pure perte.  Le combat de la racine et de l'eau est perdu d'avance.

  Le SYBLE vient d’entrouvrir une porte.  La végétalisation n'est pas destinée à empêcher l'érosion de la berge. Il s'agit d'un malentendu. Et des travaux avec palplanches (ce que demandent l'ASPRI et les habitants)  sont prévus. Il n'est plus question de repli, faux nez du renoncement.

  le blog ne peut que s'en féliciter.

Nota  pour ceux qui suivent d'un peu loin  : le SYBLE est le syndicat des communes du bassin versant du Lez et son président le maire de Lattes. Quoique hors de la Métropole Palavas en fait partie, par une de ces hésitations révélatrices que nous avions évoquées ailleurs  de la géographie administrative.

   

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 07:28

Maryse  Faye  urbaniste  qui pilote la délégation  "urbanisme durable et maîtrise foncière"  est une admiratrice de Raymond Dugrand qui fut il y a longtemps mon professeur de géographie à la faculté de Montpellier. Spécialiste en géographie urbaine il eût la chance que Frêche lui ait permis d'appliquer ses thèses.

   Avec l'idée de  Montpellier   métropole d'équilibre entre Marseille et Toulouse d'une taille que Dugrand évaluait déjà à 400  000  habitants   il était un adepte de l'urbanisme raisonné.  Héritant du trou entre La Paillade et Montpellier il l'a comblé (à l'aide des précieux permis de construire)  en "fabriquant"  la ligne 1  du  tramway plus de 10 ans avant sa construction. Des haines terribles ont dû être vaincues. Imaginez la vigne à faible valeur qui jouxte le pactole hors d'un ruban  de 800 m avec la future ligne inexistante  au centre.   On est très loin des autres lignes qui se sont adaptées à un urbanisme  existant. Dès sa création elle a compté  un nombre considérable d'usagers.

    Cet urbanisme s'oppose à "l'urbanisme à la parcelle" , souverain sous Delmas avant et Saurel après. On construit au coup par coup en  donnant satisfaction aux amis, sans planification, avec les inconvénients  qui en découlent. Et on adapte comme on peut. Les prix flambant.

   En 2020 cette stratégie a mis en danger le littoral. 40 000 habitants et  des zones commerciales de Montpellier à Pérols supprimaient des centaines d'hectares  de vignes  servant de zones d'expansion des crues , entraînaient l'endiguement du nègue cats et donc de plus en plus d'eau   de plus en plus vite en aval lors des orages. Avec le beau nom d'ODE  une poésie masquant beaucoup de pognon. Mme Faye annonce son abandon.

  Maryse Faye annonce en même temps  un retour à Dugrand et l'abandon  de   cette anarchie urbaine camouflée sous des tonnes de bonnes intentions. Espérons que Delafosse   la soutiendra face aux promoteurs qui ne manquent pas d'arguments sonnants et trébuchants, par exemple le financement des campagnes électorales.   Si les populations s'en mêlaient , ce serait une garantie.

   Henri Ausseil

 

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 08:07

La célèbre cité est périodiquement submergée par les hautes eaux des grandes marées. Les médias bien pensants incriminent le tourisme de masse, comme si c'était le poids des touristes qui faisait sombrer la ville.

  Un grand projet barrant l'énorme communication de la lagune avec l'Adriatique lors des hautes eaux  est en panne , à moitié réalisé. Ce n'est pas le tourisme de masse qui en est la cause mais la baisse des dépenses publiques, la corruption qui renchérit sans cesse le prix des travaux, et l'avilissement de la politique italienne.

  Dans le même temps la ville exhorte les touristes qui se sont enfuis  à revenir mais le chantier n'avance pas.   C'est une leçon  qui ne vaut pas que pour Venise. A Palavas (heureusement à une échelle bien moindre) c'est un des enjeux des municipales.

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 07:29

L'Assemblée générale (très fournie)  de l'ASPRI a adopté une motion sur la prévention des risques qui  place tous les pouvoirs concernés devant leur responsabilité.

  La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, se sont les travaux  sur la Mosson qui  vont débuter.

  L'idée est intelligente. Il s'agit d'éviter de faire confluer dans le Lez les crues de la Mosson  tout en protégeant les Marestelles. A partir d'un certain débit la Mosson , le Rieucoulon et le Lantissargue s’engouffreront dans un grand déversoir vers l'étang de l'Arnel , "exutoire naturel".

Nous sommes donc dans un espace vierge qu'il importe peu de submerger.   Mais cet espace vierge contient la moitié ouest de Palavas qui donc n'existe pas selon le projet.

   Or l'Arnel est une cuvette qui ne se vide que par deux endroits, une passe obstruée vers le canal du Rhône à Sète et une buse envasée sous le chemin de Villeneuve à Maguelone. Lecteur et lectrice savent qu'une cuvette dont l'évacuation est bouchée a une fâcheuse tendance à se remplir et à déborder. Mais pas les concepteurs du projet.

 L'AG, remplissant le rôle qui devrait être celui des élus dit ASSEZ. Toute étude se doit d'être générale et ne pas s'arrêter aux frontières de Lattes ou de toute autre commune mais se préoccuper des conséquences chez les voisins.  Elle propose des solutions. Plus personne désormais , lorsque cette motion sera transmise ne pourra faire semblant d'ignorer les conséquences de ses actes.

 Un grand jour pour la démocratie.

   Henri Ausseil

   

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 09:34

Cette association qui existe depuis 10 ans  veut obtenir une politique de lutte globale contre les inondations , de la source à l'embouchure en tenant compte des tempêtes marines.  Au contraire  pouvoirs publics et territoriaux coupent en tranches inefficaces. A titre d'exemple Palavas au débouché du Lez dépend de l'agglo de l'Or  et donc du SYMBO , et non du SYBLE comme toutes les autres communes du Lez et de la Mosson.

  L'ASPRI et d'autres associations organisaient  au Nautilus de Palavas la diffusion du film documentaire  de Sigaut Submersion ainsi qu'un court métrage sur la déviation de la Lironde.  La salle était pleine et le débat fut riche.

 Les purs et durs de l'environnement ont certes eu la part du lion  (mais non absolue) dans le film , défendant une thèse de repli rendant les  riverains coupables de vouloir s'installer en terre inondable puis de réclamer une aide somme toute indue.   La liberté supposerait le risque assumé. L'ASPRI heureusement n'est pas sur cette ligne qui rend de grands services aux dirigeants politiques qui cherchent à diminuer les dépenses de l'Etat. Et les Palavasiens non plus. Les Palavasiens subissent des effets  de l'urbanisation d'amont et demandent la solidarité. Le débat a fait apparaître la nécessité d'une vision globale (l'action des uns ne devant pas aggraver la situation des autres), la possibilité de solutions, le besoin d'équilibre car on ne gagne pas contre la nature mais avec elle. Et qu'il faut dépenser de l'argent pour le bien commun. Donc un accord sur l'essentiel.

En même temps, la Mairie de Palavas  s'est engagée dans un plan ambitieux (mais à long terme) qui suppose la collaboration avec l'université et un bureau d'études renommé.  Enfin peut être la possibilité de tester des solutions globalisantes, Elle collabore avec le Syble pour des diagnostics individualisés. Les 300 adhérents actuels (la progression est continue) de l'ASPRI  n'ont pas pesé pour rien. Et une collaboration à l'échelle des bassins versants pourrait être déterminante.  Le dossier avance.

   Ha

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