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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:13

Mardi 13 mars   à   19 heures

Salle Guillaume de Nogaret

(Espace Pitot, Place du Professeur Mirouze, Montpellier)

Accueil dès 18h30 – En collaboration avec la Librairie Diderot

Conférence publique organisée par Rencontres Marx :

 

Où en sont les classes populaires ?

avec Paul Bouffartigue

Parmi nos parlementaires, plus aucun ouvrier, et seulement quelques employés. Ils sont pourtant la moitié de la population. Quant aux grands médias et aux partis dominants ils se soucient bien plus des « classes moyennes ». Il est vrai que de larges fractions des classes populaires se reconnaissent désormais dans cette appartenance. Comment une « classe ouvrière » défaite a laissé place à ce qu’on appelle maintenant des « classes populaires », émiettées et privées de porte-voix dans l’espace politique ? Quelles sont les dynamiques de transformation qu’ouvriers et employés connaissent ? Au travers de quelles formes de conflictualité sociale elles continuent de (se) bouger ? Comment imaginer re-solidariser la classe des producteurs d’aujourd’hui ?

 

Paul Bouffartigue est sociologue au CNRS (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail-Aix-en-Provence). Ses travaux ont porté en particulier sur le groupe social des ingénieurs et cadres, le temps de travail, l’action collective des précaires, la santé au travail…

Il a publié, notamment :

Le retour des classes sociales. Inégalités, dominations, conflits, la Dispute  (2004 ; réédit. 2015) (Direction de l’ouvrage)

En quête des classes populaires. Un essai politique, La Dispute, 2016 (avec Sophie Béroud, Henri Eckert et Denis Merklen)

Temps de travail et temps de vie, PUF, 2012 (avec la collaboration de Jacques Bouteiller)

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 08:23
Les marxistes face aux Lumières (1840-2018)
Séminaire organisé par Stéphanie ROZA (CNRS, IRCL)
Dans le cadre du programme MSH-Sud Lumières actives (LumAc20-21)
Mercredi 7 mars 2018, 18h, salle Kouros 

Université Paul-Valéry Montpellier 3
Site Saint-Charles 2
MSH-Sud Montpellier
Tram L1 arrêt Place Albert 1er - Saint-Charles
Contact : stephanieroza@yahoo.fr

 Profitez de l'élan  qui se manifeste aussi en faculté , après quarante  ans de régression face à l'hégémonie libérale.  Avanti !

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 05:46

Rencontres Marx vous invite
Lundi 19 Février 2018 de 18h à 20h

au 115 rue Olof Palme, quartier Tournezy à Montpellier (Bus ligne 11 arrêt Tournezy, ou Parking intérieur) :

1/ (18h15-19h25) Lecture du Capital : le fétichisme de la marchandise
2/ (19h25-19h40) : Dialectique des deux « valeurs » (suite) : le « moment » capitaliste du mouvement utilité et marchandise.
3/ (19h40-19h55) : Idéologie dominante 4, démontage : « ça lui fera un bon petit capital » (épargne, moyens de production, sciences et techniques, organisation sociale du travail sont-ils du « capital » ?

   Vous ne le regretterez pas !

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 10:30

100 personnes pour moitié  des jeunes ont débattu avec P Bouffartigues à l'appel de rencontres Marx .  Le mot  débat prenant  tout son sens  car  beaucoup ont pris la parole.

C' est la résurrection d'un mort qui n'a jamais été mort.. Le triomphe du libéralisme   avait rangé les classes  parmi les vieilleries. Patrons et salariés se tutoyant abolissaient  les stratifications.  L'inégalité  dans la répartition était naturelle , le premier de cordée méritant ses avantages.

   La vieillerie commence à changer de camp, Rencontres Marx réussit un nouvel exploit , ayant compris le besoin  des remises en question .  Les classes sociales existent bel et bien, et donc la lutte des classes. Reste à obtenir la conscience de classe. oblitérée par l'hégémonie. La route est tracée.

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 11:49

Il est d'usage à gauche de critiquer Tzipras  qui prend des décisions contraires à ses engagements. Et c'est vrai que ces mesures s'inscrivent dans le libéralisme. Et la Marseillaise relaie ces féroces critiques, comme c'est sa fonction

   La Marseillaise , comme tous les titres non adossés à des groupes financiers, connaît d'énormes difficultés financières. Elle est forcée de se séparer de la moitié de ses salariés comme on dit en langue de bois, c'est à dire d'en mettre la moitié à la porte.Elle fait comme Tzipras à son échelle.  C'est une question de survie. Devons nous accabler les dirigeants de la Marseillaise ou nous demander ce que nous avons fait concrètement pour qu'elle vive correctement., par exemple l'acheter ?

    Nous livrons ces réflexion à la sagacité des lecteurs et lectrices .

