Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 08:40

Nous entrons sans doute dans une nouvelle phase de la vie sociale et politique. Le pouvoir macroniste veut aller vite pour satisfaire aux demandes du capital tout en préparant les échéances électorales à venir. Ainsi, la marche forcée pour faire accepter les ordonnances et accélérer le rythme des contre-réformes, tout en servant ouvertement, jusqu'à s'en vanter, les plus fortunés et les détenteurs de capitaux, se doublait jusqu'à ces dernières semaines d'une recherche d'union nationale. Cette marge de manœuvre semble se réduire au fil des jours comme en témoigne les débuts des mouvements sociaux caricaturés par les médias du système et empêchés par la force, comme on l'a vu avec les routiers. Ceci n'est pas un signe de force. Mais d'autres indices montrent que ce consensus se brise…

On nous bassine avec les dettes, mais l'impôt sur la fortune rapportera  6 fois moins au budget de L'État. Incapables de justifier ces orientations, les portes plumes et micros du macronisme ont lancé la semaine dernière un nouveau concept pour faire avaler l'amère pilule : il s'agirait d'un « pari ». Donc, le pari passe au rang de concept de gouvernement pour camoufler les intérêts que sert ce pouvoir réactionnaire.

En même temps, Monsieur Macron a engagé sa campagne des élections européennes avec son discours à La Sorbonne où il recycle un certain nombre d'actions ou de projets déjà proposés ou en cours de réalisation. Il enterre la souveraineté nationale au profit d'une « souveraineté européenne » soit une fuite en avant dans un fédéralisme néo-libéral. Ce souverainisme conduit à brader Alstom, les chantiers navals de Saint-Nazaire et d'autres encore .

Après une nouvelle manifestation de mépris du Président de La République à l'égard de nos concitoyens sur une chaîne de télévision américaine, un autre mot s'est répandu des jours et des jours dans l'espace public : la rue. « La démocratie ce n'est pas la rue » a t'il déclamé pour disqualifier toute opposition à ses choix et toute forme d'intervention populaire.

Le mouvement syndical et social serait ainsi réduit à une masse informe d'individus agglomérés sans but, ni conscience, déambulant au gré des humeurs dans « la rue ». Ce n'est pas la première fois que des dirigeants politiques et patronaux utilisent cette expression méprisante. Ceci est repris par les médias et s'en est suivi un débat où les uns et les autres cherchent à s'approprier les mérites historiques de « la rue » dans les conquêtes sociales... La réduction des oppositions populaires à ce vocabulaire méprisant est choquante. Dans « l'histoire de France », ce qui a réussi à arracher de nouvelles conquêtes démocratiques, sociales, à s'opposer au colonialisme, au fascisme, aux régressions sociales, aux atteintes aux libertés, ce n'est pas « la rue » mais une combinaison d'actions, de débats, d'informations, de travail parlementaire, faisant « mouvement majoritaire » afin de faire progresser des objectifs politiques. C'est la construction d'un nouveau rapport de forces social, politique, culturel et idéologique à la fois.

 Toujours, il s'est fait dans l'unité, jusqu'à faire basculer des fractions du camp adverse en y allant chercher des convergences au nom de l'intérêt national ou général. Il a revêtu diverses formes, selon les périodes ou les enjeux, mais il a toujours porté cette caractéristique : travailler à l'union des forces pour chercher le point de bascule qui permet de gagner au service des intérêts populaires.

Cela a été le cas avec le Front populaire, les Francs-tireurs et partisans ou les forces françaises de l'intérieur dans la résistance, les mouvements anti coloniaux, féministes ou du grand mouvement de 1995 qui n'avait cessé de s'élargir jusqu'à la victoire, préparant le gouvernement de gauche de 1997. D'ailleurs, l'intérêt général ne nous commande pas d'occuper la rue pour toujours, mais de créer un rapport de force pour accéder à toutes les institutions et les transformer au service de l'intérêt du monde du travail, de la culture, des jeunes et des retraités.

C'est cela qui s'oppose en s'élargissant au saccage du droit du travail et à d'autres conquis et non « la rue ». Ne laissons jamais les idéologues de la bourgeoisie et du capital nous tendre ces pièges jusqu'au triturage permanent des mots.

