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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 06:09

Pour Médiapart réunir 2 à 3000 personnes à  Perpignan   à l'appel de 33 organisations à l'occasion du 17e congrès du RN qui se  se tient ces 3 et 4 juillet au Palais des congrès, "ce  n’est pas si mal".

 Le blog, disons le clairement, ne supporte plus cette fausse unité rassemblant des militants pour défendre une gauche indifférenciée qui lorsqu'elle était au pouvoir a nourri la colère des couches populaires aussi bien que la droite. Ce genre de rituel favorise le RN au lieu de l'inquiéter.   Les Perpignanais ne se sont pas sentis concernés.

  Certains propos recueillis par Médiapart font frémir  qui  croient donner la   raison de la faible affluence. L'élection de Delga rendrait le danger moins grand à Perpignan  qu'à Lyon. Cette vision de la politique limitée  à l'élection (avec une énorme abstention)  est pour nous le signe d'un retard par rapport aux nécessités et d'énormes illusions.

 Ce n'est pas de manifestations commémoratives  CONTRE que le peuple de gauche a besoin mais de manifestations POUR ,pour l'école, pour la santé, pour sauver les emplois , pour mettre fin aux dégâts de ia prédation financière, avec des propositions précises qui supprimeront les ambigüités à gauche et rendront l'espoir. Répercutées bien sûr à l'Assemblée nationale et dans l'activité militante "ordinaire"

C'est comme cela et seulement comme cela que leRN perdra les voix de la colère.

Ayant conscience de ne pas faire plaisir  à tout le monde  en disant ça, c'est pour lancer le débat que je m'exprime

 Henri Ausseil

 

 

 

 

 

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4 juillet 2021 7 04 /07 /juillet /2021 08:31

 les candidats soutenus par le président de la République n’ont rassemblé sur leur nom que… 3% des inscrits lors du premier tour. Une démocratie qui laisse si massivement sa jeunesse se détourner de la vie de la cité se condamne à moyen terme.

Ce terrible désaveu n’est en aucun cas la manifestation d’un désintérêt pour la politique. L’abstention devient pour beaucoup un acte politique pour être écouté et entendu.

C’est parce que les pouvoirs restent sourds à la multitude des mouvements syndicaux, sociaux, citoyens, aux luttes pour une réforme juste du système de retraite comme pour la défense de la sécurité sociale, aux mouvements des Gilets jaunes comme aux « nuits debout », aux combats unitaires pour empêcher la privatisation d’EDF ou de la SNCF, aux actions des jeunes pour le climat, des femmes pour l’égalité, ou encore à la diversité des actions des travailleurs pour défendre l’industrie, l’emploi et les services publics, qu’en conscience une majorité de nos concitoyens organisent le silence des urnes.

Toutes ces manifestations de la volonté populaire se heurtent aux pouvoirs successifs qui, refusant d’écouter ces exigences, accélèrent la mise aux normes du pays aux canons de la mondialisation capitaliste.  Le système représentatif est ainsi englué dans une « alternance » qui perpétue les mêmes politiques au service des puissances d’argent. Mais le fameux duo Macron-le Pen, qui ne sert qu’à verrouiller le paysage politique, est ébranlé. D’évidence, notre peuple cherche une autre voie.

Le système institutionnel agonise ainsi dangereusement. Le pouvoir, qui prend appui sur les classes supérieures bien plus mobilisées que la moyenne, subit une déroute d’ampleur qui laisse augurer un redoublement de la crise  Le présidentialisme grotesque et les politiques libérales menées sous les auspices de l’Union européenne produisent un cocktail amer qui mine l’ensemble de l’architecture démocratique.

L’enjeu réclame d’engager un processus de transformation radicale des institutions portant une souveraineté populaire sur les choix politiques et économiques. Une nouvelle République, la sixième, qui devrait devenir la première République sociale, démocratique et écologique. Partout, de l’usine à l’université jusqu’au Parlement et au plus haut niveau de l’Etat, l’urgence est d’inventer de nouvelles formes de démocratie et d’interventions conférant de réels pouvoirs aux citoyens. C’est ce que demandent celles et ceux qui souffrent de ne pouvoir correctement se nourrir, se loger, travailler avec des bons salaires ou des revenus corrects pour les paysans et les artisans. La 5ème République se meurt. Il faut, avec les citoyens, en inventer une nouvelle.

Patrick Le Hyaric (extraits)

Le blog ajoute que cela  ne peut se faire que par des actions débouchant sur des succès partiels. Et les changements constitutionnels n'ont JAMAIS précédé la prise de pouvoir. Aucun régime depuis 1789 n'a échappé à cette règle.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 10:34

Comme la voie d'eau , le rail garde toute sa valeur au XXI° siècle du réchauffement climatique.

 Mais leur  développement implique un pouvoir d'état puissant , beaucoup plus que pour la route. Lorsqu'il privatise au lieu d'investir le rail et la voie d'eau périclitent. Le canal du Rhône à Sète modernisé  à demi  s'éteint doucement... et le port de Sète aussi.

