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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 06:42

L'Institut Montaigne, est présenté par les médias  comme  une association à but non lucratif qui conseille les pouvoirs publics pour leur donner des solutions sur toute une série de dossiers. A la lumière du destin d'une note d'un de ses experts  examinons ce qu'il en est . Il présente  des propositions  dites courageuses  pour surmonter l'après coronavirus:

     *  augmenter le temps de travail (via des dérogations au temps de repos minimum quotidien, l’imposition de rachat de jours de RTT pour les salariés, etc.)

    assurer   la formation du personnel pour qu'il travaille mieux.

      *  supprimer un jour férié, de même qu'une semaine de vacances à la Toussaint.

      * diminuer le nombre de RTT et déréguler le temps de travail dans la fonction publique.

Dans le même temps d'autres associations ou organismes à but  aussi peu lucratif ont émis d'autres propositions:

  •   « Prélever une contribution exceptionnelle sur le patrimoine des 1 % les plus riches »,
  • « Rétablir et rénover l’ISF »,
  • « Rétablir la progressivité de l’imposition des revenus financiers »,
  • « Supprimer les niches fiscales inutiles et les exonérations anti-écologiques »,
  • « Instaurer la taxation unitaire des multinationales pour lutter contre l’évasion fiscale »,
  • « Taxer l’ensemble des transactions financières »

Lecteur et lectrice peuvent constater que  le club Montaigne fait payer les salariés et que   la Fondation Copernic, les Économistes Attérrés , ATTAC, Economie et Politique trouvent  plutôt des solutions du côté de la finance. Deux thèses qui mériteraient un débat qui n'a pas eu lieu dans les médias dominants qui  n'ont présenté que les thèses  patronales de l'Institut.

 Les Échos est fier de divulguer la publication « choc » en exclusivité, dès 6 h du matin sur son site. Les autres emboîtent le pas. France Info prend le relais.

le 20h de France 2 donne la réponse dans la question posée aux auditeurs « Déconfinement : faudra-t-il travailler plus ? ». La parole est donnée à un travailleur . Il s'agit de Vincent Frayssinet (DG de la Fédération française du bâtiment Île-de-France Est), dont le statut de travailleur est prouvé  par le casque de chantier  qu'il a sur la tête . Il confie : "Ça va avoir un impact sur la durée des chantiers, et le fait de rallonger les chantiers rallonge les frais généraux de l’entreprise, et rallonge les coûts."

 

Une voix off distille  : Pour rattraper ce temps perdu, un institut libéral fait une proposition choc : les salariés pourraient travailler plus sans gagner plus.
- Laurent Bigorgne  (autre expert de l'Institut Montaigne)  présente une revendication forte du monde du travail patronal   : "Il faut maintenant, au moment où on revient au travail, partout où on a besoin de travailler plus, qu’on puisse le faire."
La voix off distille: Exemple : des heures supplémentaires payées plus tard, des RTT et jours fériés supprimés, et des vacances de la Toussaint raccourcies.

 Conclusion :  un vulgaire lobby patronal présenté comme un organe de réflexion a seul le statut  de penseur économique . Et  une chaîne publique remplit bien mal son rôle.

( librement inspiré  d'ACRIMED observatoire des médias)

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 08:30

Une vidéo fait un tabac sur le net, les Gilets Jaunes entonnant ce refrain. 

Regardez la vidéo

  Un conseil à Macron ; ne donne la parole qu'à tes domestiques,  c'est très éducatif pour le peuple français. 

