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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 07:23

Ce très grand commis du capitalisme rentier  cité par l'AFP  évoque à sa façon  "le jour d'après" qui ressemblera au jour d'avant en pire. Aucune leçon n'est  réellement tirée des effets du coronavirus.

   Sa vision est terrifiante en ce sens que les êtres humains n'existent pas.  Sa culture et son intelligence la rendent parfaitement apte à réaliser le rêve de tous les privilégiés : changer pour que rien ne change. Examinons sa vision de l'avenir de la France et de l'Europe.

"Cette crise va être une accélération de transformations qui étaient déjà latentes dans nos économies... .ce que nous venons de vivre va accélérer les transformations et va entraîner probablement une évolution vers un mode vie plus soutenable et plus écologique."    Qu'entend-t-elle par là  ?

  •  "le télétravail, va «transformer les modes de fonctionnement de l'ensemble des salariés», au moins des pays développés, et «l'accélération de la numérisation, dans les services ou l'automatisation dans les industries...On estime en ce moment que la crise devrait entraîner une contraction des chaînes d'approvisionnement de l'ordre de 35% et une augmentation de la robotisation dans les industries de l'ordre de 70 à 75%". Tout à fait concevable dans une partie du  tertiaire et la conception  on se demande ce que cela pourra donner dans la fabrication d'une automobile   ou d'un Airbus. Mme Lagarde  nous annonce que la   délocalisation de la fabrication va continuer avec  une diminution des emplois pour ce qui en restera.
  • Par ailleurs, du fait du confinement qui a concerné au même moment la majorité des habitants de la planète, le commerce en ligne s'est fortement développé. Cette évolution devrait encore s'accélérer à l'avenir «au détriment du commerce plus traditionnel."  L'avenir du commerce traditionnel est annoncé : il va disparaître et les emplois avec.
  • , «l'Europe est en excellente position pour prendre cette transition en marche», a-t-elle jugé. Le continent «héberge déjà le plus vaste secteur d'économie circulaire et d'innovation écologique au monde...  l'euro était la première monnaie utilisée pour l'émission d'obligations vertes."

TOUTES ces propositions sauvegardent le profit et créent un  chômage massif , Mme Lagarde est une adepte du capitalisme rentier teinté de vert.   Nous voilà avertis  des orientations qui nous attendent si nous tombons dans le panneau.  L'Europe du déclin social et de  la prospérité financière.

    Henri Ausseil

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 06:15

La stratégie  défensive de Pétain, le vainqueur de Verdun, triompha en France de 1918 à 1940  symbolisée par la ligne Maginot, refusant les divisions blindées jugées trop offensives. Il s'en suivit le désastre de 1940 et une armée française submergée.  Pétain fuyant sa responsabilité nomma les responsables :  les instituteurs laïques qui par leur enseignement ont inculqué aux jeunes des idées défaitistes.

  Macron a une responsabilité moins écrasante dans l'état de la France. Il a suivi les traces de Giscard, Chirac, Sarkozy et Hollande : usines délocalisées, démolition  du service public, cadeaux aux multinationales,  injustice fiscale  et mise en place  d'une société à deux vitesses.  Mais il a continué  et il essaye de continuer, son vrai projet étant l’accumulation capitaliste au profit de quelques uns.

  Mais une chose nouvelle s'est produite, la jeunesse placée du mauvais côté  de cette société à deux vitesses,  longtemps anesthésiée majoritairement  par une bataille des idées victorieuse   ouvre les yeux et ne supporte plus le sort qu'on lui inflige.  Si certains à gauche ne l'ont pas encore compris, Macron, grand commis de valeur du capitalisme rentier en est conscient.

  Il marche donc , lui le gaullien  affirmé pour la télé et la gestuelle, sur les traces de Pétain.  Si la jeunesse se révolte c'est la faute à l'enseignement supérieur qui lui met dans la tête des idées stupides.

     C'est d'autant plus ridicule que  ce grand admirateur de l'enseignement supérieur américain   peut constater  qu'aux Etats-Unis Trump   fait face lui aussi à de gigantesques manifestations encore plus révolutionnaires potentiellement. Qu'a fait de mieux  l'enseignement supérieur américain ?

   Les privilégiés, de tout temps ont cherché des boucs émissaires quand ils étaient en difficulté.  Gavroche , lui, nommait le vrai "coupable",  "c'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau " (qu'il n'avait pas lus) .  Macron épouvanté découvre que Marx    pourtant invisible et décrié dans le discours officiel fait son petit bonhomme de chemin dans les têtes, un Marx adapté à notre temps bien entendu.  L'avouer serait catastrophique pour les privilégiés, donc il brouille les cartes . Il ne faudrait pas que ce soit nous qui le comprenions le moins !

