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17 janvier 2023 2 17 /01 /janvier /2023 13:23

La gauche est divisée sur le nucléaire.C'est normal et tous les points de vue doivent être  explicités. Pour le PCF fermer des centrales sans plan B donne la catastrophe allemande. Le PCF n'en veut pas pour la France.

Pour les communistes, le Nucléaire est une énergie renouvelable.   Elle a donc sa place tant qu'on n'a pas trouvé mieux, notamment le totamak.

Le nucléaire  est dangereux si les questions de financement empêchent le contrôle, les réparations et  les améliorations. C'est pourquoi il  doit être public , et contrôlé par une instance démocratique. A Fukushima ce n'est pas le nucléaire qui a failli mais une gestion privée qui n'a pas prévu une alimentation de rechange pour le refroidissement.

En France,  les errances passées  ont détruit une partie des compétences, notamment sur l'EPR.  Jospin l'a compromis   à Genissiat à la demande de Dominique Voynet et de graves manques en ont résulté. La filière est fragilisée, il faut que l'effort soit à la hauteur des exigences.  Arrêter serait catastrophique pour l'emploi et la production d'électricité.

 Ces propositions sont soumises aux Français et c'est eux en dernier ressort qui choisiront.  Il n'est en effet pas possible d'être à la fois pour et contre lorsqu'on accède au pouvoir. Selon le poids des uns et des autres les décisions seront différentes.  Elles engageront toute la gauche. Le débat est lancé.

 

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10 janvier 2023 2 10 /01 /janvier /2023 08:25

La rentabilité, c’est-à-dire  l'indice de rendement énergétique sur investissement,  du gaz  de schiste est 3 fois moins importante que pour le pétrole traditionnel et 15 fois plus faible que pour l'éolien.  Le forage peut coûter très cher et 10 % des forages seulement se révèlent productifs. Dès la première année un puits de  pétrole de schiste  s'épuise entre 63 et 85%. Ces données sont connues de tous et accessibles sur internet. Il en résulte qu'il faut un prix élevé pour que le  gaz de schiste soit rentable. C'est le cas actuellement.

Et pourtant des signes inquiétants apparaissent

 Il  semblerait que les principales entreprises  du secteur dépensent près de 200 milliards de dollars de plus qu'elles ne gagnent et que très peu d'entre elles réalisent des bénéfices, d'autant plus que des milliers de puits ont pompé beaucoup moins de pétrole et de gaz que prévu initialement. Paal Kibsgaard, directeur de la plus grande société de services pétroliers et gaziers au monde, Schlumberger, a expliqué que les investisseurs ne veulent pas acheter des actions d'entreprises qui "gonflent" leurs budgets. Les capitalistes sont plus difficiles à tromper que les téléspectateurs. Le PDG de BP, Robert Dudley, a expliqué que contrairement à l'Arabie saoudite et à la Russie, qui ajustent leur production en fonction de la demande, les producteurs américains de pétrole de schiste ne réagissent qu'au prix.  Le PDG de Pioneer, Scott Sheffield, estime que la pression des investisseurs et la capacité limitée des opérateurs à augmenter la production signifient que les sociétés pétrolières de schiste ne peuvent pas forer ou qu'elles risquent de manquer d'huile de schiste.

Le 23 novembre 2022  il a été annoncé par un organisme économique    que le " boom du schiste aux États-Unis est officiellement terminé ". Un rapport de suivi sur le prix du pétrole, publié le jour de l'an, a souligné qu'il pourrait y avoir une autre raison au ralentissement de la production de pétrole de schiste. Aux États-Unis : il n'y a pas autant de pétrole de schiste accessible et économique sous terre qu'annoncé. Tout cela demande confirmation dans la réalité et pourrait bouleverser toutes les prévisions.

Cela expliquerait en tout cas  le prix de vente à l'Europe 8 fois plus élevé qu'aux USA. L'Europe paierait pour le déficit américain. Mais comment espérer que le gaz de schiste compense le gaz russe? L'impasse paraît totale.