Patrick Le Hyaric

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 07:11

Mardi 3 octobre - 19 heures

Salle Guillaume de Nogaret

(Espace Pitot, Place du Professeur Mirouze, Montpellier)

Conférence publique

La révolte dans le Rif

Origines historiques et réalités d'aujourd'hui

 

Maati Monjib Professeur d’histoire à l’université. Ancien exilé politique au Sénégal. Président de l'Association Freedom Now-comité pour la protection de la liberté de presse et d’expression.

Rosa Moussaoui Grand reporter à l'Humanité. Elle couvre l'actualité du continent Africain, en particulier du Maghreb et a consacré de nombreux articles à l'histoire coloniale et aux problématiques post-coloniales.

 

Conférence organisée par :

 

L'Association des Travailleurs Maghrébins de France 34 (ATMF34),  

Le Comité de Soutien au Mouvement populaire du Rif-Montpellier (CSMRM)

et l'association Rencontres Marx

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:47

Une écrasante majorité des   membres  du parti des "Républicains"  français sont désormais contre les primaires  avant les présidentielles.

    Ce système dont on voit la nocivité aux USA avec Sanders écarté du scrutin alors qu'il aurait probablement été élu  ,  permet à moins de 10 % des électeurs de choisir pour les autres les "bons" candidats pour que rien ne change jamais.  Nous avons   vu en France les candidats sortis des primaires éjectés tous les deux du second tour. Espérons que tout le monde en aura tiré les leçons.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 07:38

Le capitalisme financier se heurte à un difficulté majeure. Le maintien du profit à 14 % exige des mesures de plus en plus impopulaires et l'appauvrissement des plus pauvres. Ces derniers réagissent parfois  par l'incivilité , les conduites illégales et  la radicalisation pour un nombre à la fois minoritaire et inquiétant, Les "classes dangereuses" sont de retour sous le nom de quartiers difficiles.

  C'est la politique suivie depuis les années 80 et la destruction programmée de l'état providence qui en est responsable. Le recours à la lutte contre le terrorisme , comme aux USA après le 11 septembre, masque ce dessein .  Lutter contre le terrorisme est nécessaire.  Mais Macron , en facilitant le contrôle au faciès, fabrique  de futurs déviants.

  Jusqu'à présent la rétention pour contrôle d'identité (en principe ) n’excédait pas 6 H dans certaines zones très circonscrites, frontières et aéroports. Elle s'applique désormais sur les 2/3 des populations urbaines. Les policiers pour la plupart de bonne foi considéreront que cela facilite leur travail. Ils ont tort. Tout pouvoir absolu provoque des dérapages, dresse des gens  honnêtes contre ce  pouvoir injuste. Les langues se lient, la notion de contrat social qui fait que chacun se reconnaît comme une partie de la société s'estompe, la communauté française explose. Sans aucune efficacité contre les vrais terroristes qui en profitent au contraire pour recruter.

  Notre rôle est de dénoncer ce glissement vers un état de non droit pour certains, qui ne concerne pas que ceux que la nature a  dotés d'une peau un peu foncée , même si les peaux claires sont moins concernées.! D'ailleurs lors des manifestations réprimées , elles le sont déjà!

   Henri Ausseil

 

 

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 09:48

Pierre Bouldoire, maire socialiste non libéral de Frontignan est inquiet. Le gouvernement accorde  à Sète-Frontignan 14 postes de policiers de plus et il juge avec juste raison ce dispositif insuffisant. Le problème c'est que sous Hollande en 2013  un gouvernement "socialiste" lui a supprimé 5 agents sur 10 sans que sa réaction soit à la hauteur du préjudice. Le réflexe de parti entraîne des contradictions , comme se taire quand son parti supprime des emplois et  protester quand un autre en crée (en nombre insuffisant et pour des raisons électorales). Les temps sont durs pour les élus, menacés de schizophrénie.

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 10:25

L'article signé Maud Vergnol paru dans l'Huma du 26 septembre, juste sur le constat,  nous paraît  s'appuyer sur une analyse qui ne nous convient pas.

Il est vrai que en perdant 2 sénateurs (il n'en a plus que 27) , avec un parti mal implanté, des ministres et des élus à casseroles, une impopularité record, Macron paraît au bord du gouffre.

Adrien Quarennens, député FI croit "qu'il pourrait y avoir dans ce pays une situation où le gouvernement et le président , à juste raison , considèrent qu'il faut peut être des élections anticipées,voire un référendum."

