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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 11:05

Les médias aux ordres ont trouvé leur victime : les petits transporteurs qui n'ont pas de réserves de trésorerie. Diviser, diviser , pour continuer à régner.

   Les responsables des difficultés des petits routiers se trouvent ailleurs. Les donneurs d'ordre qui les pressurent,les banques qui leur refusent une avance de trésorerie.  Ceux-là mêmes qui sont dans le collimateur des gilets jaunes...

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 10:50

87 jours de grève avec tambours , sifflets et concert de casseroles dans un  quartier ultra chic de Paris,  l'action  des femmes de chambre du Palace (avec  la CGT) ont abouti à un formidable appel d'air. Alors que les ordonnances Macron favorisent les tranches de saucisson de la sous traitance  permettant  toutes les exploitations, les femmes de chambre viennent d'obtenir exactement l'inverse :  l'intégration dans les effectifs de l'hôtel, avec les avantages qui vont avec.

  Réfléchissez au paradoxe : le conflit est né dans le ventre mou du syndicalisme , le secteur du tertiaire féminin, impliquant une main d’œuvre souvent d'origine immigrée, sans culture de lutte sociale, sur laquelle les pressions sont redoutables.  Des femmes héroïnes invisibles  des temps modernes,  soutenues par une CGT de combat, ont tout appris et nous donnent  désormais une leçon que nous devrions mettre à profit : les gens évoluent, les choses changent , mais à une condition : que le combat soit bien mené sur un objectif précis que les intéressés ont choisi, déjouant tous les pièges, soutenu par le PCF  et un grand nombre de citoyens sans esprit de récupération,  trouvant les moyens matériels de durer .  

  La recette du succès en somme, qui devrait nous inspirer pour des combats de plus grande ampleur.

  Henri Ausseil

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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 09:09
Le mouvement des « gilets jaunes », les appels à l’action de la CGT et des syndicats de retraités, les actions des policiers, de la CGT Fonction publique et de la FSU sont en train de changer la donne. On passe d’un climat où on avait l’impression de se heurter à des murs à une période où peuvent être bousculés bien des dogmes économiques comme celui des déficits à ne pas dépasser et où la conscience grandit de la nature de classe du système et de la politique actuelle. L’emblématique suppression de l’impôt sur les grandes fortunes en est la manifestation. Elle est désormais rejetée par une majorité de nos concitoyens.
 

    P Le Hyaric (extrait)

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 08:37

François Ruffin que nous apprécions habituellement est à l'origine d'une proposition avec laquelle le blog est en désaccord. Il s'agirait de faire confluer les Gilets Jaunes vers la demande d'un référendum révocatoire.

 Dans la discussion sur la sixième république nul doute qu'il s'agisse  d'un point clé. Mais nous n'en sommes pas là.   Faire dériver un mouvement économique et social (les salaires, l'inégalité, l'injustice de l'impôt  etc)  vers une revendication  purement politique c'est le détruire. Il ne s'agit pas d'une revendication des gilets jaunes mais d'une proposition qui leur est prêtée PAR LES MEDIAS comme les 42 revendications   irréalistes.  La demande du retour de l'ISF est bien plus porteuse de sens et émane réellement des Gilets Jaunes et non de ceux qui parlent en leur nom.

  Mettons les pieds dans le plat ; une motion de censure dont personne ne doutait qu'elle serait repoussé n'émane pas non plus des gilets jaunes et n'avait  aucune possibilité de les enthousiasmer que le PS s'y joigne ou non.  C'est l'indifférence totale sur les ronds  points qui a prévalu.

  La meilleure preuve que  le débat prématuré sur le RIC est une erreur c'est que les médias aux ordres s'en sont emparés dans un de ces débats creux qui évitent de parler des choses qui fâchent. Ne brûlons pas les étapes et ne cédons pas à la tentation de récupérer un mouvement pour un bon score aux Européennes.  D'abord établir le rapport de forces dans  la lutte des idées dans l'action, la construction d'un socle de revendications économiques et sociales pour éviter les promesses creuses et la sixième république viendra à son heure , non comme la revendication PRIORITAIRE d'où tout découlerait ensuite.