Mais c'est bien plus visible pour le rail. Les cheminots font grève jeudi. les médias vont être hystériques comme d'habitude. Mais le peuple Français aurait tout intérêt à soutenir les cheminots et la vraie gauche à s'impliquer dans le combat, et pas seulement pour défendre les lignes menacées.

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 09:05

Lorsqu'il faiblit le PS est unitaire en diable. A condition toutefois de rester en tête. Dès  que sa situation s'affermit (le discours de premier tour  de Carole Delga stigmatisant la France Insoumise le prouve) l'hégémonie reprend le dessus. Peu importe que ses succès soient acquis  avec 70 % d'abstention, que l'électorat populaire manque à l'appel,  que des alliés  aient contribué au succès. C'est au PS que revient  la tâche    de diriger la gauche parce qu'il est le plus intelligent et le plus réaliste.

  Aux présidentielles tout à coup, les voisins de palier verts  découvrent qu'ils ne sont pas seuls à rêver incarner la gauche.  C'est Annie Hidalgo et personne d'autre.

 Ce que craignait le blog aux Régionales et aux Départementales  (une union qui ne profite à gauche qu'à une composante "libérale modérée" jetant l'électorat populaire dans les bras du RN) a failli se produire.

Le blog préfère deux élus  conquis de haute lutte à Sète, à une élue octroyée à Montpellier  (ce n'est pas un secret, la fédé voulait beaucoup  plus mais s'est inclinée devant l'oukase). C'est toute la dialectique de l'Union.  Se baser sur ce qui est dans le  paquet,   non sur l'étiquette. Malgré les apparences les conditions sont plus favorables désormais pour y arriver. A condition d'imposer le débat sous cette forme, et non celle de la guerre des chefs de BFM TV et autres.

 Nous sommes tous prévenus.

HA

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 10:57

En Normandie, Sébastien Jumel  n'a pas tout à fait réussi son pari . Avec 9,6 % il frôle la possibilité d'être au deuxième tour. Il refuse les propositions  du PS  qui se vit hégémonique à gauche, même là  où l'union s'est faite dès le premier  tour (en Occitanie  par exemple 14 ou 15 élus  sur 120  cela ne donne guère la possibilité de peser.)

Ce faisant le PCF en Normandie affirme sa singularité et le nombre de conseillers départementaux passe de 4 à 8 (de 155 à 160 au plan national avec des pertes douloureuses et des gains parfois concédés par le PS comme à Montpellier dans le binôme PS-PCF).

Le bond en avant dans les régions (de 29 à 62 conseillers et conseillères) s'explique plus par une stratégie payante que par des avancées   dans les têtes des électeurs. Ce n'est pas négligeable après des décennies  d'érosion mais ne se traduit pas par une avancée chez les jeunes et les ouvriers, principaux abstentionnistes.

 Il ne s'agit pas de revenir sur l'union nécessaire mais de la penser autrement, comme en Normandie.  L'Union, certes, mais pas celle de l'homme  et du cheval où c'est toujours le même qui est dessus .  Pour le blog c'est le débat central à gauche. Et la candidature de Roussel  aux présidentielles aidera à le faire avancer.

Aux lecteurs et lectrices d' en tirer  leurs  propres conclusions. 

HA

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 10:35

le logement est un énorme problème à Berlin.  Ne se contentant pas de le constater Die Linke obtient  avec de multiples associations l'organisation d'un référendum pour NATIONALISER les grosses propriétés  immobilières urbaine, tout le contraire de la gentrification.  Joindre un combat  social et une bataille politique, ce qui reste si difficile en France, nos amis de Die Linke l'ont fait. Et s'ils gagnent, le retentissement sera énorme.

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 09:54

Mais veut supprimer 2000 postes  pour gonfler les dividendes. Voir ce que nous avons dit pour le Jura dans l'article précédent.

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 09:45

280 chômeurs de plus, mais d'autres emplois derrière  menacés,  une compétence détruite, une bataille syndicale exemplaire mais qui est restée syndicale. Le désespoir s'ajoutant au désespoir.  Un tribunal qui "arbitre" du côté de la finance  Quand la vraie gauche  comprendra-t-elle que c'est une voie sans issue?

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 09:25

Nous avons vu que cette instance qui fait jurisprudence a pris un certain nombre de décisions positives  contrairement à toutes les autres censées surveiller l'exécutif, qui au contraire s'agenouillent.

 Cette fois on est dans le dur. La révolution française a introduit une notion essentielle : l'égalité des droits. Pour l'époque c'était abolir le privilège. Le temps passant cette égalité des droits  face au nouveau privilège de l'argent  devient un leurre. Avoir droit à un travail (voir notre constitution) n'est pas avoir du travail. Avoir droit à un logement n'est pas avoir un logement.

