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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 05:57

L'évènement se confirme : la société dans son ensemble clame son refus d'un avenir de malheur. Tout en est ébranlé. La CFDT et l'UNSA sont isolées, le PS implose et l'heure est à une immense journée fin mars avec des étapes comme le 9 mars. Le retrait et non le toilettage trompeur sont exigés. Nous retrouvons la France que nous aimons !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:22

La comparaison entre le destin des lois Macron et El Khomri est éclairante.

Face à Macron des combats de députés et d'appareils "à l'ancienne" avec l' ambition de retourner une majorité au PS ont abouti à quelques victoires apparentes sur des amendements mineurs ... et à un vote très largement majoritaire. Macron a gagné facilement , avec quelques psychodrames pour pimenter le "combat"..

Face à la loi El Khomri un mouvement citoyen inédit, prenant appui sur les moyens de communication qui ne sont pas aux mains des puissants bouleverse la donne. Les jeunes dont on dit qu'ils ne s’intéressent pas à la politique s'y investissent massivement , pas seulement pour la pétition : témoignages, appels, analyses déferlent.

Deux jeunes impliqués disent à la radio "qu'ils ne font pas de politique" alors qu'ils participent à un mouvement anti-austérité d'une portée politique incalculable.

N'y voyons pas une preuve de naïveté mais la preuve que la gauche en se perdant dans des combats de chefs a déserté de fait le terrain de la lutte et que la nature a horreur du vide. Le FN n'est pas le dernier à en profiter.

Contrastant avec la facilité d'adoption de la loi Macron , voilà que Valls reporte l'examen de la mise à mort des conventions collectives, espérant l'essoufflement de la mobilisation. Nous espérons au contraire une prise de conscience au Front de Gauche et dans les syndicats autres que la CFDT pour épauler ce mouvement, le renforcer, lui donner l'ossature sans laquelle il sera sans lendemain, c'est à dire réconcilier la jeunesse avec la politique authentique Et c'est possible !

Henri Ausseil

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 10:45

Le compteur tourne. Il s'affole même. La pétition contre la réforme El Khomri, « Loi travail, non merci », déferle sur la Toile. Plus de 750 000 signatures étaient recensées hier soir. À ce rythme, le chiffre du million de soutiens est à portée de main. Du clic au clap, le million de vues sur Facebook de la vidéo "On vaut mieux que ça" est déjà dépassé. Des jeunes y invitent à partager la réalité de la précarité du travail et à rejeter la réforme gouvernementale : « C'est un retour au XIXe siècle, tu sais, Germinal, tout ça... » Voilà qu'en un week-end, le Web est devenu une caisse de résonance de la colère suffisamment puis¬sante pour peser sur le rapport de forces. Pris de vitesse, le gouvernement a tenté la réplique version 2.0. Mais le ton méprisant et infantilisant de son « @loitravail » n'a fait qu'accentuer l'explosion virale. Le moment arrive, sans doute, où l'arrogance gouvernementale n'entretient plus la peur mais façonne l'exaspération.

La mobilisation s'ancre aussi sur le terrain. L'intersyndicale se retrouve le 3 mars pour décider d'actions concrètes. Les organisations de jeunesse mobilisent le 9, jour où des appels à la grève sont lancés à la RATP et la SNCF. Depuis une semaine, la fronde multiplie ses sources. Elle s'additionne aux initiatives qui, à gauche, cherchent à insuffler du contenu alternatif dans le débat. La confiance s'installe et contribue à soulever la chape de plomb idéologique qui fait passer ceux qui ne renoncent pas à un avenir heureux pour des archaïques écervelés.

Les Français ne s'y trompent pas. 60 `'/. se déclarent opposés à la réforme du droit du travail, selon Harris Interactive. Le rejet est fortement marqué à gauche. Nous voilà d'ailleurs dans la-situation tout à fait paradoxale où c'est la droite qui mobilise pour défendre le projet du gouvernement. Le député LR Dominique Reynié a lancé sur le Web une pétition : « Oui à la loi travail, non au chômage », signée par le patron des patrons en personne, Pierre Gattaz, et sa prédécesseure Laurence Parisot. •

Paule Masson (édito de l'Huma du 29 février 2016)

Pour notre part nous adhérons mille fois au ton et à la stratégie de cet édito qui prouve que ce qui se passe dans le pays peut modifier la donne, à l'inverse des vieilleries des primaires.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:57

Les deux partis dominants se sont entendus pour faire de l'élection présidentielle l'axe de la vie politique française. Les autres élections deviennent accessoires et le seul exercice démocratique proposé au peuple français (celui pour lequel il se mobilise le plus) serait le deuxième tour des élections présidentielles avec deux variantes , droite contre PS ou l'un des deux contre le Front National.