   Henri Ausseil

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 08:04

Soirée comme il y en a trop peu, la section Mauguio Littoral du PCF dans une réunion ouverte à tous  à Pérols, a donné la parole à Manu Delfosse, "organisateur" des Gilets jaunes du rond point du Zenith tous les samedis depuis la mi novembre.

 Il n'est pas question ici de résumer la discussion qui a suivi, d'une exceptionnelle richesse par la qualité et le nombre d'intervenants mais de se concentrer sur le VECU.

    - Aucun casseur que la télé puisse se mettre sous la dent et les incidents insignifiants.

    -   Aucun blocage mais un ralentissement permettant la distribution d'un tract et la discussion.

   -  Un soutien phénoménal des automobilistes et de la population en général.  Un grand nombre de véhicules  ont leur système de descente des vitres cassé (un signe révélateur)  , le conducteur OUVRE LA PORTE POUR PRENDRE LE TRACT, s'il y a plusieurs passagers chacun veut le sien. Un paysan apporte chaque samedi deux cagettes de pommes, et les Gilets jaunes sont largement approvisionnés. Coup de klaxon amicaux et encouragements sont la règle.

   - la démocratie directe est de mise, chacun compte pour un, la liberté de parole est totale et la joie règne alors que l' Assemblée citoyenne se déroule le mercredi soir sur le parking du Zénith, dans le froid le tract écrit collectivement sur le capot d'une voiture.

Manu ne représente pas les Gilets jaunes mais un rond point, non comme chef  (il n'y en a pas) mais comme porte parole, la réalité n'est pas partout la même, mais une chose  les soude tous : le bonheur d'être ensemble, l'idée que si on ne bouge pas on n'a plus qu'à fermer sa gueule, malheureusement aussi un rejet massif de la "politique"  alors qu'ils en font au plus haut niveau qui soit.

  Merci Manu pour cette soirée inoubliable.

    Henri Ausseil

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 11:16

Voilà une scène qui en dit long de l'atrophie démocratique: alors que l'ISF est sur toutes les lèvres, que des ministres macronistes eux-mêmes émettent des doutes sur sa suppression, la majorité a refusé d'en débattre à l'Assemblée nationale. Tous les amendements de l'opposition pour le rétablir ont ainsi été jugés «irrecevables » par l'arbitraire de la majorité macroniste. Pourquoi le débat leur fait-il si peur? Parce que, avec le mouvement des gilets jaunes, les députés se savent dorénavant sous surveillance citoyenne. Les élus macronistes vendus sous le label « société civile », qui ont massivement fait rentrer les intérêts privés dans l'Hémicycle, ont pris conscience qu'ils devront dorénavant rendre des comptes.

Cette scène, au fond, dit une chose simple: la démocratie représentative n'existe plus. Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active et comptent pour dix fois moins parmi les députés. Aucun ouvrier ne siège dans l'Hémicycle. La démocratie est redevenue censitaire, repoussant toujours plus loin les classes populaires de la scène politique. En rangeant la lutte des classes dans le tiroir des «vieilleries idéologiques », en dépolitisant le débat public, le néolibéralisme a vidé de sa sève la démocratie. Ce n'est pas le «modèle » qui est en crise, c'est son fonctionnement, réduit à un théâtre d'impuissance devant l'hégémonie des multinationales, de promesses non tenues.

Emmanuel Macron a beau être le pur produit de cette confiscation, il ose se présenter comme le chantre de la démocratie face à la tentation autoritaire. Une escroquerie d'autant plus dangereuse que la possibilité du fascisme est bien réelle. Inévitablement, la manœuvre du « vote utile » ne fonctionnera plus. L'alternative politique à l'extrême droite se joue donc ici et maintenant : dans la capacité des citoyens à se réinviter dans le jeu politique, comme le font les gilets jaunes, à s'unir pour des conquêtes sociales plutôt que se diviser sur des paniques identitaires irrationnelles.

