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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 07:44

L'AFP a publié une note sur la façon dont Macron par la voix d'Elisabeth Borne conçoit la lutte  contre l'érosion du littoral et la montée des eaux, qui n'a rien de réconfortant.

           * Le gouvernement veut "relocaliser" les logements menacés par l'érosion maritime, soit entre 5.000 et 50.000 habitations estimées d'ici 2100, On remarque qu'il n'st pas question de protéger mais de relocaliser, mais sans parler d'indemnisation.

           * "Nous voulons donner des outils aux élus pour identifier les zones qui sont menacées à moyen terme, c'est-à-dire dans moins de trente ans,"  Comme si les zones rouges n'étaient pas déja clairement précisées par les PPRI obligatoires.  Il s'agit donc en réalité  d'identifier les zones à relocaliser

           * Là, nous n'avons pas le choix, il faudra éviter de nouvelles constructions et relocaliser un certain nombre d'habitations et d'équipements"  Un nouveau permis de construire, qui n'autoriserait dans les zones menacées que les structures "non pérennes et démontables" serait en cours détude et cela concernerait 20 % de nos côtes.

           *  "Nous devons améliorer l'information de nos concitoyens lorsqu'ils décident de s'installer dans ces zones, nous créerons donc une obligation d'information transparente et objective pour que les acheteurs ou des locataires soient informés du risque d'érosion, comme ils le sont aujourd'hui pour les inondations",     Comprenez  que la vente de toute habitation située dans la zone  concernée (20 % de nos côtes)  va devenir impossible  car qui se porterait acheteur dans ces conditions ?   le problème de l'indemnisation  se règle tout seul puisque le bien ne vaudra plus rien.

           *   des solutions fondées sur la nature comme la recréation de dunes, prairies, forêts...  sont seules envisagées.

  Ces mesures raviront les  partisans  du repli stratégique mais sont de l'écologie canada dry puisqu'elles sont un renoncement, le refus de travaux protecteurs  et de dépenses de l'Etat (à l'exception du fonds Barnier) et entrent donc dans la logique du libéralisme. Les seuls perdants seront les propriétaires.   Et les assurances les principaux bénéficiaires comme par hasard.

   En ce qui nous concerne nous n'approuvons dans ce plan dangereux que la limitation de l'habitat futur que nous ne cessons de réclamer. Mais si la Hollande vit depuis des siècles dix mètres sous le niveau de la mer il est possible de lutter contre une élévation de 50 cm.     C'est l'enjeu majeur des municipales.

   jean Pierre Molle

 

 

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 14:01

Les grandes marées  de 1,87 m de haut   tout à fait prévisibles détruisent des joyaux, ruinent la ville, plongent les habitants dans le désespoir. Les pertes s'évaluent en milliards et  certaines vont au delà de l'argent.

  La solution existe. En 2003 a été lancé le projet  d'une gigantesque protection improprement appelée digue.  18 "digues"  (en fait des portes) flottantes  barreraient l'entrée de la lagune en cas de montée des eaux jusqu'à trois mètres de haut.  La montée de 2019 aurait donc été contrée.

   La raison pour laquelle MOSE (le nom du projet) ne peut être terminé est extrêmement simple : l'état "n'a pas l'argent" et personne ne veut ou ne peut payer à sa place. Le dogme de la baisse des dépenses publiques a frappé, et cette fois avec une gravité visible.  Les pertes présentes et à venir iront au delà du coût prévisible, c'est donc un gigantesque gâchis.

C'est à une échelle  bien moindre puisque l'Adriatique est la seule mer à marée significative de la Méditerranée  que Palavas et tout le littoral sont concernés. Les solutions existent et la réponse est la même qu'à Venise :"nous n'avons pas les moyens".  C'est un des grands enjeux de notre secteur.

   Jean Pierre Molle

 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 06:21

Les travaux de la Mosson impactent Palavas puisqu'ils conduiront à  remplir davantage l'Arnel en cas de crue et que l'Arnel n'est pas un désert , mais un élément de la rive droite palavasienne , particulièrement les Cabanes de l'Arnel.

  Mais l'enquête publique  n'est pas présente à la Mairie de Palavas qui ne fait pas partie de la Métropole. Les Palavasiens iront à Lattes ou Villeneuve mais les découpages artificiels au gré des humeurs politiciennes  ont des effets pervers.  Palavas n'est pas le débouché du bassin Lez-Mosson selon nos institutions !