   HA

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 06:59

L'hégémonie en crise a plus d'un tour dans son sac. Dans les années 80 elle avait décrété la fin de l'histoire. Avec l'effondrement du bloc soviétique l'humanité entrait dans une "pax americana" et le bonheur universel était assuré pour les siècles des siècles pour reprendre une expression liturgique.  Cela impliquait quelques sacrifices (pour les peuples pas pour les milliardaires)  négligeable par rapport aux avantages.

40 ans plus tard les fruits n'oint pas tenu les promesses des fleurs de réthorique. Inutile d'épiloguer, lecteurs et lectrices n'ont pas besoin du blog pour le constater.

  Les mêmes  dans le secret de  clubs de réflexion chics inventent perpétuellement comment changer pour que rien  ne chgange.

Il en sort  la collapsologie, "science" de l'effondrement des sociétés. C'est un Américain , ce qui est logique, qui a remplacé Fukuyama  l'optimiste en 2005. Il s'appelle Jared Diamond et gageons que vous en entendrez parler.   En gros pour éviter l'effondrement il faudra  quelques sacrifices  (pour les peuples , pas pour les milliardaires)  ce qui avec un discours inverse aboutit au même résultat que Fukuyama.

 Impossible de résumer ici l'entretien avec Yves Citton et Jacopo  Rasmi paru aux pages 24 et 25 de l'Humanité  du 29 qui se révèle chaque jour comme un formidable vecteur de la bataille des idées. Ou comment se saisir des arguments de l'adversaire (qui ne sont pas tous faux, l'hégémonie a besoin de faits prouvés simplement elle les choisit) pour fabriquer la nouvelle théorie économique, politique, sociale , environnementale qui mettra fin dans les têtes  à l'hégémonie du capitalisme rentier.

   Nous y reviendrons forcément  En attendant lisez l'article et aussi le livre  (GENERATIONS COLLIAPSONAUTES, NAVIGUER PAR TEMPS D'EFFONDREMENT,  Seuil 288 pages 23 euros)

  Bonne lecture.

 Henri Ausseil

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 10:34

Pour le blog , et depuis sa création, la question de la dette est centrale si on a en vue le dépassement.

  Lisez  la page 4 de l'humanité  du 27 mai, découpez là ou imprimez là.

L’État n'est pas un particulier

Pour un ménage il faut payer ses dettes et prendre toutes les dispositions pour être en capacité de rembourser. C'est pourquoi le discours mystificateur des libéraux a tant de succès. Il est basé sur notre vécu.  Mais comparer l’État au particulier est une escroquerie.

  Le particulier n'a pas les possibilités de faire payer ses voisins pour éponger sa dette ou de fabriquer de la monnaie qui n'existait pas (les billets vous promettent les Travaux Forcés si vous vous y amusez) . Le chèque suppose un capital qui le couvre.   Il n'a  pas les pouvoirs dits régaliens. L'Etat oui. Il peut rémunérer  votre épargne  4% ou 0,75 %  , ce n'est pas vous qui   fixez le taux , il peut créer de nouveaux impôts , augmenter ou diminuer la pression fiscale sur les riches, fabriquer les lois adaptées à ses besoins du moment.   On le voit bien avec Macron. Un budget 2020 contraignant a été voté avec le 49/3.  Qu'arrive le coronavirus un nouveau budget violant toutes les règles européennes est mis en place provisoirement ou pas.  

Surtout l'Etat a la capacité de frapper monnaie. . Actuellement il s'interdit de le faire, il faut comprendre pourquoi.

              La dette et l'inflation

  Frapper monnaie c'est à dire créer de la monnaie sans savoir exactement  si  des richesses  seront créées en même temps  peut provoquer l'inflation c'est à dire l'augmentation des prix. c'est une catastrophe pour les rentiers de la finance. Ils ont donc trouvé la parade. Si l'Etat veut dépenser il lui faut emprunter aux banques dont s'endetter et donc surveiller ses dépenses. Des policiers de la finance (les agences de notation)  veillent au grain.  S'il avait utilisé la planche à billets il n'y aurait pas eu de dette.

   Keynes a prouvé que créer de la monnaie "à crédit" que l'on  injecte dans la consommation permet de créer une richesses qui n'aurait pas existé sans ça. Le new deal a sorti les USA du désastre.  C'est l'âge d'or des investisseurs , pas des rentiers.