Maud Vergnol    édito de l'huma

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 08:07

Au lendemain de leur journée de mobilisation, les gardiens de la paix obtiennent une augmentation salariale, soit une hausse en moyenne de 120 euros net par mois.

  Cette rapidité et ce choix de revalorisation,  interdite aux autres salariés, témoignent  d'une peur panique.  Mieux que certains à gauche Macron a perçu le danger du rassemblement de la multitude qui s'esquisse.

 Comme toujours l'effet sera dialectique:

     Les plus mous ou le plus droitiers des policiers  seront ravis, beaucoup feront les comptes des heures supplémentaires dues.

    Tous les autres  salariés prendront cela comme une provocation.

  C'est ce qui arrive quand on perd la bataille des idées.

   Henri Ausseil

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 07:55

A tous les syndicats de Montpellier

 

Cher(e) Camarade,

 

Samedi 22 décembre prochain, le mouvement des gilets jaunes a décidé de manifester dans 14 grandes villes dont Montpellier. Nombre de nos camarades sont impliqués dans ce mouvement et le succès de notre manifestation du 14 décembre dernier a largement démontré que nos organisations ont envie de faire émerger les revendications de la CGT.
Je vous propose donc de nous retrouver devant la Préfecture (Angle Rue Foch) :

 

Samedi 22 décembre 2018 à 14 h

 

pour partager un moment de débat et de fraternité autour d'un point solidaire CGT où nous pourrons mener les débats et confronter les points de vue tout en buvant un verre.
 

La convergence des luttes fera plier le gouvernement, soyons-en certains.

Et aucune "trêve des confiseurs" n'a jamais empêché les luttes de reprendre.

Faites passer le message, appelez tous les militants disponibles et qui le souhaitent à se rassembler.

Fraternellement,

 

Pour le Bureau de l'UL CGT de Montpellier,

Michel CHATAGNIER

NDLR : qui a dit que l'histoire était immobile ?

 

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 11:02

 Huma  :Comment la CGT appréhende-t-elle ce mouve- ment sans organisation ni coordination ?

Philippe Martinez Notre position est claire sur ce mouvement des gilets jaunes. Il est parti d’une révolte contre la hausse du prix de l’essence, que partage la CGT, mais derrière on voyait bien le risque des mots d’ordre du refus de toutes taxes, cotisations comprises. Très vite, cependant, les banderoles ont affiché des slogans pour la hausse du Smic et l’impôt sur la fortune, comme sur les tracts de la CGT. Cela montre qu’on ne prêche pas dans le désert. Même si les jonctions ne sont pas évidentes au premier abord, ce mouvement est un mouvement social, hétéroclite dans sa composition, avec l’existence qu’il faut dénoncer de certains comportements inacceptables en son sein.

Les gilets jaunes ont obtenu des concessions du président de la République que le mouvement syndical a échoué à arracher malgré ses mobilisations ces dernières années. Cela vous conduit-il à repenser votre stratégie ?