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16 août 2019 5 16 /08 /août /2019 07:51

Nous apprenons  que dans sa réponse à l'ASPRI puissante association qui s'inquiétait  de voir les eaux de la Mosson  détournées vers l'Arnel sans que rien ne soit prévu à l'aval (vide d'habitants comme chacun sait , à l'exception de 6000 personnes à l'année) le Président du SYBLE (Cyrille Meunier)  se défend et apporte des preuves.

   "Une première étude du SYBLE a permis d'identifier  l'origine des problèmes.  une étude de définition de projets de protection  a été inscrite au PAPI II"  En  langage palavasien courant cela signifie que le PAPI II envisage de faire quelque chose dans l'avenir, tout en enlevant de ses objectifs la protection des berges vers les Premières Cabanes et les Quatre Vents et toute autre action sur Palavas (ceci n'étant pas dans la lettre mais dans la réalité.)

   "Ces derniers seront chiffrés  et évaluées afin d'envisager  leur inscription dans le PAPI 3."       Envisager ne signifiant pas décider, le Palavasien et la Palavasienne  en conclueront  que le PAPI 3 décidera peut être   d'envisager dans le PAPI 4 de faire quelque chose pour Palavas au PAPI 5.  C'est mieux que rien, mais cela ne coûte rien non plus.

   La réponse  n'incombe pas qu'à l'ASPRI  mais à l'ensemble de la population.  Palavas existe et doit le faire savoir.

 HA

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 07:02

Nous attendions beaucoup  de l'émission d'Elise Lucet  , si juste pour d'autres sujets brûlants.  Des choses intéressantes ont été dites sur l'urbanisation sans que toutefois la pression des promoteurs soit réellement évoquée. Mais comme trop souvent à la télévision , un réquisitoire à charge a parfois oublié de faire le tour de la question.

     La manière de traiter le problème de la Seine est emblématique. Les efforts réels d'un maire pour que les nouvelles constructions en zone à risques ne présentent aucun danger ont été mises en parallèle avec une erreur grave mais ponctuelle qui a ignoré un tuyau enfoui qui a provoqué une inondation. Qu'en conclure ?

   Surtout l'inondation de 1907 (catastrophique)  a été  le seul critère pris en compte. Depuis, heureusement, de gigantesques travaux ont été réalisé en amont  aux sources de la Marne et de la Seine, créant  le plus grand lac de France qui approvisionne Paris en eau et régule les crues de ce secteur.

   Rien n'a été fait sur l'Yonne , malheureusement. Les eaux du Massif Central, périodiquement , continuent à provoquer des crues dangereuses , mais sans commune mesure avec 1907. Une retenue sur l'Yonne  supprimerait le risque majeur. Cela n'a pas été dit. Et pourtant l'urbanisation massive de l'Ile de France a   supprimé des milliers de zones d'infiltration, le risque potentiel  est aggravé par rapport à 1907.

  De l'émission on ne pouvait tirer qu'une leçon implicite. Si les pouvoirs publics sont coupables c'est d'avoir accordé des permis de construire et non  de ne pas avoir fait des travaux  de protection. La seule voix discordante reste  une mairesse des Alpes Maritimes qui expliqua que l'aide aux sinistrés s'est fortement   améliorée depuis la catastrophe qui a frappé sa commune mais que le risque était inchangé. Pourtant le documentaire lui même a fait apparaître comme  l'une des causes un défaut d'entretien.

  Ce débat est majeur et il va bien falloir clarifier la situation  : la seule solution serait-elle le repli dit stratégique donc  la démolition des habitations des zones à risque ?  Comme la raison réelle est l'absence de travaux pour raison d'économies, ces belles promesses écologiques seraient payées par les habitants.  Les 20 indemnisés sur 400 cités  dans le documentaire en témoignent. Il faudrait des milliards pour rembourser les logements  éventuellement   détruits pour le seul Palavas. Rappelons que LA TOTALITE DU CENTRE HISTORIQUE  DE NIMES EST EN ZONE A RISQUE MAJEUR. L'exemple de la Gironde (expulsion mais pas remboursement) montre ce qui se passerait.  Une gigantesque spoliation tout à fait compatible avec le libéralisme ambiant.

   Les Palavasiens en tout cas ne sont pas convaincus par ces balivernes, et exigent un effort collectif pour  trouver des solutions après des études sérieuses, car il ne saurait être question de gaspiller l'argent public.

  Henri Ausseil

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 12:02

Deux associations palavasiennes , dans un passé récent, ont empêché la disparition du sud de l'étang du Grec en attaquant des permis de construire ou de lotir.

