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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 12:10

La Préfecture, le département et les élus locaux non concernés  opposent le repli aux travaux de prévention  qui ont l'inconvénient de coûter de l'argent. C'est l'angle d'attaque aux Aresquiers  et aux Premières Cabanes de Palavas.

Nous soumettons donc à votre sagacité  un cas tranché au plus haut niveau (Conseil d'Etat et Conseil Constitutionnel). Il fait donc jurisprudence.  Le SIGNAL est un immeuble de Soulac de Mer menacé d'effondrement par l'érosion des côtes. Les propriétaires s'attendaient à être indemnisés, faute de prévention.    Il  résulte de leurs actions en justice  qu'il n'y a pas de dispositif de solidarité  pour tous les propriétaires d'un bien exposé à un risque naturel.

Traduit en français parlé à Palavas et ailleurs  il n'y aura pas d'indemnisation. Cela a le mérite d'être clair.   Et c'est l'ASPRI qui a raison de refuser cette logique  mortelle  qui fait payer les victimes.

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 07:36

L'AG ouverte de l'ASPRI a rempli la salle. En ajoutant les procurations près de deux cent personnes se sont senties concernées. Les faux semblants ont été mis à nu, et l'abandon du littoral par pouvoirs publics et collectivités territoriales démontré. Mais il y a aussi des avancées, le poids de l'association grandit , elle ajoute l'économie  impactée par l'envasement et la pollution  à sa feuille de route. Des promesses  ont été faites qu'il va falloir tenir.  Les médias ne s'y trompent pas .  Midi Libre et la TV   locale via internet lui donneront la parole. Une fête revendicative est annoncée au port de Pérols fin juin.

   De très bonnes nouvelles.

   HA

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 05:54

Les services de l'Etat viennent de présenter le résultat de cinq années  de lutte contre l'occupation illégale du littoral. 574 condamnations et  75 % "d'issues positives conduisant à la remise en état des terrains  avant toute sanction pénale."   Selon eux il peut s'agir de mazets somptueux  ou  de populations précaires. C'est le principe du pâté d'alouette à 50 % , une alouette et un boeuf. Dans la  majorité des cas il s'agit d'une  authentique chasse aux pauvres, caravanes délabrées ou habitats de fortune sans confort, témoignant de l'état de notre société. Le lecteur comprendra que de coûteuses procédures soient inutiles dans cet  affrontement du pot de terre et du pot de fer.

   Nous ne sommes pas défavorables à la lutte contre l'occupation illégale. Mais il y faut des conditions. Chasser quelqu'un qui ne sait où aller n'est pas une issue favorable.

   Surtout cela ne doit pas servir d'alibi à l'absence de mesures pour protéger  des maisons implantées depuis longtemps, cette absence étant baptisée "solution de repli" , comme à Palavas ou aux Aresquiers. Et à Palavas dans la longue lutte contre le comblement des étangs nous avons  vu pire.  ll  n'y a pas si longtemps  ce sont les associations qui étaient condamnées et le maire protégé lorsqu'il autorisait l'urbanisation d'espaces naturels. Enfin la préfecture en autorisant l'énorme urbanisation qui court de Montpellier à Pérols fait courir au littoral et à ses populations  de plus grands risques que la cabanisation.

  .

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 07:20

La réunion publique d'octobre 2017 est  un évènement, même si en apparence rien de concret n'en est sorti.

  D'abord au niveau du symbole. Pour la première fois à notre connaissance le Maire n'était pas à la tribune dans une réunion officielle qui concerne la commune.  Aussi bien le représentant du Préfet que le Maire  ont réussi un prodige de langue de bois. Il a été difficilement compréhensible pour le citoyen non averti  de comprendre pourquoi. Le blog va donc traduire en français : la Préfecture s'oppose à la troisième ligne d'urbanisation avenue St Maurice.

  Surtout le dialogue qui s'est instauré entre les pouvoirs publics et Jean-Pierre Molle (qui ne résume pas le débat, la salle était comble et les interventions nombreuses) au nom de l'ASPRI a montré deux visions antinomiques de la prévention des risques.

  Pour les pouvoirs publics le PPRI est un document d'urbanisme qui fixe des zones blanches, bleues et rouges  et le règlement de chaque zone. Toute autre vision est hors-sujet.

  Pour l'ASPRI la prévention prévient : des emplacements doivent être prévus pour de futurs travaux de protection, si des études scientifiques globales  en montrent la pertinence.