Ce sont des questions fondamentales. L'Europe actuelle basée sur la contre révolution de Reagan a prouvé que privilégier les rentiers  de la finance, c'est léser tous les autres.  Eric Bocquet fait des propositions qui n'ont rien de simpliste. Si nous nous en emparons un grand pas sera fait vers le dépassement.

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 07:49

Les néo philosophes (qui ont plus vieilli que Platon) ont tenu le haut du pavé dans les années 90 lorsqu'il s'agissait de disserter sur  l'avènement du bonheur universel avec la fin de l'URSS.  Ils renaissent semble-t-il mais en changeant d'échelle : ils se replient sur l'humain d'abord , celui qui est politiquement correct, l'individu. Nous ne citons pas de nom car ils sont interchangeables.

Quelques exemples tirés du net

Ce qui a changé aujourd’hui, c’est qu’en fait la tragédie –qui était réservée essentiellement aux autres, aux Africains, aux Asiatiques–, la tragédie nous frappe à nouveau et nous rappelle que la mort est la chose programmée dès la naissance et qu’elle peut nous frapper...  comme une possibilité qui concerne tout le monde.

Le 8 mai prochain marquera les 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, évènement guerrier et coûteux en termes de vies humaines qui remet à sa juste place l’épidémie de Covid-19. En 2018, à l’occasion des dix ans de l’embuscade d’Uzbin, en Afghanistan où l’armée française perdit dix soldats,  il est difficile de lancer une intervention militaire sans risquer la vie de soldats: L’opinion publique n’encaisse plus ce genre de pertes, On ne peut plus faire les guerres comme autrefois, d’abord parce qu’on ne veut pas perdre d’hommes , il y a une sensiblerie très différente.»

En ce qui concerne l’évaluation économique d’une vie, en France, le prix d’une vie humaine serait évalué à trois millions d’euros, aux États-Unis, à neuf millions de dollars. Comment expliquer cette sacralisation de la vie, qui a pour conséquence ce tabou de la mort?  «soixante années de paix et de relative prospérité»  ont façonné cette forme de tabou. Ce dernier rappelle les pertes humaines gigantesques subies par les États-Unis au Vietnam, un chiffre qui a pourtant été dépassé cette semaine par les morts du coronavirus, avec 62.200 décès au 30 avril. Avec la perte de «25 à 30.000 hommes en Algérie», la France est aussi concernée. Actuellement, lorsque plusieurs soldats meurent en mission, on les amène aux Invalides, le Président de la République prononce un discours». En raison de la pandémie, ce non-dit autour de la mort va-t-il être modifié pour   l’ensemble des populations civiles?.

Ces trois éclairages "philosophiques" sur l'effet du  coronavirus sont très divers et aucun n'est mensonger, même si les collisions entre les  faits cités peuvent surprendre.  Mais ils ont un point commun: expliquer les difficultés du monde par des changements individuels de mentalité sur la mort, qui nous concerne tous.

  La raison d'être des guerres coloniales  modernes est évacuée.Comparées   au corona elles ont la même origine "naturelle". Qu'il soit plus facile d'accepter  la mort d'un soldat défendant la patrie que celle d'un soldat qui défend on ne sait quels intérêts en Afghanistan mériterait pourtant  une investigation.

  S'apercevoir que la mort peut frapper massivement chez nous s'accompagne d'un regard compatissant sur les morts du tiers monde. Il va falloir l'accepter et accepter tous les reculs puisqu'il n'y a rien de plus universel que la mort. Les basses questions de moyens sont évacuées dans ce grand élan de l'esprit philosophique.

 L'évaluation de la  mort en dollars (triomphe du dieu dollar de Reagan) qui est une obscénité (un mort américain est trois fois plus précieux qu'un Français et combien de fois  plus qu'un africain)  est présenté comme une sacralisation alors que c'est tout le contraire. La valeur des ancêtres dans nombre de civilisations passées et présentes  ne s'évalue pas en monnaie locale. Et en occident elle ne concerne que les morts non naturelles.

Attendons nous dans les mois qui viennent à un regain de "philosophie". Mais  avec comme outil un marxisme actualisé, ces philosophes néo-anciens ne pèseront pas lourd.

   Henri Ausseil

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 06:41

L'Huma , avec pertinence ouvre le débat sur la "fin de partie de la domination capitaliste", c'est à dire le dépassement. La valeur des propositions faites  est indéniable et d'une grande utilité mais un grand trou inexploré demeure entre le présent et leur réalisation . Nous prendrons l'exemple de Bernard Friot pour illustrer  notre frustration, notamment parce que nos adhérons pleinement à sa visée.