 La loi  précisait qu'une association de défense de l'environnement déclarée était présumée agir dans la limite  de la défense de ses intérêts légitimes. En français intelligible cela signifiait qu'en cas de rejet de la demande de l'association  le promoteur ne pouvait avoir droit à des dommages et intérêts.

   La loi ELAN  , machine de guerre contre les associations, supprime  la présomption favorable. Il suffit que le juge estime un "comportement abusif" pour que le promoteur ait droit à des dommages et intérêts. La notion d'abus est élastique, le risque existe pour une association de perdre les moyens d'exister.  Cette formidable incitation à violer la loi littoral jure avec les flonflons de la défense de la planète. 

  Ainsi va le macronisme : il dit une chose et en fait une autre.

  HA

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 08:33

  De nouveaux projets, prévoient notamment la construction d'une nouvelle aérogare internationale et la diversification de l'économie nationale,  en faisant une des usines du monde  , en profitant de la stratégie imbécile des  multinationales à la recherche de bas salaires, mais dans un contexte d'état fort engagé dans l'économie (si on ne tient pas compte de la corruption) , un peu comme la Chine.

   L'ambition est de rejoindre les BRICS. Si cela se vérifie ce sera une bonne nouvelle pour les Algériens.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 09:12
Bonjour, 
Je partage entièrement les inquiétudes de M. Jacky Chanton. J'habite avenue du Pont Trinquat, derrière la nouvelle mairie. D'ores et déjà, avant même que la sinistre opération immobilière d'Acconiers sud soit réalisée, je vois par temps de fortes pluie, l'eau dévaler la rue en pente Edmond Halley pour aboutir sur le Pont Trinquat. (Évidemment les bouches d'évacuation des eaux pluviales ne sont pas entretenues, sont engorgées par des feuilles et donc ne jouent pas leur rôle). Je vois aussi le tramway ligne 4 entre l'arrêt la Rauze et Georges Frêche Hôtel de ville prendre des allures de hors bord, puis ne plus, très rapidement, pouvoir fonctionner le long de la rue Germaine Tillon barrée.  Que va-t-il se passer ? On le sait, pas besoin d'être expert.
  EB
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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 07:44
Une jolie plaquette d'information

Une jolie plaquette d'information

Cet extrait  de planche explicative  montre les magnifiques efforts pour agir  globalement au niveau du bassin versant.

 le problème c'est qu'existent des PAPI c'est à dire   les projets réels  de travaux de prévention au niveau du Lez et de l'Or et que l'ASPRI demande à cor et à cri une prise en compte globale.

  Et TOUTES les collectivités  REFUSENT !

La DREAL et l'Agence de l'Eau sont des organismes ministériels. Leurs magnifiques intentions devraient donc s'imposer au Préfet qui a la capacité d'agir puisque la sécurité est de la compétence de l'Etat. Plein de bonnes intentions le Préfet  a en réalité refusé par courrier de soutenir cette demande de l'ASPRI, "des études complémentaires " étant nécessaires.

   Il est moins onéreux  de dépenser l'argent en brochures de propagande qu'en travaux de prévention de la source à l'embouchure ! Et nous pouvons donner de multiples exemples locaux de rivières recalibrées qui accélèrent  les eaux vers l'aval pour lesquelles l'argent a été trouvé avec la bénédiction du Préfet.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 10:54

Un "groupe de coopération métropolitaine " dont les fers de lance sont Cyril Meunier et   le maire macroniste de Montaud  exprime ses inquiétudes sur le PLUI (plan local d'urbanisme intercommunal.)  qui crée des blocages. Mais il risque de bloquer quoi au juste ?

 C'est que le PLU intègre les risques d'inondation. Et que le PLUI exige de prendre en compte(en théorie)  les inondations à l'échelle du bassin.

Tous les maires, c'est bien connu sont écologistes et  partisans d'un développement durable. Dès qu'il s'agit d'urbanisation les faux-semblants s'effondrent. Le vrai risque que fait courir l'inondation , ou du moins sa prévention , c'est d'EMPECHER d'URBANISER.  D'où les inquiétudes de ces tartuffes.

    Or l'urbanisation accroît les risques en supprimant des zones d'infiltration et d'épandage.

   A ces maires écartelés  nous disons : mettez vos déclarations vertueuses et vos actes  en concordance, Nous saurons vous rappeler les cas où ils ne coïncident pas. Gouverner, c'est prévoir, et non geindre après coup quand le malheur arrive.

 

 

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