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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 08:10
100 pages de faits, d’analyses et d’explications sur le système d’évasion fiscale...
Des contributions prestigieuses : Eric Bocquet - Pierre Ivorra - Monique Pinçon-Charlot - Jean Ziegler…
Des exemples concrets : Bernard Arnault, Bono, Wirlpool, Le Pen, Apple, Balkany, Nike…
Dos carré collé - 100 pages - format 20x26     pour 6€
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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 07:14

Comparé à l’an passé plus de 5000 bons d’entrée militants ont été vendus et également près de 6000 achats supplémentaires directement sur notre plate forme et celle de la FNAC. La fête a hébergé 332 stands, 240 restaurants. 130 débats y ont eu lieu avec d’importantes participations. Nous ne sommes pas en mesure d’en donner un bilan économique précis mais on peut penser qu’elle pourrait être à l’équilibre ce qui n’est évidemment pas notre objectif, car la fête devrait être une initiative permettant de consolider les comptes de l’Humanité. Un travail de réflexion autour de son modèle économique devrait être mené pour améliorer ces résultats qui ont évidemment des conséquences sur les comptes généraux de l’Humanité. Nous allons rapidement entamer la préparation de la fête 2019 qui se tiendra à la mi-septembre sur le même terrain que cette année.

 P Le Hyaric

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 10:22

Qui sont vraiment les privilégiés ? Telle était la question que posait "Questions directes" à laquelle Monique Pinçon-Charlot était invitée, contactée dès le 1er mars par un journaliste de la société de production « Maximal Production », propriété du groupe Lagardère (Europe 1, le Journal du Dimanche, Paris-Match) qui produit notamment « C dans l’air » (France 5) et ce nouveau direct de France 2 :

"Cette émission, précise son interlocuteur dans un mail, permet de mettre au premier plan un véritable débat de service public sur des sujets sociétaux... Je le précise vraiment, cette problématique sera traitée de manière constructive, c’est la vocation de notre programme de service public. J’aimerais vous convier sur l’une des trois parties de cette émission, sur celle qui s’intéressera à la solidarité nationale et au rapport entre les personnes aisées et les personnes en situation de précarité. Il est important pour nous que votre voix, compte tenu de votre parcours, soit représentée dans notre magazine, vous êtes la personne indispensable sur ce sujet. "

Toutefois « Maximal production » étant la société productrice de cette émission  et appartenant  à Lagardère l’un des oligarques qui contrôlent 90 % des médias dominants français ces nobles intentions exigent d'être vérifiées.

Finalement le débat devient : « Les riches sont-ils égoïstes ? Sont-ils de mauvais Français ? » puis "La France est elle un pays d'assistés"

Le pluralisme des experts .

  Éric Brunet,   en 2013 a publié  Sauve-qui-peut. dans lequel il enjoint aux riches de quitter une France passée en 2012 à gauche sous la dictature prolétarienne de Hollande.   

Jean-Philippe Delsol est un  avocat fiscaliste qui  a publié un livre en 2013, Pourquoi je vais quitter la France, et un autre, en collaboration, en 2015, Anti-Piketty, vive le capital au XXIe siècle !

Robin Riveton   est un "économiste"  qui déclare avec arrogance « Au-delà des théories marxistes, il y a des réalités économiques qui ne se discutent pas  

L'animateur très partial doit être compté parmi les défenseurs du profit.

Monique Pinçon Charlot et Besancenot (parti en cous d'émission) arrachent  des temps de parole contestés mais aucun débat ne peut s'instaurer.

Des  « témoins » triés sur le volet

Isabelle Maurer est une chômeuse de longue durée qui a l’habitude des plateaux depuis qu’elle a interpellé Jean-François Copé, lors d’une émission politique sur France 2, en tant que membre du Mouvement national des chômeurs et précaires. Elle est en colère « contre le jeune homme d’en face (il s’agit de Robin Rivaton), car les inégalités se creusent, je ne vis qu’avec 480 € de RSA par mois et 260 € d’APL" ce qui peut passer pour une révolte .. Mais elle ajoute aussitôt " dans tous vos chiffres, il n’y a pas le bonheur !  l’argent n’est finalement qu’une question secondaire ! Elle recommande« d’être gentil avec les patrons et tout s’arrangera » ? …

Jean-Marc Mormeck, ancien boxeur d’origine antillaise, est aujourd’hui délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’outre-mer dans le gouvernement d’Emmanuel Macron. Ce boxeur a grandi dans une cité défavorisée de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Il a parfaitement intégré les slogans de La République en Marche : « Il faut se prendre en main, et ne pas attendre qu’on vous donne. Moi j’ai travaillé, j’ai entrepris et j’ai fait du sport ».