 Un  des interviewés  du 3 avril il rappelle la visée  qui sera l'aboutissement du dépassement :  la propriété de tout outil économique par les travailleurs  (et non plus seulement l’État) et le salaire lié à la personne (sa contribution majeure à la réflexion) supposent une forte socialisation du PIB.  La moitié l'est déjà, de différentes manières, mais il faut aller plus loin. 
  La valeur ajoutée produite par les entreprises doit être affectée non plus  à des rémunérations directes  et au profit  (notamment des actionnaires), mais à la cotisation à des caisses gérées par les travailleurs, comme l'a été le régime général de 1947 à 1967  (c'est à dire avant que Giscard ministre de Pompidou ne fasse basculer  la France du même côté que Reagan et Thatcher, avec même un peu d'avance).  Elles verseront les salaires et les prestations sociales et subventionneront l'investissement , y compris par la création monétaire. 

   Lecteur et lectrice comprendront que cela suppose la fin de la main mise des rentiers sur le profit, la fin du PDG patron de droit divin, la fin de l'interdiction de battre monnaie,  pour tout dire une révolution.

   Entre cette visée et l'après coronavirus il est clair mais cette fois c'est le blog qui le dit , qu' il faudra des étapes : la fin des délocalisations, un financement accru des services  publics qui mette fin aux cadeaux insensés au patronat et à la rente, l'annulation de la pseudo réforme des retraites   et bien d'autres avancées  Donc s'appuyer sur le provisoire retour au new deal qui sauve le capitalisme  pour aller plus loin.  En  faisant des propositions concrètes, tout le monde comprenant que cela ne pourra se faire sans un appui fantastique de la population, ce que l'expérience du coronavirus rend possible.

   Il faut une visée, savoir vers où on veut aller.  mais si on perd de vue les étapes à franchir  en se contentant de désirs lointains que la population jugera utopiques nous rendrons un grand service à Macron et nous n'irons pas bien loin. C'est d'ailleurs ce que nous faisons depuis  trop longtemps.

  Henri Ausseil

   

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 10:10

Le journal l'Humanité a bien raison de préciser que l'avalanche d'ordonnances a pour but d'aider les patrons.  Qu'attendre de plus d'un gouvernement mis en place par eux?

  Mais le blog persiste à penser qu'il s'agit tout de même d'une totale volte face par rapport au libéralisme pur et dur qui le guidait auparavant.  C'est   bel et bien le retour à la  stratégie de Roosevelt qui était un fervent partisan du capitalisme, mais qui avait eu l'intelligence (contrairement à l'obtus Hoover) de comprendre la nécessité de l'intervention massive de l'Etat. Et les faits ont montré qu'il avait raison : c'est lui et non Hoover  qui a sauvé le capitalisme. C'est la rente qui en a fait les frais, car cela impliquait l'inflation    (l'utilisation de la planche à billet en langage courant)

   Reagan et Thatcher ont rompu clairement avec le new Deal et réhabilité la rente financière , fin de l'histoire pour une humanité atteignant le nirvana. On connaît le résultat catastrophique.  Que le new deal  revienne en force dans les actes est donc une défaite pour la rente, qui va être mise à mal par l'inflation.

   Entendre Macron annoncer que  de gros moyens pour l'hôpital vont être débloqués a quelque chose de réjouissant après tant de budgets de régression.

  Ne faisons pas la fine bouche , ce n'est évidemment pas une révolution, mais cela peut marquer la fin du déclin programmé de notre économie et de notre société.  Tout en ne justifiant pas l'union sacrée, nous ne nous battons pas pour sauver le capitalisme mais inventer le dépassement.

     HA

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 10:15

Pour le blog, alors  que l'intellectuel organique  du capitalisme rentier l'ignore superbement,  Lucien Sève,  en renouvelant la dialectique a permis aux  sciences humaines (tellement imprégnées d'idéologie qu'on a tendance à les rejeter comme sciences)  de  devenir des sciences à part entière, ce qu'elles ne sont pas encore.

     La notion de seuil irréversible , le constat que l'état  final résultant  du seuil diffère profondément des éléments agglomérés qui l'ont pourtant mis en place,  le constat que la loi  des sciences humaines est statistique , ce en quoi elle diffère profondément des lois des sciences exactes,  le constat que les sciences humaines ne sont pas  fondées à prévoir , contrairement aux sciences humaines ( à la pression atmosphérique , si je chauffe de l'eau, elle se transformera immanquablement en gaz à 100 °,  la dialectique ne permet pas de prévoir  la  date d'  une crise économique  mais seulement sa survenue ou non survenue  statistiquement prévisible) , le constat que le seuil peut être de signe positif  ou négatif  ce qui invalide le "sens de l'histoire",  sont désormais des acquis dont peuvent s'emparer tous ceux et celles qui rêvent d'un monde meilleur et refusent l'utopie idéaliste.   A l'égal de Gramsci il  apporte un plus au marxisme. Il a pu se  tromper  parfois comme tout le monde, ce n'est pas d'une révérence sans esprit critique que nous devons l'entourer.  Mais il nous a fait franchir un pas  décisif.