  L'ASPRI a tout de même remporté une grande victoire au moins verbale. Le représentant du Préfet a concédé que si des travaux non prévus s'avéraient utiles le PPRI ne les empêcherait pas.  Que le lecteur savoure l'extraordinaire de la chose : il est en effet possible, au nom du PPRI d'empêcher des travaux (portes, buses , protection des Premières Cabanes et des  Quatre Vents  murettes etc )   de prévention.  Actuellement la préfecture refuse un projet pourtant limité de la commune de portes sur le grau du Prévost.

    Une réunion historique donc à plus d'un titre !

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 08:46

Le réchauffement climatique est une réalité  qu'il serait absurde de nier.  Il ne date pas des 20 dernières années et sa vitesse est géologique , non historique.

 Au paléolithique  dans notre région le climat était polaire et de longues périodes de sécheresse , de pluies excessives, de grand froid ont précédé 2017. Chaque fois l'homme s'est adapté, et c'est ce qui fait la particularité de l'homo sapiens, qui a la capacité de surmonter les changements, contrairement aux dinosaures.

Ce préambule un peu pompeux est destiné  à un évènement en apparence bénin : un mobil-home non autorisé a été enlevé par les forces de police à Vias. Le préfet prétend lutter contre la cabanisation dangereuse et qui défigure le paysage. Il n'a pas le même courage avec le béton qui enlaidit tant de nos côtes, détruit les dunes , diminue les  plages, et accumule les euros dans la caisse de certains. A Palavas des dizaines d'hectares  d'étang  ont été comblées , augmentant les risques lors des crues en diminuant les zones d'expansion. C'est l'action des associations qui parvient à limiter les dégâts , non l'action de l'état.

  Lutter contre le diésel c'est augmenter son prix, et donc l'impôt indirect qui pèse y compris sur les pauvres qui ont une vieille voiture.. Lutter contre la pollution de l'air c'est créer "un droit à polluer" qui s'achète et se vend, procurant des ressources à la bourse qui fait feu de tous bois.

  Dans le cas qui nous occupe, aucun  riche n'habite un mobil -home sans autorisation.    Ce sont les précaires qui vivent à l'année dans ces habitats. La préoccupation environnementale cache la chasse aux pauvres.

   Dans notre secteur le problème se pose autrement mais le principe est le même. A Palavas par exemple l'état refuse de consolider les rives du Lez (ce qu'il autorise en amont) et prend prétexte de l'érosion pour envisager de supprimer des habitations existant depuis des centaines d'années  (avec de multiples transformations bien sûr.). Les Premières Cabanes , ne l'oublions pas sont plus anciennes que Palavas. Que l'on ne compte pas sur nous pour approuver ces supercheries.

 

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 10:26

La Mairie de Montpellier organise le 29 août à 18 H à la mairie  une réunion d'information .Les "conseils pratiques" ne sont jamais inutiles, mais nous préfèrerions un débat sur ce qu'il convient de faire en amont et en aval pour PREVENIR  au maximum par des travaux adéquats. Ceux parmi nos lecteurs qui ont des idées  pourraient s'y rendre , après avoir consulté la site risquesmajeurs.montpellier.fr qui énumère ce qui a été fait.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:19

On dansait dans les usines occupées au temps du Front Populaire. On fait la fête auwx Aresquiers menacés de destruction.. Conteurs et musiciens  de la région ont apporté à une centaine de personnes un moment de bonheur

Cliché la Marseillaise

Cliché la Marseillaise

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 07:58

L'ASPRI ne cesse d'alerter les  élus et l'Etat sur les risques d'inondation qui pèsent sur le littoral, à la suite de l'urbanisation massive en amont. Il s'y ajoute le colmatage du port de Carnon, mortel pour tout un secteur d'activité de la  zone. Nos lecteurs connaissent par coeur toutes ces données.

  Si au coeur de la sécheresse d'été nous remettons le sujet sur le tapis, c'est qu'une réponse récente  du Préfet, pour la première fois, admet la pertinence du plan global de l'ASPRI qui comprend prioritairement  rappelons-le une régulation de l'entrée de la mer dans les étangs, le renforcement des rives du Lez entre la confluence avec la Mosson et les Quatre canaux, l'élargissement de la porte de Carnon et du Canal du Hangar, un grau supplémentaire au Grand travers et des retenues d'amont aptes à retarder et désynchroniser les arrivées massives d'eau.

