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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 09:50

Un triste fait divers (une élève poignarde un professeur de mathématiques)  achève de nous  enrager lorsque nous lisons que en réponse une cellule d’écoute comptant deux médecins, trois infirmières et une assistance sociale a été mise en place dès le 29 novembre pour les élèves et le personnel.

   La cellule d'écoute devrait être à l'Elysée, et à l'échelle de la France.   Avec l'évolution économique et technique , une bonne formation, notamment en mathématiques mais pas seulement devient la clé de l'intégration des jeunes.  Notre système est dans l'incapacité de répondre à l'attente pour au moins 30 % de notre jeunesse.

    Le choc entre les rêves et la réalité des notes  fabrique des "bombes "   tous les jours et partout.  Ancien professeur je puis en témoigner .   Supprimer docteurs et infirmières à l'école   comme on supprime des heures d'enseignement et les rétablir pour quelques jours lorsqu'il y a un drame  est une insulte au monde de l'éducation  si on en reste là.

   HA

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 05:56

Les inscriptions des étudiants extraeuropéens  (pour l'essentiel africains) sont en baisse de 30 % à 50 %. C'est l’effet de la mise en place de la hausse considérables des droits d'inscription ,  la rustine de la campagne officielle  de retape ayant peu de poids face aux tristes réalités.

Selon un effet dialectique , la Françafrique n'avait pas que des effets négatifs, le Franc CFA de même.  La France ne finance plus les établissements scolaires à l'étranger  , réduit les coopérants, supprime le franc CFA, refuse les étudiants africains puisqu'il est impossible d'ignorer qu'une hausse des droits entraînera une baisse des inscriptions.

  Ce n'est pas un choix   volontaire mais le résultat du choix du libéralisme et de la baisse des dépenses de l'état. Ce choix désastreux conduit aux délocalisations, à la désindustrialisation, à la société coupée en deux par un fossé de plus en plus infranchissable, et bien entendu au déclin, ici celui du rayonnement de la langue.

   Le discours "gaulliste" de Macron ne peut cacher cette triste réalité.

 HA

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 08:59

Réforme du lycée et du baccalauréat, projet de loi pour une école de la confiance, instauration du principe de sélection à l’université… Depuis deux ans, le gouvernement a entrepris de bouleverser le modèle éducatif français. Son objectif ? Instaurer, de la maternelle à la faculté, un système concurrentiel au profit des élèves les plus « méritants ».

Coordonnée avec le ministère de l’enseignement supérieur, l’offensive concerne l’ensemble du système éducatif, de la maternelle à l’université. En bout de chaîne, la réforme dite « Parcoursup » a instauré, depuis 2018, une sélection sur dossier à l’entrée des facultés, dont personne ne réussit à saisir les « attendus » (les prérequis pour pouvoir être accepté) tant les critères restent opaques. Les couacs se comptent par milliers : lycéens dont la moyenne est excellente recalés, bugs informatiques, fausses joies, jeunes sur le carreau... La réforme a en revanche fait le bonheur des officines privées de coaching, qui proposent aux candidats paniqués par la complexité du logiciel et des procédures d’inscription des services d’accompagnement, comme le « pass sérénité » vendu par la société Tonavenir.net pour la modique somme de 560 euros — et 340 euros supplémentaires pour un dossier international (1).

La réforme du lycée s’enchâsse parfaitement avec celle de l’université. Afin de rompre avec le système des filières (littéraire, scientifique, et économique et sociale), jugé trop contraignant, les experts ministériels ont imaginé de multiplier les enseignements de spécialité à l’issue de la classe de seconde, selon un système flexible, à la carte — à l’image d’un menu de restauration rapide. Mais, du fait des contraintes budgétaires, les lycées n’ont pas été dotés de la même offre. Sur les douze enseignements de spécialité, sept sont obligatoires (2) et chaque établissement doit les proposer. Mais certains n’offrent que ceux-là — à l’image du lycée François-Rabelais, dans la partie populaire du 18e arrondissement de Paris ou du lycée Le Verrier à Saint-Lô — quand d’autres présentent une plus large palette avec, par exemple, les options sciences de l’ingénieur ou numérique et sciences informatiques, recommandées pour s’inscrire dans certaines formations supérieures. D’après une étude menée par le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) auprès de quatre mille élèves de seconde, il semble en outre que les lycéens reconstituent à l’identique les anciennes filières : 66 % ont choisi la spécialité mathématiques ; 50 %, sciences de la vie et de la terre ; et 47 %, physique-chimie, soit les ingrédients composant l’ancienne filière scientifique. Faute de place, les conseils de classe devront pratiquer une sélection quant aux spécialités choisies (3).

