Bordeaux,(de très peu) Besançon, Poitiers... Les Écologistes ont perdu plusieurs villes à l’issue du second tour des élections municipales. Parmi les quelques réconforts, la ville de Lyon reste dirigée par Grégory Doucet, largement réélu ...grâce à l’union avec LFI
A Lille les verts permettent au PS de conserver la ville. Maigre consolation.
.Annecy bascule également à droite. Le candidat Renaissance Antoine Armand arrive en tête avec 49,36 % des votes. Alexandre Mulatier-Gachet, premier adjoint du maire écologiste sortant François Astorg qui ne s’est pas représenté, arrive à la deuxième place avec 35,12 %. À Poitiers, bastion de gauche depuis près d’un demi-siècle, la maire écologiste sortante, Léonore Moncond’huy, qui a commis le crime de s'associer à LFI a perdu largement (40,79 %) face au centriste Anthony Brottier (47,32 %), qui a bénéficié du soutien du candidat socialiste François Blanchard hostile à cette fusion qui s'est toutefois retiré.
Les Écologistes perdent également Strasbourg. Jeanne Barseghian, alliée à LFI entre les deux tours, est battue par Catherine Trautmann (PS), qui remporte 37,50 % des voix contre tout juste 31,70 % pour la maire écologiste sortante. La candidate socialiste avait établi une alliance avec le candidat Horizons non qualifié au second tour.
À Colombes, dans les Hauts-de-Seine, Patrick Chaimovitch perd la mairie. Le républicain Joakim Giacomoni arrive en tête avec 54,48 %, tandis que le maire sortant, à la tête d’une union de la gauche (Les Écologistes, PS, LFI), récolterait 45,52 % des voix.
. Les Écologistes perdent la métropole de Lyon — cas unique en France, le conseil de la Métropole est élu au suffrage universel direct. Le président sortant, le vert Bruno Bernard, a reconnu sa défaite. Les listes menées par la candidate LR Véronique Sarselli alliée à l’ex-patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas arrivent en tête.
Quelques succès
En Seine-Saint-Denis, le candidat écologiste Édouard Denouel prend la mairie de Bagnolet avec 52,68 %. Il devance la liste du maire socialiste sortant Tony Di Martino (47,32 %), allié au candidat divers gauche Pierre Vionnet.. Alliés aux socialistes, Les Écologistes gardent de nombreux sièges dans des exécutifs .
Marine Tondelier en colère mais pour quel choix stratégique ?
Vers 21 heures, Marine Tondelier, invitée sur le plateau de TF1 face au socialiste Jérôme Guedj, a regretté une « gauche toxique pour la gauche dans cette campagne ». Fustigeant des « gens à gauche » qui « ont tout fait pour empêcher » des listes d’union comme celles nouées lors des élections législatives de 2024. « Quand on est de gauche, on fait tout pour que les villes restent à gauche, et je considère que vous avez sapé ça », a lancé la cheffe de file des Écologistes à Jérôme Guedj.
« Les gauches irréconciliables, ça mène la gauche à sa perte et c’est ce qui se passe ce soir dans beaucoup de villes. Des villes qui devaient basculer comme Limoges ne basculeront pas, et des villes qui étaient imperdables, comme Tulle, comme Brest, deviennent ce soir des villes de droite », a-t-elle énuméré. Elle semble comprendre le rôle qui est désormais dévolu aux verts, supplétifs du PS, loin de leurs ambitions.