 Le Préfet  qui ne peut plus prétexter les retards de la commune de Palavas oppose encore ce plan global aux travaux limités, nouveau prétexte à ne rien faire. Etant donné que le coût sera important, des étapes ne seraient pourtant pas inutiles, si elles s'inscrivent dans une planification rationnelle , appuyée sur une étude scientifique GLOBALE. Mais le lecteur aurait tort de s'arrêter au blocage persistant. Jusqu'à présent c'est la pertinence du plan qui était mise en cause, avec de faux arguments scientifiques, basés sur  des études partielles et partiales. L'avancée est donc réelle.

  Comme le principal obstacle est financier, l'ASPRI nous appelle à peser sur les décideurs locaux : région, département;, métropole, municipalités mais aussi sur l'Etat. Le coût des dégâts, ne l'oublions jamais, serait très supérieur au prix des travaux à engager.

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 09:24

La ville de Frontignan constate sur son propre territoire le deux poids, deux mesures dont sont victimes les habitants des Aresquiers. Il est des endroits où l'on protège  et d'autres où on cherche à expulser.  Mais il est vrai que les  conclusions de la municipalité nous laissent perplexes. " En dernier recours   et au seul cas où  le maintien sur site  serait légalement rendu impossible, la ville trouve légitime et soutiendra la demande d'indemnisation  des habitants à une juste valeur.". Cela rappelle les luttes syndicales sur l'indemnité de licenciement qui actent la fermeture  et les faux  appuis qui font tant de mal à la gauche.

 Pour nous , aux Aresquiers et à Palavas, tous les citoyens sont égaux en droit. Pourquoi protéger les uns et pas les autres ?   Qu'est-ce qu'un juste prix ?   Pourquoi un Néerlandais peut-il vivre 70 mètres sous le niveau de la mer et pas un Français 3 mètres au dessus ? 

Le seul aspect un peu positif c'est que la tentation de régler le problème pour quatre sous  en serait gênée. Mais ce n'est ni à la justice, ni aux élus que les habitants doivent confier leur sort mais à leur lutte et à la recherche de convergences.

 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:19

Ils nous communiquent :

"Association des Riverains du Canal des Aresquiers (ARCA)

1 juin 2017 — Nous avons reçu la notification du jugement rendu le 24 mai dernier par le tribunal administratif de Montpellier : notre requête est rejetée et nous avons deux mois pour faire appel auprès du tribunal administratif de Marseille.
Nous nous attendions plus ou moins à être déboutés mais cette décision est quand même difficile à supporter.
Un peu de baume nous est apporté par les soutiens qui se manifestent et notamment une pétition mise en ligne par une vacancière résidant en Haute-Savoie.
Bien qu'une pétition mise en place par les résidents des Aresquiers existe déjà, il est réconfortant de savoir que d'autres personnes nous soutiennent !
Le bureau de l'association se réunira samedi 10 juin.
Nous sommes déterminés à faire appel. Celui-ci devrait être déposé en juillet par notre avocat.
Merci pour l'attention que vous portez à notre situation.
Nous continuons !"

Le blog rappelle que le "repli stratégique" est la solution proposée par l'Etat et les collectivités  territoriales aux Aresquiers mais aussi à Palavas aux Premières Cabanes, plus anciennes que Palavas.

   Sous cet euphémisme se cache le refus d'engager des dépenses  pour protéger des populations installées depuis plusieurs dizaines d'années, alors que les Pays Bas prouvent depuis des siècles que c'est possible. Les  habitants concernés par la démolition seraient  indemnisés au "prix du marché". Imaginez la valeur  à la vente d'un bien de cette sorte et le nombre d'acheteurs intéressés !  Et aux Aresquiers il n'est même pas question d'indemnisation. C'est toujours le même combat, l'argent contre l'homme.  Les juges étant ce qu'ils sont , menons le combat sur tous les fronts, les juges mais aussi l'opinion publique.

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  • : Le blog de PCF Littoral
  • : Ce site donne et reçoit des informations sur les communes du littoral entre Lez et Vidourle( Mauguio-Carnon , Lattes, Pérols ,Palavas etc), sur l'activité du PCF et du front de Gauche (local et national).Il se veut un lieu de débat à la disposition de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le consensus mou des médias dominants.
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