Logique de tri social

Il faut dire que les textes de la réforme témoignent d’une technicité pouvant se révéler dissuasive pour les personnes peu familières du labyrinthe éducatif, notamment au sein des classes populaires. Or ce sont justement les lycées des territoires les plus défavorisés (banlieues pauvres, espaces ruraux, petites villes) qui vont le plus pâtir de cette offre de spécialités au rabais. Ils sont également en première ligne de la refonte du baccalauréat, qui comporte désormais une forte part de contrôle continu et une épreuve dite « grand oral », calquée sur le modèle des grandes écoles, sans temps de préparation alloué ; cela ne pourra aboutir qu’à valoriser des élèves déjà habitués aux épreuves orales — c’est-à-dire, souvent, ceux des établissements favorisés. Mises bout à bout, toutes ces mesures entérinent la disparition du lycée unique et du baccalauréat national, remplacés par une dynamique de différenciation scolaire sur fond de tri social.

D’autant qu’à ce tableau il faut ajouter la réforme du lycée professionnel. Dès la rentrée prochaine, les enseignements généraux (mathématiques-sciences, lettres-histoire, langues vivantes, éducation physique et sportive) y verront leur volume horaire diminuer fortement. Cette évolution signe la fin d’une tradition d’équilibre entre formations culturelle et professionnelle, qui offrait aux lycéens de ces filières d’autres débouchés qu’une voie pas forcément choisie.

Les projets concernant les autres cycles empruntent la même direction. Certes le président Emmanuel Macron a promis de limiter à vingt-quatre le nombre d’élèves par classe de la grande section de maternelle au cours élémentaire de première année (CE1), mais tous les professionnels savent qu’à budget constant cela se soldera par une augmentation des effectifs dans les autres niveaux. Expérimenté depuis la rentrée 2017, le dédoublement des classes de cours préparatoire (CP) dans les établissements situés en réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+) — une bonne chose — s’arrête déjà dans beaucoup d’écoles. Ailleurs, ce sont des agences privées, comme Agir pour l’école, une émanation du très droitier Institut Montaigne, qui dictent au ministère les directives pédagogiques d’apprentissage de la lecture (4).

 

Laurence De Cock (site Monde Diplomatique) 

 Pour le texte complet site  100 paroles

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 06:54

Semaine après semaine, la colère monte dans l’éducation nationale. De la maternelle au lycée, des profs aux parents, tous cherchent des voies originales de contestation et se retrouveront demain pour une journée de grève nationale.

 Faire plus avec moins comme le proclame Blanquer (ce qui le conduit au pire)  crée une situation inédite dans un secteur trop souvent tenté par les demi mesures sociales démocrates.

  La question fondamentale est désormais posée (et non encore réglée)  les syndicats de l'enseignement abandonneront-ils l'autonomie qui divise pour rejoindre le grand mouvement de contestation dans lequel TOUS les problèmes devront être posés, puisque c'est l'austérité libérale qui les explique tous?

  HA

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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 10:04

34 000 élèves de plus dans les lycées et collèges en 2019, 27 800 s'ajouteront en 2020 et  2650 postes vont être supprimés dès septembre. Cela résume l'impasse macronienne.  L'humain ou le fric , il faut choisir.

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 11:07

Le doyen et un professeur  (entre autres) avaient employé des nervis pour chasser les étudiants  qui occupaient pacifiquement quelques amphis. En d'autres temps, après un semblant d'enquête ils auraient été blanchis.

 Mais en 2019 des gilets jaunes il en va tout autrement. Le conseil de discipline universitaire a condamné le doyen à cinq ans  d'interdiction d'exercer, et le professeur a été révoqué.Sans parler de ce qui peut suivre  devant les tribunaux civils. Le temps de l'impunité est révolu. Qu'on se le dise dans le camp des chiens de garde : obéir à des ordres illégaux est illégal.

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 10:14

Riaumont  est une minuscule école privée sans contrat pour fils de grands bourgeois catholiques voulant que leur progéniture s'endurcisse.