Le résultat est prévisible pour l'essentiel : la politique suivie continuera , les teintes ayant peu d'importance.

Face à ce constat effrayant notre attitude est immuable. Nous continuons à chercher une issue qui se dérobe : rassembler toutes les chapelles de la gauche afin que le premier tour équilibre le second.Que cela prenne la forme des CUAL, des primaires à gauche ou de l'accord de sommet est anecdotique. Sur le fond c'est de cela qu'il s'agit.

Le peuple français est lucide sur le constat mais désespéré. Il baigne dans un matraquage idéologique qui lui fait croire que rien n'est possible. Les plus en colère vont vers le Front National, les plus ancrés à gauche vers l'illusion d'une union de la gauche qui soit de gauche. Il ne s'agit pas d'une alternative mais de deux erreurs puisque dans les deux cas rien ne changera.

Qu'est ce qui me fait dire que le deuxième choix est une illusion ? les faits. Depuis 1980 le capitalisme rentier n'a plus rien à proposer que de capter de plus en plus de profit sur la richesse produite. Aucune lutte syndicale n'obtient de résultats sur les dossiers essentiels. La retraite est de plus en plus lointaine, la Sécurité sociale de plus en plus menacée, l'Ecole de plus en plus abandonnée (pour les plus pauvres s'entend). Tous les partis socialistes européens se sont convertis au libéralisme. En France Valls, Macron et Hollande sont l'illustration de cet état de fait .

Se situer sur le terrain de l'adversaire est le plus sûr moyen d'être battu. Déjà la muliplication des candidatures avouées ou non à gauche de la gauche promet de beaux déchirements : Mélenchon, Clémentine Autain , Christiane Taubira à la démission soigneusement préparée, Montebourg qui renaît de ses cendres et combien d'autres en embuscade. Le vote "utile" n'est pas près de disparaître !

Podemos en Espagne nous donne un exemple opposé. En alliance avec d'autres certes , ce n'est pas contradictoire il a conquis les mairies de Madrid et Barcelone.. Le tout sans chercher le moindre accord électoral avec le PSOE et même contre lui.

C'est un combat acharné et victorieux contre les saisies immobilières qui explique ce succès prodigieux en si peu de temps. Les ménages endettés chassés de leur domicile les occupent toujours. Cela crée l'espoir, donne envie de s'engager et de voter.

A vos méninges !

Henri Ausseil

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:20

Nicolas Cossange nous écrit :

"L'Assemblée Plénière du 18 janvier dernier a été marquée par une forte obstruction des élus FN.

Volonté de rallonger au maximum, opposition systématique, mise au vote d'un maximum d'amendements, demande de votes secrets, agressivité envers tous les intervenants... Ils sont

largement responsables de la durée exceptionnelle de la séance : plus de 12h

Il s'agit d'une tactique politique bien rodée, consistant à utiliser comme tribune politique toute occasion se présentant à eux avec deux arrières pensées

  • Se servir de l'échelon Régional pour continuer à distiller dans la société française leur idéologie.
  • Se positionner comme la seule opposition à la politique conduite par la majorité Régionale, ce qui leur est relativement facile au vu de la profonde division du groupe de la Droite et duCentre (y compris avec la menace d'invalidation pour Dominique Reynié) C'est sur ce dernier point que nous, communistes, risquons de nous retrouver en difficulté. Si vous avez eu le courage de regarder la vidéo de la séance (que vous pouvez voir en direct ou par lasuite, sur le site de l'ancienne Région Midi-Pyrénées), vous aurez constaté que Carole Delga et les socialistes n'ont aucune difficulté à se positionner comme un rempart face au FN.

Au lendemain du second tour nous écrivions que le résultat était une première étape, qu'il avait permis de vaincre électoralement l'extrême-droite mais que désormais il s'agissait de travailler à la combattre sur le terrain social et politique. Au Conseil Régional cela ne peut passer que par un travail et une expression communiste clairement identifiable, au risque de se retrouver pris entre le marteau et l'enclume, de se retrouver piégés par nos contradictions

Notre présence dans un groupe reprenant les organisations avec lesquelles nous étions engagés au premier tour, qui sur bien des sujets ne partagent pas tous nos points de vues (ferroviaire, industrie, austérité...).

