En quelques minutes nous raconte la Vie (catholique) Mirsal Hattaab, a vu sa vie et toutes ses économies réduites en poussières. Le 8 janvier 2026, trois bulldozers israéliens ont démoli sa maison à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. L’ancien technicien dentaire avait construit ce logement pierre par pierre depuis 2014, pour loger sa famille. « Pourquoi ont-ils attendu que nous dépensions tout dans la construction ? », demande-t-il, désespéré, à la journaliste israélienne Amira Hass, qui raconte son histoire dans le quotidien Haaretz. Avec l’effet que vous supposez. Sa maison, malgré sa localisation en zone A (sous contrôle palestinien), a été démolie comme 23 autres bâtiments palestiniens en janvier, Israël s’arrogeant désormais le droit d’intervenir pour des « raisons sécuritaires ». Ces deux dernières années, 2461 maisons palestiniennes ont été détruites, soit la moitié des destructions des neuf années précédentes. À chaque fois, les habitants n’ont que quelques minutes pour rassembler leurs effets personnels. Certains tentent de protester en brandissant des papiers froissés : des titres de propriété ottomans ou des actes notariés jordaniens ; mais ces documents ne valent rien devant les tribunaux israéliens. C’est le cadastre israélien qui fait foi.Israël autorise les colons à acheter librement des terres en Cisjordanie et finance un cadastre pour transformer en « terres d’État » tous les terrains contestables. Une annexion à bas bruit.
Par ailleurs Israël salue la décision de Trump d’offrir des services consulaires dans une colonie en Cisjordanie occupée, Cette colonie, située à 12 kilomètres au sud de Jérusalem, compte quelque 12000 habitants. L’expérience sera renouvelée au cours des prochains mois sur le territoire palestinien occupé depuis 1967, dans la colonie de Beitar Illit et la ville de Ramallah.
« Nous saluons l’importante décision de l’ambassade américaine d’étendre ses services consulaires à Efrat, en Judée-Samarie », terme employé par Israël pour désigner la zone C de Cisjordanie, a réagi le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Ce secteur était placé sous le contrôle de l’Autorité palestinienne en vertu des accords israélo-palestiniens d’Oslo.
l’ Autorité Palestinienne y voit une violation des accords d’Oslo et du droit international. Et n’a pas tort Imaginez avoir à vous rendre au consulat étasunien de Montpellier pour obtenir un visa pour vous rendre à Béziers ?
Résumons : Trump travaille avec la Commission Européenne dans une commission bidon à construire un « état palestinien » tout en entérinant sur le territoire palestinien un cadastre israélien et en privant l’Autorité palestinienne de ses dernières prérogatives.
La paix étasunienne consiste à rayer la Palestine de la carte, et à fabriquer des bantoustans. Terrible leçon pour nous qui avons refusé de considérer le Hamas comme un mouvement de résistance. Les barricades n'ont que deux côtés.
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