  La contre-réforme macronienne de l'assurance chômage  est basée sur le fait que patron et salarié ont des "droits égaux" dans un contrat individuel.Le  but réel est d'économiser 3 milliards sur le dos des travailleurs, nous le savons bien. Mais il faut un peu de miel pour enrober l'amertume.

  En l’occurrence et pour simplifier,   le travailleur qui accepte un temps partiel est-il volontaire pour un temps partiel? Patron et salarié sont-ils égaux en droit lorsque le patron propose un temps partiel ou un CDD  et que le salarié l'accepte?

  Le Conseil d’État, dans un arrêt historique  dit c'est faux.   Un état de fait SUBI n'est pas une acceptation, patron et salarié ne sont pas égaux dans l'affaire.

 A y regarder de près le Conseil d’État n'invente rien. La Résistance en 1945 avait détruit le contrat individuel remplacé par des accords de branche. Tout l'effort du patronat depuis trente ans est de revenir au contrat.  Arrêter l'offensive sur ce point clé est une formidable victoire.

  Macron doit en être coi. Outre la gifle que tout le monde met en avant, c'est la trahison des clercs, ceux qui sont chargés de donner une apparence de droit à la  bonne vieille exploitation.

  Pour le blog qui suit Gramsci, une partie de l'intellectuel organique du capitalisme rejoint le camp de l'intellectuel organique qui se construit,  et Macron a de quoi avoir des sueurs froides.  Certes ce n'est pas la Révolution.  La seule chose à craindre c'est que la gauche ne s'en aperçoive pas qui a toujours  sous estimé  ses victoires depuis 1981, s'assoupissant par peur d'être trop audacieuse et se fixant comme objectif la force tranquille de Ségala c'est à dire son anéantissement. 

    l'Huma  consacre à l'évènement de nombreux articles. Une des gauches au moins a tout compris.

     HA

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 07:04

Philippe Martinez  a critiqué Fabien Roussel qu'il accuse de dérive sur les problèmes sécuritaires. Nous touchons là à l'essentiel sur la réponse à la question : comment construire le rassemblement.

 Examinons la position de la CGT : lors des manifestations elle se heurte aux forces de l'"ordre" qui sont celles du capital, il est donc facile d'assimiler la police à l'ennemi de classe avec lequel rien n'est possible en commun.  Le combat contre l'extrême droite montre que la police est infectée par le racisme, autre motif de la rejeter. Et ce combat peut se mener avec le PS, donc pour la CGT la configuration politique susceptible de changer les choses est l'union des gauches.  C'est à dire en gros ce qui existe depuis 1936  et qui donne les résultats que nous pouvons mesurer.    J'ai conscience du côté caricatural de cette analyse , qui ne correspond pas à toute la CGT , la vie est plus dialectique. Mais c'est ce qui découle de la posture charte d'Amiens, la séparation du syndical et du politique... et des propos de Martinez.

  Fabien Roussel , fils du Nord industriel, a un souci complètement différent. Il peut voir les désastres de la désindustrialisation, la colère de la classe ouvrière trahie  qui s'exprime en vote Le Pen,  Il faut reconquérir les quartiers difficiles. Et c'est sa manière d'aborder les problèmes de sécurité.

  N'en déplaise à Martinez la gauche quand elle gouverne  abandonne les quartiers difficiles. L'insécurité y règne, l'état de droit est absent. Les pompiers se font agresser, les enseignants se font agresser, les soignants aussi. Les gangs corrompent les jeunes, l'économie grise est souveraine.  Rien de tout ça n'existe ailleurs.    Et tous les gouvernements qui se sont succédés ont acheté la paix sociale précaire en fermant les yeux à condition que l'on reste entre soi.   C'est ce que dit Fabien Roussel si on se donne la peine de l'écouter.

  La sécurité des quartiers populaires devrait être notre priorité. Il y faut des policiers, mais pas   sous la forme actuelle du raid militaire,  il y faut un état de droit, il y faut aussi du travail, l'égalité réelle,  La police n'est pas une ennemie de classe. Elle est, lors des hégémonies  comme celle qui dure depuis 50 ans,  l'instrument du capitalisme rentier. C'est l'évidence. Mais la crise la traverse aussi. Elle sera ce que notre lutte en fera. Le pire reste possible si nous ne faisons rien.

  Je suis au regret de le dire, les déclarations de Martinez montrent qu'il n'écoute pas ce que dit Roussel mais ce que les médias disent de Roussel basés sur la présence à telle ou telle manifestation. Et comme notre combat dans les quartiers populaires est très insuffisant,  le PCF reste en grande partie invisible , ce qui facilite l'incompréhension. Cela profite à qui ?

  Le rassemblement  seul susceptible de renverser le capitalisme rentier ne se fera pas avec 75 % des ouvriers et 80% des jeunes qui s'abstiennent parce que la politique les oublie bien qu'elle prétende le contraire.

   Nous entrons dans la difficulté , passer des intentions à la réalité. C'est le mérite de Martinez d'avoir lancé le débat.

   Henri Ausseil

 

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