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 07:26

Le 20 décembre Eurostat a publié les statistiques sur l'utilisation du  gaz concernant l'Europe.  "La consommation de gaz naturel de l'UE a chuté de 20,1 % au cours de la période août-novembre 2022, par rapport à la consommation moyenne de gaz pour les mêmes mois (août-novembre) entre 2017 et 2021", indique le rapport d'Eurostat.

Presque tous les États de l'UE ont fait état d'une réduction de la consommation de gaz, dix-huit d'entre eux enregistrant une baisse de plus de 15 %, ce qui était l'objectif fixé par le bloc. Le pays qui a signalé le taux de réduction le plus élevé est la Finlande, avec une baisse de -52,7 % de l'utilisation intérieure. La Lettonie (-43,2 %) et la Lituanie (-41,6 %) ont également enregistré des taux de baisse élevés, tandis que, en revanche, six États étaient en dessous de l'objectif de 15 %. Malte (+7,1%) et la Slovaquie (+2,6%) ont été les seuls pays à avoir connu une augmentation de la consommation, en échec total sur les objectifs européens.

 C'est un communiqué "triomphal". L'Europe n'est plus dépendante du gaz russe. Toutefois il n'est fait état que d'économies  pour pallier à cette baisse, non d'une autre source équivalente la remplaçant.. C'est LA CONSOMMATION DE GAZ qui a baissé, et c'est Eurostat qui le dit, pas le blog.. Les États de l'ouest du continent tentent de coopérer avec la France pour s'approvisionner en gaz du Sahel, tandis que les importations  de gaz américain deviennent le principal marché des énergéticiens américains. Le compte n'y est pas. Pour les États situés dans les zones les plus centrales et orientales de l'Europe et à fort volume industriel, comme l'Allemagne, l'absence d'approvisionnement russe devient insupportable notamment en hiver. Il est hasardeux de compter sur le Golfe et la Turquie qui a les robinets.. A long terme, ces politiques deviendront   insoutenables et entretiennent la hausse des prix et l'inflation, catastrophe pour les rentiers du capital et l'industrie.. Où va l'Europe?

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17 décembre 2022 6 17 /12 /décembre /2022 07:40

Le député PS Philippe Brun a déposé un projet de loi pour rendre  EDF "incessible".  Le démantèlement deviendrait impossible. Si la loi vient en discussion , l'attitude des uns et des autres sera intéressante.

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23 octobre 2022 7 23 /10 /octobre /2022 07:52

Par rapport aux autres sources d'énergie, l'électricité a une particularité: elle n'est pratiquement pas stockable sinon sous forme d'eau derrière des barrages.  En période creuse remonter l'eau permet de la réutiliser. C'est peu de chose pour la France.

Il en résulte  toute une série de conséquences.

  • L'éolien et le voltaïque  dans un pays où la plus grande partie de l'électricité produite est nucléaire   ont heureusement une utilité. Ils évitent lorsqu'ils fonctionnent l'emploi de l'eau des barrages. Il est très facile d'ouvrir et de fermer les vannes.   Le nucléaire n'a pas cette souplesse , ni l'éolien et le voltaïque. Souvent l'électricité  en trop  se perd.  La production doit être en permanence égale à la consommation. La seule façon pour l'éviter sera d'inventer des accumulateurs de très grande puissance qui pour le moment n'existent pas.
  • Une autre conséquence est beaucoup plus grave. Elle ne résulte pas de la technologie mais de la politique.  Désormais les fournisseurs d'électricité  sont multiples pour obéir à l'Europe. Lorsque EDF était seul il  lui était relativement facile d'équilibrer une fois que l'ensemble des réseaux ont été interconnectés autour d'un certain nombre de nœuds, à grand renfort d'ordinateurs.   Vous l'ignorez mais en hiver lorsque la masse des salariés rejoint son foyer, chacun  appuie sans le savoir  sur l'interrupteur en même temps pour avoir  de la lumière.  Le centre EDF de Béziers l'anticipait grâce au calcul des ordinateurs et ouvrait les vannes des barrages du Massif Central dix minutes avant ce point fatidique.  Sinon chaque jour vers 18 H le réseau aurait disjoncté. Car s'il n'y a pas assez d'électricité par rapport à la demande le réseau disjoncte.  Avec la multiplication des opérateurs RTE surveille un paramètre clé, la fréquence. Si elle tombe sous les 50 hertz la production est insuffisante. RTE doit donc disposer de réserves de production. Mais il lui est interdit d'être producteur.  Donc il doit faire appel AU MARCHE. Tous les producteurs ont obligation de disposer  de réserves automatiques. Et ils les injectent à la demande au prix du marché.  Dans le détail c'est horriblement compliqué. Mais une chose est simple, cela génère des coûts plus élevés qu'avant  et c'est le consommateur c'est à dire vous qui assumez la hausse. Et le risque de panne est permanent si le réseau n'est pas en bon état.
  • En obligeant EDF à vendre son électricité nucléaire à bas prix aux concurrents  nos apprentis sorciers ont généré un comportement cynique. EDF a mis "en maintenance"  la moitié des centrales,  ce qui n'arrivait jamais avant.  On ne peut pas vendre à perte  de l'électricité que l'on ne produit pas.     Une décision politique a donc fragilisé le pays et ce n'est pas  EDF qui est coupable puisque il applique la loi du marché comme Bruxelles et Macron le lui demandent.  On marche donc sur la tête.