 Mais comme il faut vivre elle accueillait aussi des enfants rejetés issus des milieux défavorisés. Le suicide de l'un d'eux  en 2001,  n'a  eu aucune suite immédiate mais  en 2019 l'école ferme et ses quatre enseignants sont   mis en examen.

   Pourquoi en parler ici ? Parce  que Blanquer surfe sur une idée :  revenons à l'école de jadis, l'actuelle faisant faillite.

  Les quatre traditionalistes qui ont puni, frappé, humilié des  enfants étaient probablement sincères, habités par l'idée que la contrainte  est la meilleure des pédagogies. Dans les années 50 j'ai vu pareillement des enseignants respectés  du public gifler des récalcitrants dans des classes de fin d'études ... et obtenir des  résultats et même une approbation.  Mais c'était une autre époque et une autre société, où l'enfant était un adulte en réduction, où la fille mère était une abomination et le mariage  le seul horizon pour les rapports sexuels (pour prendre quelques exemples de la soumission assumée  de l'individu au groupe).

 Depuis,   bien des idées nouvelles et libératrices se sont imposées , en même temps malheureusement que l'état providence  s'effondrait.  Une confusion en résulte. Certains croient que le retour de la coercition fera revenir l'état providence. Rien n'est plus faux . Des succédanés de Riaumont moins barbares mais restant basés sur une féroce sélection favorable aux premiers de cordée,  n'obtiendront aucun résultat, face à l'envie de vivre  une vie épanouie qui devient générale. 

  Cela n'en rend pas l'école actuelle  meilleure mais  prouve CE QU'IL NE FAUT SURTOUT PAS FAIRE.

 HA

 

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 10:58

Les 25 000 postes supprimés (la moitie des 50 000postes de fonctionnaires dans le collimateur), ne passent pas.

 Rappelons que c'est la PREMIERE FOIS DANS L'HISTOIRE DE LA FRANCE depuis 1789 (y compris donc Louis XVIII, Louis Philippe et Napoléon III) que le budget de l'éducation  (on disait de l'instruction publique) diminuerait en période de crise sociale. Les gouvernements les plus réactionnaires avaient compris (dans l'intérêt des capitalistes) qu'éduquer les jeunes augmenterait la productivité.

     C'est cela que les financiers modernes et leurs domestiques  recusent. Ce n'est plus essentiellement de l'exploitation du peuple français qu'ils tirent leur profit mondialisé. A l'exception du plus haut niveau, qui demeure essentiel.

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 06:42

La question des notes revient à intervalles réguliers, mais pas pour de bonnes raisons. Environ 40 % des jeunes  sont comme on dit en situation d'échec, c'est à dire que pour certains le théorème de Thalès est un obstacle insurmontable.(c'est une image)

    Deux solutions existent pour résoudre la difficulté

     - pousser la recherche en pédagogie, diminuer les effectifs, organiser un rattrapage quand il est temps, obtenir l'aide des familles, permettre à tous les niveaux un rattrapage par des procédés différents plus concrets etc etc Il faut de gros moyens. Et donc cesser de faire des gros cadeaux aux gros actionnaires

    -  supprimer les notes pour supprimer le sentiment d'échec. Cela ne coûte rien. Mais le mur  devenu invisible de la sélection n'en existe pas moins. Le travail exige de plus en plus de qualification. Et 40% des jeunes se fracassent sur cette contradiction   un jour ou l'autre.

  HA

Note : les recherches sur l'autisme ont conduit à une étude approfondie  du fonctionnement du cerveau humain. A la naissance (sauf accidents génétiques ou autres)   TOUS les cerveaux ont des capacités inouïes. Mais le cerveau  pour éviter la surcharge OUBLIE ce qui n'est pas utilisé . Un cerveau se développe d'autant plus qu'il est stimulé. C'est cette particularité qui explique les énormes différences constatées.

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 06:59

Quelque 2.600 postes d'enseignants seront supprimés l'an prochain dans les collèges et lycées publics et environ 1.900 seront créés dans le primaire, a précisé mercredi le ministère de l'Éducation à l'AFP,

 Quel que soit l'effort des chiens de garde pour justifier cet effort  vertueux pour le primaire 700 emplois se sont évaporés.  C'est ce que l'on appelle la priorité à l'éducation. Pauvre ministre fossoyeur de son ministère ! 

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