Philippe Martinez Nous devons constamment nous interroger sur la stratégie la plus efficace pour gagner. Ce que font les gilets jaunes percute d’ailleurs nos débats dans la CGT sur l’efficacité des « journées saute-mouton » (les journées d’action espacées dans le temps – NDLR) et des mobilisations du samedi. Or, si on ne conjugue pas les actions le samedi avec des actions dans les entreprises, le Medef pourra continuer à dormir tranquille. Quant aux manifestations, aux occupations de carrefours ou de péages autoroutiers, elles font partie des formes diverses de l’expression collective du mécontentement que le mouvement syndical a lui-même expérimentées. En 2016, on a connu aussi des occupations, des formes de lutte identiques. J’entends bien la volonté d’une partie des représentants politiques et des médias d’installer l’idée que certains seraient plus efficaces que d’autres. À mon sens, ce que démontre avant tout l’action des gilets jaunes comme celle des syndicats, c’est que l’action collective paie. Mais paie-t-elle à la hauteur des revendications ? C’est, me semble-t-il, la question à poser. Dans leur lutte, les cheminots aussi ont obtenu des choses. Mais ils n’ont pas gagné tout ce qu’ils voulaient. De leur côté, les gilets jaunes ont arraché la hausse de la prime d’activité, la prime exceptionnelle dans certaines entreprises, mais ils n’ont pas gagné la hausse du Smic qu’ils revendiquent, ni le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Si l’on veut obtenir davantage, il faut donc être encore plus nombreux à se mobiliser, et cela vaut pour tout le monde, gilets jaunes, rouges ou d’une autre couleur. Cela pose aussi la question de notre capacité collective de taper le cœur du système, c’est-à-dire le capital. Et le capital, ce sont les grands groupes, les multinationales.

Le contournement des syndicats n’est-il pas aussi la conséquence de luttes qui ne se traduisent plus par de nouvelles conquêtes ?

Philippe Martinez Oui, le monde du travail peine à arracher de nouvelles conquêtes. Il y a eu des mobilisations importantes, mais sur les enjeux nationaux, depuis les 35 heures, nous avons empêché des reculs mais nous n’avons rien gagné de nouveau. Cela pose la question de l’action collective, des formes de lutte. Ce sont des constats que l’on fait nous-mêmes, on est d’accord de ce point de vue

Les gilets jaunes ne posent pas la question de la lutte à l’entreprise ni ne désignent le Medef comme leur adversaire. Est-ce un obstacle pour réaliser la jonction avec les luttes et les grèves syndicales ?

Philippe Martinez Pour la plupart, les manifestants sur les ronds-points ne travaillent pas dans les grandes entreprises. Ce sont des chômeurs, des retraités, des salariés de TPE-PME, voire des petits patrons et artisans, ce n’est pas la masse de nos syndiqués. Le capital, le CAC 40, les actionnaires, ils ne les croisent pas dans leur vie. Pour eux, le Medef, qui est le symbole de la puissance de l’argent, c’est lointain. La CGT doit donc être plus précise dans la désignation des premiers responsables de la situation. Le plus heureux des mesures du gouvernement, c’est le Medef : il ne met pas la main à la poche. Geoffroy Roux de Bézieux (le président du Medef – NDLR) affirme d’ailleurs que ce mouvement social ne le concerne pas, puisque les usines ne sont pas occupées et que ses permanences ne sont pas attaquées. C’est le travail de la CGT que de rappeler qu’il y a de l’argent mais qu’il est mal orienté, parce qu’il va aux actionnaires et non aux salariés. La prime d’activité sera payée par les impôts de tous, pendant que ceux qui détiennent le capital vont toucher encore plus d’argent. Les syndiqués à la CGT discutent sur les ronds-points avec les gilets jaunes pour pousser ce débat. Tous les salariés de ce pays sont soumis à la pression des actionnaires, qu’on travaille dans une grande ou une petite entreprise, et même dans les services publics.

cliquez pour voir la suite et l'article complet

Entretien réalisé par Sébastien Crépel  dans l'Huma du 20 décembre

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 07:59

Un sondage BFM TV l'atteste plus de la moitié des Français considèrent que la mobilisation lancée le 17 novembre, doit se poursuivre, indique un sondage réalisé pour BFM TV ce mercredi.  Selon l’enquête, 70% restent toujours favorables aux gilets jaunes

 Ce soutien a reculé de 3 % par rapport à la semaine dernière ce  dont Macron se glorifiera  mais lorsque  41% des personnes interrogées soutiennent la mobilisation et 29% éprouvent de la sympathie pour elle, le véritable vainqueur ce sont les gilets jaunes.

  Allons M Macron , encore un effort !

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