Ces quelques lignes ont pour but de vous montrer que renationaliser l'énergie électrique est un enjeu majeur  pour la sécurité, pour le prix,  et pour l'économie de tout un pays. L'Allemagne vit sous la menace permanente de la grande panne. Elle n'a pas trouvé d'autre solution que de rationner en quadruplant le prix. Est-ce bien raisonnable?

HA  a utilisé Economie et Politique de juillet 2022 article "fétichisme" p 25  beaucoup plus complet.

 

 

 

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14 octobre 2022 5 14 /10 /octobre /2022 10:23

Elle se retire du TCE  charte européenne de l'énergie qui ne protège que le capital qui vit des énergies fossiles. La firme allemande  au nom de cette charte attaque l'état français qui a modifié en 2020 le  tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque. L'Italie s'est retirée aussi, la Pologne s'y prépare.

En France une pétition Exit-TCE-maintenant a recueilli un million de signatures. 

L'Europe éclate parce qu'elle ne répond pas à la situation. Ce qui entraîne la désobéissance et la recherche  parfois de fausses solutions d"économies". Au moins rendre à chaque pays la maîtrise de son énergie serait un pas en avant. La renationalisation d'EDF s'impose.

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27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 06:55

Un  protocole d'accord de 40 milliards de dollars US vient d'être  signé entre Gazprom et la National Iranian Oil Company (NIOC) . Cet embryon d'  "OPEP du gaz" permettrait de coordonner une proportion importante  des réserves mondiales de gaz et de contrôler les prix du gaz dans les années à venir. Occupant respectivement la première et la deuxième place dans le tableau des plus grandes réserves mondiales de gaz - la Russie avec un peu moins de 48 trillions de mètres cubes (tcm) et l'Iran avec près de 34 tcm - les deux pays sont dans une position idéale pour y parvenir.

L'Iran considère " que le vainqueur en Europe  de la guerre Russie-Ukraine est les États-Unis, et qu'ils  vont s'emparer du marché européen", donc si l'Iran et la Russie peuvent réduire l'influence des États-Unis sur les marchés du pétrole, du gaz et des produits en travaillant ensemble, cela profitera aux deux pays."La fracture avec l'occident est- donc consommée.

Sur quoi porte l'accord ?

Gazprom soutenu par l'État russe s'est engagé à aider pleinement l'Iran   à développer, pour un montant de 10 milliards de dollars, les champs gaziers de Kish et de North Pars, afin que ces deux champs produisent plus de 10 millions de mètres cubes de gaz par jour.

Deuxièmement, Gazprom apportera également son soutien total à un projet de 15 milliards de dollars visant à augmenter la pression dans le gigantesque champ gazier de South Pars, situé à la frontière maritime entre l'Iran et le Qatar.