 Michel Deschamps est un  " fils d’ouvrier" devenu restructurateur d’hypermarchés avec 350 licenciements à son actif , donc fabricant de chômage.Mal récompensé de ces efforts  il vit aujourd’hui du RSA avec 480 € par mois et refuse d’être traité d’assisté.  Comme témoin "ouvrier" on a fait mieux.

 Karine Taupin, une agricultrice de 45 ans dont l’exploitation agricole familiale a été mise en redressement judiciaire et qui vit aujourd’hui avec le RSA après avoir travaillé sans répit  en restera au niveau de l’émotion et ignorera l’analyse des causes et des mécanismes de la déshumanisation, voire de l’esclavagisation des agriculteurs qui doivent faire face à la chute du cours de la viande, à la crise du lait, au poids des intermédiaires dans la grande distribution.

. Le sociologue Serge Paugam, spécialiste de la pauvreté, précisera à bon escient que la stigmatisation des plus démunis comme responsables des déficits publics en vient à ce qu’ils renoncent à faire valoir leurs droits. Ce qui représente 5 milliards d’euros de bonus par an pour les caisses de l’État !

Francis Richard un riche exilé fiscal déclare   « Le principe de redistribution n’est pas seulement injuste, mais immoral. On prend à certains qui se sont fatigués à avoir de l’argent pour le donner à d’autres, à des assistés… Faut-il se faire tuer ? En France on n’aime pas les riches, comme je ne suis pas un héros je suis parti.

 Jean-Louis Fiori, jeune retraité de la Poste dénonce le fait que ce service public après avoir touché 500 millions d’euros au titre du CICE initié par Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint à l’Élysée, chargé de l’économie, pour favoriser la création d’emplois, a licencié 5000 salariés. Curieusement son origine modeste lui est contestée, il a eu le tort  de rester dans le camp des exploités

Autopsie d'un débat non pluraliste

Le fractionnement des temps de parole et les divers reportages et témoignages empêchent à la fois le développement de toute analyse et assure la pseudo-objectivité de l’émission. Pierre Bourdieu,  le disait, la télé instrument de communication, est un instrument de censure (elle cache en montrant) ". ]l’illusion du pluralisme passe par la multiplication des invités aux points de vue opposés – du moins en apparence – pour attester du caractère démocratique de l’émission. En réalité, par l’excès d’invités, il s’agit d’arriver à faire passer l’analyse scientifique pour une opinion comme une autre. Ce qui lui fait perdre sa charge critique. Il n’y a plus de propos plus scientifiquement fondé que les autres, tout est équivalent. Les effets des injustices sociales et économiques sont commentés mais sans jamais pouvoir mettre en évidence leurs causes.

la « démocratie » et le « pluralisme » sont invoqués avec des intentions explicites de manipuler et de configurer les opinions des téléspectateurs. L’appauvrissement de la pensée qui en résulte contribue à salir, à amoindrir le téléspectateur et à aggraver son asservissement à un monde où tout est ramené au profit  et dans lequel ce qui est humain n’a plus comme critère les valeurs de la solidarité et de l’égalité.

Le résultat n'est pas à la hauteur des efforts de Macron

Ce plateau aux petits oignons n'a pas convaincu les Français  puisque les sondages réalisés pour cette émission donnent  70 % de Français choqués par les exilés fiscaux, 75 %  qui considèrent que les riches ne participent pas à la solidarité nationale, 84 %  qui pensent que les inégalités sont excessives».

   Quand on vous dit que l'hégémonie  n'est plus ce qu'elle était.