Pour gagner cette visibilité, pour travailler efficacement nous aurons besoin d'élus au contact permanent du Parti et de la population, d'autant plus que l'absence d'un groupe communiste ne peut que nous handicaper. Nous devrons avoir ces données à l'esprit au moment de la constitution du Comité Régional, pour ne pas reproduire les errements des dernières mandatures régionales en Languedoc/Roussillon.

Ce sera également un des enjeux de notre prochain Congrès, car les questions que posent notre rôle à la Région font parti d'un tout

: quelle stratégie électorale pour le PCF, quels objectifs derassemblement et quel projet politique pour rompre avec les politiques d'austérité."

Nous souscrivons totalement à cette manière de poser le problème. Ajoutons que le contact avec la population ne suffira pas. Il y faut des combats sur des objectifs , y compris s'ils ne recoupent pas exactement ceux de nos alliés du Monde Nouveau.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:06

Supposons des primaires à gauche ouvertes à tous les courants y compris le FDG et le PCF. Elles mêleront donc les socio-libéraux de Valls-Macron-Hollande aux adeptes du refus de l'austérité et des diktats du libéralisme. Supposons que le "vote utile" (l'électeur se posant la question : qui a le plus de chances d'être élu ? ) donne vainqueur Hollande ou un autre peu importe parmi les socio- libéraux. C'est lui qui deviendrait le candidat "de la gauche".

. Les trois principaux candidats seraient TOUS libéraux avec la bénédiction de la gauche non libérale, moins Lutte Ouvrière ou d'autres faisant de la figuration. Aucun choix réel n'existerait. Vouloir enfermer les Français dans ce triangle des Bermudes du désespoir c'est bloquer toutes les issues.

Comprenant cela , s'y laisser enfermer n'a AUCUN SENS.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 08:56

. A Béziers les Galeries Lafayette sont jugées peu rentables et fermées par leurs propriétaires. 80 employés sont condamnés au chômage. Le nauséabond mais rusé maire de Béziers, Ménard, annonce qu'il va faire jouer le droit de préemption, racheter le bâtiment de centre- ville et sauver les emplois. Les communistes locaux dont le désir de sauver l'entreprise ne fait aucun doute, s'opposent au maire. Nous avons eu la stupeur de lire dans la Marseillaise que le plus connu des communistes biterrois considérait que le droit de préemption ne devait pas être utilisé. Le problème c'est que son plan B n'avait pas plus de réalité que le plan B de Varoufakis s'opposant à Tzipras. Les Biterrois en ont conclu que Ménard sauvait des emplois et que le PCF était contre. Cerise sur le gâteau, le PCF et le PS main dans la main organisaient dans le même temps de maigres manifestations contre des mesures stupides de Ménard, dont la population se moquait en réalité (par exemple une crèche de noël à l'Hôtel de ville, censée montrer l'attachement de Ménard l'athée à la civilisation chrétienne). C'est la fabrique de vote "utile" à "gôche" pour sauver les meubles la plus efficace qui soit , qui conforte l'hégémonie à gauche du PS ! Dire chiche à Ménard et combattre pour une vraie solution (celle de Ménard est sans avenir) aurait été plus judicieux

Lorsque nous nous trompons de lutte et privilégions "l'affrontement droite-gauche" qui met à gauche le PS de Valls, ne nous étonnons pas d'être exclus du jeu. C'est pourtant ce que nous faisons tous le plus souvent. A méditer.

Henri AUSSEIL

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:00

"L'opposition de gauche est une impasse" a-t-elle déclaré en constatant que la rupture avec les socialistes n'avait pas eu les résultats en sièges escomptés.

Nous aurions tendance à penser que limiter notre activité à chercher des alliés de cette nature est une impasse. C'est en créant des rassemblements sans scruter les appartenances politiques ,sur des objectifs , par exemple non aux licenciements boursiers de type SANOFI, non aux baisses de dotations comme dans toutes nos communes, non aux délocalisations comme à Vendargues , en créant les conditions d'un large rassemblement pour leur faire échec là où ils se produisent que nous sortirons de l'impasse. Chaque succès partiel donnant confiance pour aller plus loin. Et pas autrement.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 05:54

La Chine ne construit pas le socialisme de la manière dont nous le rêvons. Les milliardaires y sont nombreux, les inégalités fortes, la presque totalité des entreprises sont gérées selon des méthodes qui diffèrent peu de celles des entreprises françaises. Il ne faut pas travailler à pertes.