Troisièmement, Gazprom fournira une assistance complète pour l'achèvement de divers projets de gaz naturel liquéfié (GNL) et la construction de gazoducs d'exportation.

Le quatrième élément est que la Russie examinera toutes les possibilités d'encourager les autres grandes puissances gazières du Moyen-Orient à se joindre au déploiement progressif du cartel de l'OPEP du gaz,

Le Qatar ferait partie de l'opération

 La Russie et l'Iran considèrent depuis longtemps le Qatar (qui possède les troisièmes plus grandes réserves de gaz au monde, soit un peu moins de 24 tcm, et qui est le premier fournisseur de GNL) comme un candidat de choix pour un tel cartel gazier, étant donné qu'il partage avec l'Iran la principale source de sa prospérité actuelle sous la forme d'un réservoir de 9 700 kilomètres carrés (km²) qui contient au moins 51 tcm de gaz et 50 milliards de barils de condensats naturels. L'Iran détient des droits exclusifs sur 3 700 km2 de ce réservoir dans son célèbre champ de South Pars (contenant environ 14 tcm de gaz), le champ nord du Qatar comprenant les 6 000 km2 restants (et 37 tcm de gaz).  Un nouvel accord de coopération a été conclu entre Téhéran et Doha en 2017 sur le réservoir partagé et au-delà, comme analysé en profondeur dans mon dernier livre sur les marchés pétroliers mondiaux.

Le blocus du Qatar de 2017 à 2021 a été orchestré par l'Arabie saoudite et activement soutenu par les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte au départ, avec le soutien ultérieur de la Jordanie, de la Libye et d'autres petits États. Elle n'a jamais été oubliée par le Qatar, pas plus que le soutien apporté à Doha pendant cette période par l'Iran, et par la Russie, à la fois indépendamment et via la Turquie.

Ensemble, la Russie, l'Iran et le Qatar représentent un peu moins de 60 % des réserves mondiales de gaz, et les trois pays  ont contribué à la création du GECF, dont les 11 membres contrôlent plus de 71 % des réserves mondiales de gaz, 44 % de la production commercialisée, 53 % des gazoducs et 57 % des exportations de GNL.

Pour le moment le Qatar hésite

l'idée n'a pas encore  été pleinement concrétisée, parce que le Qatar n'a pas voulu s'aligner fermement sur l'alliance Russie-Iran, À court terme, cependant, certains signes indiquent que la réticence du Qatar à s'engager dans l'OPEP du gaz pourrait s'estomper.  Un  accord d'achat et de vente à long terme conclu par China Petroleum & Chemical Corp. (Sinopec) et Qatar Petroleum pour 2millions de tonnes par an (mtpa) de GNL pour une durée de 10 ans en est un signe.  Avec  le Pakistan -un accord de vente et d'achat de 10 ans pour que Qatar Petroleum fournisse à la Pakistan State Oil Company jusqu'à 3 mtpa de GNL a été signé. et  à peu près au même moment  un proche allié du Pakistan, le Bangladesh, a conclu un accord similaire avec le Qatar.

 

 

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 07:05
Le point sur les exportations russes de pétrole et gaz

Ce graphique  montre que contrairement   à ce qu'on nous raconte beaucoup de pays européens  et la Pologne en tête restent de gros acheteurs.  La raison en est simple, il n'y a pas d'alternative.

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 06:39

Les sanctions occidentales et les contre sanctions russes  ont eu d'étranges effets sur l'économie mondiale.

Le prix du charbon augmente

La demande de charbon en Europe a considérablement augmenté, entraînant une hausse des prix du charbon. L'Europe  orientale essaie de fournir à ses centrales l'énergie produite par le charbon. On peut parler d'alternative au gaz russe, mais le développement des réserves et l'achat massif de charbon provoquent la hausse des prix . En même temps l'Europe annonce des mesures pour le climat à l'inverse de cette réalité.

L'Inde et la Chine réagissent différemment

 La société indienne qui craint les sanctions US  Tata Steel cessera d'importer du charbon russe.  Pourtant l'Inde souffre de pénurie de charbon. . Fin mars 2022, le ministre indien de l'industrie sidérurgique Ramchandra Prasad Singh a déclaré que l'Inde prévoyait de doubler l'approvisionnement en charbon russe du pays, car il s'agit d'une ressource importante utilisée dans l'industrie sidérurgique indienne. On a du mal à suivre.