Ce n'est pas notre analyse et l'avenir montrera qui a raison. Pour nous le parti de l'argent est unique sur le fond et multiple dans la forme.  Des sénateurs socialistes ont cru s'engouffrer dans le sillage de Macron et se sont lourdement trompés. D'autres sénateurs PS plus malins ont compris qu"il fallait être dans "l'opposition"  et se sont fait élire .Nous aimerions savoir ce qui les différencie sur le fond. La cohabitation ne prendra pas fatalement la forme de nouvelles élections, comme au temps où la distinction droite -gauche (avec le PS) avait un sens. Elle peut désormais prendre la forme d'un nouveau gouvernement. Car la distinction est désormais entre les partis de l'argent et les partis de l'humain d'abord. Gérard Larcher féroce opposant à Macron sur la baisse des subventions aux collectivités territoriales? Qui peut le croire ? S'il y a danger ils sauront s'entendre.

   S'imaginer qu'on peut faire l'impasse de la construction du grand rassemblement et appeler de ses voeux de nouvelles élections qui règleront magiquement le fait que nous ne disposons actuellement que d'un tiers des voix, c'est aller vers de terrible désillusions.

    Henri Ausseil

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 06:49

Les résultats  définitifs sont les suivants

 

Conservateurs (CDU/CSU): 33% (-8,5)

Sociaux-démocrates (SPD): 20,5% (-5,2)

Alternative pour l'Allemagne (AfD): 12,6% (+7,9)    (extrême droite fascisante)

Libéraux (FDP) : 10,7% (+5,9)

Gauche radicale (Die Linke): 9,2% (+0,6)

Ecologistes (Verts):8,9% (+0,5)

 Le système allemand étant particulièrement compliqué le nombre de sièges n'est pas établi à l'avance. Il y en aura beaucoup plus  en raison du score  des  partis ayant dépassé  5 % (plus de 700).  Le résultat en sièges est donc trompeur.  

Angela Merkel grand vainqueur annoncé reçoit le soutien d' un allemand sur trois. Die Linke oublié de la plupart des commentateurs progresse plus que les verts (ce qui a échappé au Monde qui dit le contraire) et aura un nombre de députés conséquent, autour de 60. Mais une grande partie du mécontentement populaire s'exprime autrement ( vers l'extrême droite surtout). Die Linke devra en tirer des leçons .  C'est à  nos amis  de le faire , et non à nous.
 

 Le parti socialiste obtient le pire score de son histoire. Les deux partis de la coalition dirigeante perdent en tout près de 14 %. Les Allemands  qu'on nous dit ravis de leur situation ne partagent manifestement pas l'optimisme des médias français. L'érosion de l'alternance sans contenu qui triomphe le même jour  au Sénat français "modérateur"  est manifeste. Et pourtant ces élections ont été les plus chères de l'histoire de l'Allemagne. Il faut de plus en plus de publicité   pour faire passer un mauvais produit et le bourrage de crânes n'en est pas meilleur.La constitution du gouvernement  s'avère un sport de combat. Il faudra sortir les carnets de chèque et avaler quelques couleuvres pour la dame "de fer blanc".

La situation est proche de celle de la France : un gouvernement élu par défaut, signe  de l'inadéquation de plus en plus flagrante entre un système à bout de souffle et le peuple qu'il prétend représenter.

 

 
Partager cet article
Repost0
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 06:00

Ces élections ne reflètent pas l'opinion des Français en 2017 mais celle des français pendant les municipales. La droite traditionnelle rejetée il y a quelques mois triomphe au Sénat.  C'est voulu par ceux qui l'ont créé , un "modérateur" surtout destiné à ce que rien ne change.

 Le PCF en sort un peu affaibli, résultat de ses pertes aux dernières municipales. Les grands électeurs ne l'ont pas suivi lorsqu'il montrait à quoi allait aboutir le  libéralisme : leur effacement.  La logique partisane l'a emporté sur la lucidité. Ils ont cru voter contre Macron en votant à droite . La perte est surtout financière pour le PCF et ne doit pas être sous estimée. Politiquement l'affaiblissement est relatif. Le groupe maintenu conservera les mêmes capacités qu'avant : il pourra proposer des commissions d'enquête, des amendements , conserve tous les moyens attachés à l'existence d'un groupe.

La principale donnée positive c'est que la politicaillerie et la fausse opposition  gêneront beaucoup  Macron dans son désir d'amoindrir le rôle des élus.  Il devient improbable  d'avoir une majorité des 2/3 à Versailles où se rassembleront Assemblée Nationale et Sénat. L'échec des opportunistes (plus de 100 candidats  de la REM sont des socialistes qui croyaient échapper à la sanction) a quelque chose de réjouissant.