D'après le site de Monique Pinçon Charlot

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:31

Les Amis de l’Humanité n’en revenaient pas : leurs cinquante ans de mai 68, de la manifestation géante du 13 mai 68 à ce dimanche 13 mai 2018, étaient partis « doucement » : quelques dizaines d’inscriptions encore en avril…Et, puis, ce dimanche 13 mai,, dans la grande salle parisienne du Max Linder, en partenariat avec elle, le plein : 350 à 400 participants ! Beaucoup ont découvert, ravis, le 1er mai à Saint-Nazaire de Marcel Trillat qui préfigure, en 1967, ce qui suivra l’année d’après,suivi un débat amical mais intense avec l’auteur du film, Danièle Linhart, sociologue, vingt ans à Nanterre en 68, et, à l’époque, Jean–François Kahn, journaliste à l’Express, et Charles Silvestre, reporter à l’Humanité. Un DVD du film est à l’étude. Disponible pour les comités locaux d’Amis. Signe de reconnaissance pour l’initiative, la participation volontaire aux frais de location, à prix de partenaires, a été très généreuse, et le hors série 68 de l’Humanité largement diffusé.

  Un signe parmi d'autres que la commémoration  2018   de mai 68 ne ressemblera pas aux précédentes.  Conh Bendit s'efface, les travailleurs en lutte reviennent.

 

 

 

 

 

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 09:51

Il fut un temps où mentir suffisait. Aujourd'hui, quand Philippe explique qu'il ne privatise pas le rail, plus personne ne le croit. Sa seule chance : la division de l'adversaire.    Mais là aussi ça bouge, les convergences s'affirment.

   Lorsque Besancenot  (ou un autre) ressurgira dans les médias en monsieur plus, ce sera bon signe. Les libéraux commencent à avoir peur du rassemblement.

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 13:11

Challenges, qui n'est pas notre hebdomadaire préféré est dans sa ligne de conduite lorsqu'il  fait état des difficultés de Conforama. Il répond aux besoins des boursicoteurs.

Mais un tribunal français  appliquant la directive européenne  sur le secret des affaires vient de le condamner .Interdit de parler des canards boiteux. Et il en coûte  10 000 euros par infraction.

Nous connaissons de longue date la censure politique. Le silence assourdissant sur le PCF  et ses initiatives en est un exemple  Et le mensonge par omission la règle.

   Signe des temps , ici, c'est entre gens de fric  que la censure s'applique. On retrouve le Rochefort du XIX° siècle qui nous expliquait qu'en France on pouvait parler de tout sauf de ce qui fâche les pouvoirs petits et grands.  Ce qui finit par faire peu de chose. Vous avez dit concurrence libre et non faussée ? 

    Et par dessus tout c'est la négation de la liberté de la presse. Sans la  liberté  de blâmer il n'est point d'éloge flatteur.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 11:49

Il est d'usage à gauche de critiquer Tzipras  qui prend des décisions contraires à ses engagements. Et c'est vrai que ces mesures s'inscrivent dans le libéralisme. Et la Marseillaise relaie ces féroces critiques, comme c'est sa fonction

   La Marseillaise , comme tous les titres non adossés à des groupes financiers, connaît d'énormes difficultés financières. Elle est forcée de se séparer de la moitié de ses salariés comme on dit en langue de bois, c'est à dire d'en mettre la moitié à la porte.Elle fait comme Tzipras à son échelle.  C'est une question de survie. Devons nous accabler les dirigeants de la Marseillaise ou nous demander ce que nous avons fait concrètement pour qu'elle vive correctement., par exemple l'acheter ?

    Nous livrons ces réflexion à la sagacité des lecteurs et lectrices .

  Henri Ausseil

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 07:40

Toute la presse s'enflamme, un illustre nous a quittés. Loin de nous l'idée de dénigrer Johnny. Mais la presse n'a rien à gagner à surestimer certains évènements par rapport à l'actualité en général, notamment ce qui se passe au Moyen orient et les luttes quotidiennes qui passent inaperçues.

Rafraîchissons les mémoires . La mort de Béranger en 1857  donna lieu , à l'échelle de l'époque, à des scènes d'hystérie. La France venait de perdre son poète le plus illustre. Que le lecteur qui a lu Béranger le fasse savoir.

 

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  • : Ce site donne et reçoit des informations sur les communes du littoral entre Lez et Vidourle( Mauguio-Carnon , Lattes, Pérols ,Palavas etc), sur l'activité du PCF et du front de Gauche (local et national).Il se veut un lieu de débat à la disposition de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le consensus mou des médias dominants.
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