  Henri Ausseil

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 05:25

      Jean Pierre Molle   nous a conté une histoire  qui lui a été une profitable leçon. En ces temps lointains la CGT était hégémonique au Comité régional des pêches à Sète et François Liberti était maire.. Jean Pierre était un des élus. La dérive libérale a touché le secteur de la pêche d'une étrange façon pour appliquer l'austérité. L' outil essentiel du pêcheur contrairement à ce que nous pourrions penser est  le moteur   qui mène au lieu de travail et  tire le filet. Et plus le moteur est puissant plus on peut aller loin et tirer fort. L'Etat a décidé que le  total des Kilowatts  du secteur donc la puissance des moteurs devait diminuer, équivalent de l'arrachage des vignes pour  la viticulture.  Un total est donc fixé, indépassable, inférieur au total actuel.

 Lorsqu' un navire disparaît la puissance de son moteur n'est pas mise en totalité dans le pot commun pour être redistribuée. Pendant ce temps, face aux difficultés nombre de pêcheurs souhaitent des kw supplémentaires. La CGT  gère donc la redistribution de ces précieux kw en baisse. Comment procèdent les élus?  En début de séance une déclaration  incendiaire s'opposant à ces exigences inadmissibles de l'Europe est proposée  aux autres composantes de l'instance, et votée. Elle n'engage à rien.   Puis on se met au travail et la CGT établit des critères pour que cette mesure injuste soit le plus juste possible.  Et des choix sont faits. Les élus ont le sentiment d'avoir défendu la profession. Mais c'est dans la répartition de la pénurie et non dans des décisions permettant à la profession de faire face à la crise.  Le résultat n'a pas tardé : aux élections suivantes la CGT s'est effondrée,  d'autres se chargeant d'appliquer la même politique après les promesses d'usage.  Les dégâts collatéraux ont dépassé les problèmes de pêche.  L'électorat de François Liberti alors maire de  Sète a subi une cure d'amaigrissement dans un secteur décisif .

   Nous laissons   aux lecteurs et lectrices  le soin de tirer la morale de  l'histoire

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 14:15

Gramsci et Marx  avaient prévu que l'intellectuel organique des travailleurs  remplacerait un jour l'intellectuel organique de la bourgeoisie, ce que nous appelons hégémonie dans les têtes.

 Un sondage commandé par le club Diderot nous apprend que près d'un quart des jeunes français  ont une bonne image de Marx et que plus de la moitié des Français croient à la lutte des classes. Nous sentons le scepticisme du lecteur et de la lectrice qui prennent comme mesure la politique immédiate. Songez à 1990 où être communiste était risible, un article de musée ou de zoo.   Les idées cheminent lentement mais elles cheminent, et elles finissent par s'inscrire dans le réel.

  Marx, toujours lui, considérait les idées comme une force matérielle lorsqu'elles atteignent un rayonnement suffisant. La bataille des idées qui fait rage sans bruit devrait être notre préoccupation majeure.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 09:47

La grande révolution française de 1789 mérite son nom. Elle a abattu le vieil ordre  seigneurial et créé la France que nous connaissons.  Curieusement les chiens de garde du libéralisme  la critiquent , considérant qu'elle était inutile et la limitant à la guillotine.  

   Tout aussi curieusement le mot révolution est revenu à la mode, avec un adjectif en plus souvent une couleur. Et les mêmes chiens de garde , cette fois, sont ravis et élogieux. En Ukraine, en Géorgie, en Égypte, en Tunisie des tyrans ont été chassés et les pays ont rejoint l'empire du bien au moins momentanément.   Comparez avec l'image de la Révolution cubaine qui a nationalisé les biens de tous les capitalistes étrangers.

   En Tunisie les travailleurs du phosphate ont donné une connotation sociale au début. Mais les Hollande tunisiens qui ont remplacé Ali avec  des méthodes plus douces ont arrimé encore plus la Tunisie aux dogmes du libéralisme. Le FMI et la Banque Mondiale font la loi, ainsi que l'Europe de la banque centrale européenne. Les jeunes tunisiens n'ont donc rien à en attendre de bon , seuls leurs salaires bas  intéressent les humanistes  du capitalisme rentier. Penser que la "révolution" trahit est donc une erreur. Elle ne trahit que des attentes  et il faut bien le dire des illusions. Les revendications mises en avant étaient sociétales, non sociales et dans ce domaine des avancées existent. Ce n'est pas rien, mais cela ne répond pas aux immenses besoins. Le grand rassemblement du Dépassement est à peine  esquissé.

  Les fausses révolutions ne sont pas un risque qu'en Tunisie. Nous en avons connu plusieurs en France (1830, 1848,1968) qui ont eu des résultats opposés  aux motivations. Quel est l'adversaire principal ?  Telle est l'éternelle question. 

   Henri Ausseil

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 08:16

Au Viet Nam ou à Cuba il n'était pas difficile pour un communiste  de prendre position. L'identification avec le camp des agressés allait de soi. Depuis les années 80 ce n'est plus aussi simple. Qui choisir en Afghanistan, les Talibans ou les domestiques des Américains?  Qui choisir en Syrie, Assad ou les islamistes baptisés rebelles? Même en Palestine cela devient compliqué.  Pour Barghouti ou Hamouri d'accord, mais le Hamas ou Abou Abbas qui signe toutes les capitulations pour un chèque en fin de mois qui fait bouillir la marmite de l'autorité palestinienne ?