La majorité des communistes français en tirent la conclusion que la Chine est un pays capitaliste au même titre que la France.

Selon moi c'est une erreur colossale liée à notre faiblesse théorique sur l'analyse de ce qu'est le capitalisme rentier qui nous détruit.

La France (comme tous les pays du capitalisme rentier) détruit des emplois productifs , fait construire ailleurs pour préserver le profit à 14 %. Quand je dis la France vous comprenez de qui je parle.

La Chine crée des emplois productifs sur son territoire en grand nombre et détruit lentement la Chine du bol de riz en fer de la productivité faible, du sous -emploi de masse qui produisait peu.

La France (comme tous les pays du capitalisme rentier) détruit l'état providence du New deal , c’est-à-dire abaisse inexorablement le niveau de vie de la masse des Français.

La Chine voit le niveau de vie de son peuple (avec de fortes inégalités) s'élever. Ce n'est pas moi qui le dis mais nos capitalistes qui salivent sur les profits à tirer du marché chinois.

Cette vision de la Chine rejoint notre suffisance qui condamne Tzipras "qui capitule face à la Troïka". Varoufakis qui obtient 3% dans son pays et créé un "grand parti européen" qui découvrira la pierre philosophale grâce à la puissance des esprits qui le composent, dans le confort douillet du parlement européen, est le symbole de ce naufrage de la pensée. Cela nous condamne à être une gauche de posture incapable d'agir sur le réel. Quel est notre poids actuel dans la société française ?

Tant que nous nous réfugierons dans le contournement , la condamnation morale, les revendications sociétales que le PS et la droite peuvent assumer, il en sera ainsi. Lorsqu'on affronte, les coups sont durs, Tzipras peut en témoigner, mais on avance. Lorsqu'on juge sans agir on recule inexorablement.

Un immense effort de réflexion sur l'état des lieux est nécessaire. L'ennemi réel doit être identifié, et alors les solutions surgiront du mouvement social que nous aurons provoqué. C'est sur des objectifs qui attaquent la rente que nous y arriverons et pas autrement.

Henri Ausseil

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:29

François Ralle-Andréoli (qui a quitté le PG en raison d'un désaccord de fond avec Mélenchon) répond à Mediapart. Ecoutons- le :

Podemos n’a pas participé au plan B lancé par Jean-Luc Mélenchon et l'ex-ministre des finances grec Yanis Varoufakis, après l’échec d’Alexis Tsipras à éviter un nouveau mémorandum en Grèce. Qu’en pensez-vous ?

"Oui, je crois que Pablo Iglesias a dit une fois que ce sont des tactiques de la gauche qui perd. Ce que je reproche à cette stratégie, ce n’est pas le plan B en soi. Il faut bien sûr chercher des alternatives au niveau européen. Mais l’initiative est apparue, dans une bonne partie de la gauche européenne, comme une façon de faire le buzz, de fractionner à nouveau cette gauche, à un moment où elle n’en a vraiment pas besoin… Je n’ai pas trouvé ça très fair-play. Et pour moi, une réflexion sur les alternatives, sans Syriza ni Podemos, c’est-à-dire sans les principales forces du changement en Europe, cela n’a pas de sens.

Pire, cela risque d’enfermer à nouveau la gauche européenne dans la marginalité avec des débats qui ne parlent à personne. Je rappelle qu’Angela Merkel, lors des négociations avec Athènes, avait les élections espagnoles en tête. Il n’y a qu’à voir la tête de la chancelière, jeudi dernier à Bruxelles, lorsque Mariano Rajoy lui a dit qu’un sondage interne au PP donnait Podemos en deuxième position… La bombe nucléaire du choc bancaire provoqué par la BCE visait autant Pablo Iglesias que la Grèce : il s’en est remis."

Nous proposons à nos lecteurs de méditer ces propos lourds de sens. C'est dans la bataille concrète que nous créerons l'espoir et non en la fuyant. L'interview est bien plus longue et ne parle pas que du plan B mais cet extrait nous parait importantissime.

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