     Henri Ausseil

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 13:23

Voilà un pays où où se préparent des élections présidentielles. Un candidat fait l'unanimité contre lui : Sanders. Son tort : il est favorable au New Deal de Roosevelt et Keynes . 

  De quoi s'agit-il  ? pour relancer l'économie anéantie par la crise de 1929   l'Etat insuffle des milliards dans des grands travaux, vient en aide aux entreprises, relance la consommation.  Le pudding se prouve parce qu'on le mange, le New deal pas ses résultats. Même si les conservateurs bornés traitaient Roosevelt de communiste il a sorti le pays de la crise et fait de son pays la plus grande puissance capitaliste mondiale.

 C'est  en 2020 un attentat à tous les dogmes reaganiens qui justement ont  eu pour but de détruire le new deal et y sont parvenu.

  En pleine campagne électorale que fait Trump pour répondre au coronavirus ? il veut injecter des milliards mettant ainsi  à mal le plafond d'endettement, l'interdiction d'intervention de l'état  dans l'économie qui doit être affaire privée,  et il  sera peut être obligé d'augmenter les impôts des riches (on peut toujours rêver).  Il fait donc du New deal sans le savoir.

   En somme Sanders est son pire ennemi, mais Trump  lui emprunte une partie des idées  qu'il condamne publiquement dans ses discours

 Les Américains feraient bien de voter directement pour Sanders, l'original valant toujours mieux que la mauvaise copie.

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 08:02

La revue scientifique Nature Medicine a publié le 19 mars sur son site officiel une étude sur le nouveau coronavirus. La recherche relève que le taux de mortalité parmi les infectés à Wuhan, capitale de la province du Hubei, en Chine, où le premier cas  a été enregistré, est plus faible que la moyenne mondiale avec 1,4% contre 4,5%.

    Ceci n'a rien à voir avec les progrès scientifiques contre le virus  encore balbutiants et beaucoup avec l'organisation de la société et les capacités de l'Etat à faire face.

  Les deux pays qui comptent le plus de morts actuellement sont l'Italie (qui avec 50 millions d'habitants a plus de morts que la Chine qui en compte 1 milliard et demi)  et l'Iran ruiné par les sanctions. Cuba si pauvre résiste mieux que les USA!

    L'Italie est un cas d'école. Le sud vit de l'économie grise, les prédateurs ont détruit l'état, les fiefs féodaux se développent, la  destruction des services publics aussi.  Elle n'est plus capable que d'effets de télévision.  Les pays qui ont le mieux résisté à la vague libérale sont les mieux armés pour résister. Et leurs tares  (le traitement des immigrés et des exclus par exemple) leur sautent à la figure.

 La Chine usine du monde, décriée par tant de gens de gauche  (la droite est plus prudente, intéressée par les faibles salaires et la qualité du travail)   se révèle la plus apte  à faire face au péril. Après l'Italie elle aide la France qui fait partie du G7 et est devenue incapable de faire face au manque de masques !

   Sans tentation de modèle, nous avons intérêt à étudier la Chine, sa monnaie peu convertible  et peu sensible à la Bourse, les banques  contrôlées par l'Etat même lorsqu'elles sont privées ,  l'augmentation du niveau de vie de centaines de millions d'habitants. Tout en sachant qu'il y a trois chines, un retard séculaire à combler, des façons de faire qui ne sont pas les nôtres.

   Et l'examen de   l'état des grands pays capitalistes financiers, notamment le fleuron américain, est tout aussi instructif.   Ils abandonnent l'un après l'autre les dogmes soi -disant inscrits dans le marbre :  l'inflation est à nouveau à l'ordre du jour, les milliards pleuvent du moins comme annonce, le déficit  du budget redevient abyssal, il faut reconstruire en urgence des services publics  obstinément cassés depuis trente ans  ,    la dette n'est plus un problème puisqu'on peut l'effacer !  

     On nous a raconté des balivernes pour masquer le profit à 14 % mais  cela devient intenable. 

    Mais l'histoire est ainsi faite,  des solutions commencent à naître, à nous de le comprendre    pour être mieux armés.

     Henri Ausseil

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