La Chine s'appuiera très probablement sur le gaz russe au lieu du charbon devenu trop cher. Gazprom a signalé une augmentation des approvisionnements en gaz vers la Chine et une diminution des approvisionnements vers les pays non membres de la CEI.

La moitié des centrales électriques du Pakistan   fonctionnent au charbon. Elles sont arrêtées  et  les Pakistanais ont  commencé à importer du charbon d'Afghanistan !

Ce qui est certain c'est que dans une économie mondialisée  une décision peut avoir  des conséquences  non prévues.   Les pays émergents le supportent mal. Et l'occident recevra en pleine figure  la hausse des prix provoquée par les sanctions.

 

 

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28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 06:34

Les États-Unis   dans un dernier effort pour conserver l'hégémonie mondiale tentent de contrôler les processus de transport du gaz en redessinant la carte des corridors économiques. La crise ukrainienne a accéléré le processus et c'est le choix de Biden.

Les succès américains à court terme

Sovcomflot   transporte le pétrole russe vers le Japon et la Corée. Les méthaniers  de la société russe ont du mal à obtenir une assurance auprès de sociétés internationales après l'inscription du groupe Sovcomflot sur la liste des sanctions britanniques. Japon et Corée  s'inquiètent donc et cherchent ailleurs

En Ukraine, les États-Unis  s'ils obtiennent que l'Europe  coupe  le gazoduc  russe obligent  au  transport sur mer et  toutes les communications maritimes sont contrôlées par l'US Navy, et les assurances sont sous le contrôle de la loi anglo-saxonne.

L'Allemagne en renonçant à Nord stream II  a accéléré la construction de trois projets de terminaux GNL vitaux pour mettre fin à la dépendance du gaz  russe. Auparavant, ces projets avaient été ralentis car le gazoduc Nord Stream 2 réduisait la nécessité de diversifier les canaux d'approvisionnement. Les investisseurs potentiels ont déclaré qu'ils développeraient les terminaux en tant que sites pouvant accueillir les futures chaînes d'approvisionnement de gaz naturels alternatifs à zéro émission. Les États-Unis ont augmenté les expéditions de gaz de schiste  vers l'Europe.  À l'avenir, les États-Unis espèrent augmenter l'approvisionnement de l'Europe de 20 % supplémentaires. Ils transporteront du GNL à travers la mer, et la marine assurera la sécurité de l'approvisionnement.  Les ventes se font au prix du marché, à terme comme on dit. Les prix élevés rendent le gaz dz schiste rentable.

Disparition des contrats à long terme ?

Les approvisionnements par pipeline sont traditionnellement effectués dans le cadre de contrats à long terme.. les contrats à long terme jouent un rôle important dans le secteur du gaz, car un producteur dans une industrie avec un long cycle d'investissement doit comprendre la stratégie de vente pour de nombreuses années à venir. Et l'acheteur veut également des garanties d'obtenir les bons volumes à une formule de prix claire. C'est pourquoi 60 à 65 % du commerce mondial de GNL s'effectuent dans le cadre de contrats à long terme.Et de toute façon le gazoduc sur le long terme est moins coûteux que le méthanier, c'est bien pourquoi on construit des gazoducs. Ne pas les utiliser lorsqu'ils sont construits alors qu'ils ont coûté très cher (y compris en argent occidental)  est contraire au bon sens le plus élémentaire.

L'enjeu pour le monde et l'Europe est donc évident. Ces "succès" américains supposent un  gaz très cher ce qui n'est l'intérêt que des Etats-Unis. Ils supposent aussi un volume de gaz offert très supérieur aux possibilités américaines. Remplacer la Russie est impossible. Il est donc évident que la plupart des pays concernés  finiront par trouver une parade et c'est déjà le cas pour ceux qui ne payent pas en dollars. Et des assurances libérées du dollar et de la livre ne sont pas inconcevables.

 

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