 Pour sa part le rédacteur du blog y voit une leçon profitable. S'adresser aux élus  quels qu'ils soient en espérant qu'ils changeront (statistiquement parlant) est une illusion. C'est au peuple qu'il faut s'adresser directement. Si tous nos élus le comprennent cette élection aura servi à quelque chose.

   Henri Ausseil

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:01

Pas de langue de bois, une grande clarté dans les réponses   à Marine Desseigne (La Marseillaise du 20 septembre), le ton est nouveau.

 Examinons  les réponses  sur le fond.

   Le PS a perdu 7 députés aux dernières législatives ?  "Nous avons des difficultés, lorsque nous sommes  aux responsabilités, à expliquer l'action entreprise et à la mettre en perspective  avec le projet politique pour lequel les électeurs ont voté."  . "Emmanuel Macron a su incarner uin état d'esprit positif, l'ambition et même l'espoir, alors qu'on tenait  un discours de raison et de responsabilité". En somme un manque de pédagogie  pour expliquer aux Français de gauche que détruire le droit du travail par la loi El Khomri était la politique pour laquelle ils avaient voté. Cerise sur le gâteau, on s'y est pris comme des manches, Macron a été plus malin que nous. Nous y voyons en ce qui nous concerne la sempiternelle confirmation que pour lui  rien n'est possible d'autre en 2017.

  Un grand absent ; le PCF. Alors que l'"union" avec lui restait il n'y a pas si longtemps un des piliers de l'union de la gauche, il a suffi  (dans l'Hérault  car il semble  que Bourgi   ne soit  pas trop  informé sur ce qui s'est passé en Seine Maritime par exemple) que le PCF obtienne de faibles scores  , pour qu'il soit rayé de la carte. Bourgi n'est ni le premier ni le dernier à pronostiquer notre mort. Depuis 1990 le rédacteur du blog a tellement souvent été diagnostiqué par des experts  en soins palliatifs qu'il s'étonne d'être toujours vivant.  En tout cas , si certains parmi les communistes  s'imaginaient que le PS était un allié sûr ils se trompaient, c'est Bourgi qui le dit.

  France Insoumise "incarne la gauche la plus radicale"  "sa représentation à l'Assemblée nationale n'est pas conforme à ce qu'elle aurait pu espérer". C'est donc avec elle qu'il faut construire la gauche.

   Comment Bourgi  explique -t-il ce résultat non conforme pour FI ?  "Il n'y a pas eu de dynamique à gauche qui aurait pu  être insufflée par les résultats de l'élection présidentielle".

Le lecteur nous permettra de résumer à notre façon ces propos : : de toute éternité l'union au deuxième tour des présidentielles doit se faire autour du candidat du PS. FI doit remplacer le PCF dans cette noble tâche. Et nous devons être plus pédagogues pour expliquer que rien d'autre n'est possible.. Le langage est nouveau , le fond immuable.  Ce n'est pas sur Bourgi qu'il faut compter pour construire le rassemblement nécessaire.

  Henri Ausseil

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 13:27

  Son CV est instructif : diplômée d'HEC,  , elle commence chez Goldman Sachs à Londres puis au crédit Suisse First  Boston mais surtout aux îles Cayman haut lieu de l'internationale des fraudeurs du fisc. Puis suivent HSBC, City Group et une société lui appartenant(Allia Finance) qui gère le patrimoine  des riches en les faisant profiter de sa considérable expérience  dans l'allégement des impôts. Aucun smicard ne figure parmi ses clients, ou alors c'est un faux , comme les locataires d'HLM jeunes étudiants misérables  issus des familles les plus riches que les Pinçon ont débusqué à Neuilly.

 C'est cet authentique produit du capitalisme apatride  vierge en politique  qui participerait à la confection de lois  dans l'intérêt de la "Société Civile" , nos lecteurs comprendront laquelle. Si les élus  électeurs le décident.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de PCF Littoral
  • : Ce site donne et reçoit des informations sur les communes du littoral entre Lez et Vidourle( Mauguio-Carnon , Lattes, Pérols ,Palavas etc), sur l'activité du PCF et du front de Gauche (local et national).Il se veut un lieu de débat à la disposition de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le consensus mou des médias dominants.
  • Contact

Recherche

Liens