    Déjà dans le passé les choix n'étaient pas aussi logiques qu'ils en avaient l'air.  Le Viet Nam a rejoint le camp des USA pour des raisons qui le regardent. A Cuba certaines pratiques n'étaient pas conformes à ce que pensent les communistes français.

  L'Histoire doit nous servir de modèle.   Êtes- vous obligé de choisir entre Louis Philippe et Napoléon  III ?

Le mieux est de se débarrasser de l'affectif et de construire une théorie qui tienne la route dans tous les cas de figure  si on ne veut pas être embarqué involontairement dans des postures qui font de nous les ravis de la crèche.

Prenons  des exemples.

 Le parti Communiste Irakien a beaucoup souffert de Saddam Hussein.  Lorsque les Américains sont intervenus unilatéralement  les communistes ont vécu cette invasion comme une délivrance et occupé quelques strapontins éjectables.   Le peuple irakien plus terre à terre  a mieux compris les spoliations  et le pillage qui étaient les vraies causes de l'intervention. Les communistes irakiens sont partis dans les poubelles de l'histoire et les chiites (majoritaires  au parti communiste irakien) ont cherché d'autres voies.  Si les communistes  avaient écouté  Marx  plutôt que  leur ressentiment ils auraient été plus avisés.

    Nous avons pu lire dans l'humanité  que Pujadas qui avait interviewé  Assad était indigne , pour avoir questionné un chef d'état, et qu'il était étrange qu'un Ayattolah n'avoue pas être un buveur de sang. Il est vrai que s'identifier à Assad et à l'Ayatollah est impossible.   Mais avec une naïveté stupéfiante nous nous situons dans "l'axe du bien". L'axe qui permet aux Etats-Unis d'attaquer qui bon leur semble , de s'emparer du pétrole et autres richesses,  et de tenter de conforter leur hégémonie.  En Irak, Trump (aurait-il  lu l'Humanité ?) vient de décider de nouvelles sanctions contre l'Iran qui traite mal ses pauvres.  La manière dont ils sont traités aux Etats-Unis et particulièrement par lui, montre  le crédit que nous pouvons accorder à ces fariboles.

   Trump vient de promettre aux Palestiniens un avenir radieux, la bande de Gaza devenant le Singapour de la Méditerranée.   Mais sans le détroit qui explique la fortune de Singapour, sans la colonie chinoise prépondérante, sans les capitaux qui vont avec.   C'est en réalité l'aveu que si  une Palestine existe un jour , elle se réduira au confetti de Gaza. Devons-nous être les dupes de ces fadaises?

   Nous arrêterons là , les cerveaux des lecteurs et lectrices ayant la capacité  de participer à ce qui doit suivre : bâtir une théorie des relations internationales  conforme aux enseignement d'un marxisme du XXI° siècle.

Henri Ausseil

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 09:10

Une lectrice demande des précisions sur les cendres illustres évoquées dans un précédent article. Consultant la liste officielle elle n'a vu que des personnalités incontestables , par exemple Jean Moulin, Gambetta ou Brossolette.

  Je me vois donc obligé de justifier mon propos sur certaines personnalités moins  consensuelles qui ne figurent pas sur cette liste prestigieuse expurgée  mais reposent  tout de même au Panthéon.. 

   Je me limiterai à deux exemples . Le Banquier  Jean Frédéric Perrégaux , d'origine Suisse, finança certains jacobins   (entre autre notre Danton chéri de Wajda)  pour le compte de l'Angleterre dans les années cruciales 1793-94,  pour les dresser les uns contre les autres.  Puis ses amples connaissances économiques et de puissants protecteurs  lui permirent d’œuvrer dans les chemins de fer et la philanthropie moyennant l'accumulation d'une grande fortune..

  Marcelin Berthellot fut certes un grand physicien mais aussi accessoirement  un ministre de la guerre fleuron  de l'Union sacrée des années 14-18.

   Mirabeau qui a tant de rues à son nom  entra au Panthéon mais en ressortit lorsque  le contenu de la fameuse armoire de fer de Louis XVI révéla qu'il était payé par le Roi pour faire de la surenchère et détruire la Révolution.

Marat, révolutionnaire maudit eut le même sort mais pour des raisons différentes. Entré au Panthéon au temps des Sans-culottes il en ressortit chassé par la contre révolution.

  Si j'ai détruit quelques illusions au passage je m'en excuse. Dans leur immense majorité les hommes et femmes qui sont au Panthéon le méritent incontestablement.   Mais d'autres tout aussi méritants n'y figurent pas. Telle est la leçon de l'historiographie (histoire écrite à l'usage des peuples pour glorifier leurs dirigeants). Louis XIV l'avouait. Racine  convenablement rétribué savait écrire son histoire autant avec la brosse à reluire qu'avec la plume d'oie. Certains de nos historiographes modernes n'ont pas cette franchise.  Ne confondez jamais historiographie et histoire.

Henri Ausseil

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