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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 09:58

Le fiasco  de FI aura eu un effet bénéfique : ce  que nous étions les seuls à constater et à refuser  émerge. Lors des législatives les réponses des candidats FI  aux  demandes locales du PCF  étaient stupéfiantes  : "ils n'avaient pas l'autorisation de passer des accords". Les FI corses ont passé un accord électoral avec  le reste de la gauche de lutte . Mélenchon les a stigmatisés et soutenu les nationalistes.  Ces faits sont avérés.

 Clémentine Autain  dans l'Huma puis un certain nombre de responsables en interne découvrent qu'il  n'existe à FI "aucune véritable instance de décision collective".

   Répétons que la multitude , rassemblement majoritaire en puissance, se construit à partir du bas, et dans l' action. Certaines de ses composantes  potentielles n'ayant aucune organisation centralisée en qui ils aient confiance , avec  des revendications spécifiques,  ne s'agrègeront qu'à cette condition.  Un chef d'orchestre unique imposant les règles , même pétri de qualités, devient donc  un diviseur  qui désespère. 

 Le comprendre est une étape essentielle dans le processus de rassemblement.

 HA

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7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 07:16

"LE MANIFESTE DU SOCIAL LIBERALISME  : QUI SONT LES RICHES ?

Libération  du mercredi 5 juin 2019

Un article d'une grande habileté  paru dans le journal officieux du social libéralisme  est une véritable joyau pour qui veut décrypter sa raison d'être . Rien de ce qui est écrit n'est faux , il est important de le souligner.  Mais  un énorme problème DE FOND est posé qui détermine les frontières de ce que nous appelons la multitude.

 D'abord l'aspect progressiste  est revendiqué. " En 2017, le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, a perçu 24,6 millions d'euros. Carlos Ghosn, dirigeant déchu de Renault-Nissan, 13 millions, et Douglas Pferdehirt de TechnipFMC, 10,6 millions. Ces rémunérations représentent l'équivalent de «600 là] 1400 années de smic".

Cinquante ans après  "Les héritiers"  de Bourdieu l'Observatoire et les journalistes de Libé réinventent l'eau chaude :  les couches moyennes  supérieures ont un meilleur  accès à l'école que les couches populaires, scandale qui dure depuis des siècles et que le passage des socialistes au pouvoir n'a pas fondamentalement modifié.

 La tricherie réside ailleurs :   Qu'est ce qui se cache derrière le mot "riche" ?

  • "Pour l'Observatoire, on est riche dès lors que l'on touche le double du revenu médian. Ce qui fait 7995 euros (net d'impôt et de cotisations sociales) pour un couple avec deux enfants (96000 euros par an), 7185 euros pour un couple avec un enfant, 6072 euros pour un couple sans enfant et enfin 3125 euros pour une personne vivant seule (voir infographie). Il s'agit là évidemment de planchers. Certains ont des revenus bien plus importants. Les «classes moyennes supérieures» - appellation derrière laquelle s'abritent les riches -, c'est autre chose. Ils gagnent moins: entre 5743 et 7995 euros de revenus mensuels pour un couple avec deux enfants, selon l'Observatoire. " Voilà donc "la  richesse dont parle Libération.
  • Libé jongle avec l'assimilation  cadres supérieurs-riches. Sans surprise, les différences de niveau de vie sont très visibles dans les pratiques culturelles. " Les riches sont trois fois plus nombreux à aller au théâtre, à des concerts, visiter un musée, et même lire : 80 % des cadres supérieurs ont lu au moins un livre dans l'année contre 31% des ouvriers. Le niveau de richesse influe aussi sur les pratiques sportives en favorisant la régularité et l'accès à des sports variés. Parmi les 20% les plus aisés, 60% ont pratiqué une activité physique au cours des douze derniers mois... contre un tiers des 20 % des plus modestes. Autre donnée intéressante : la surreprésentation des riches parmi les élus locaux. Alors qu'ils ne sont que 9% de la population, les cadres supérieurs représentent par exemple 32% des conseillers régionaux, 23 % des conseillers départementaux et 12% des maires... A l'inverse, les ouvriers, qui représentent 12 % de la population, sont quasi absents : à peine 3 % des maires sont ouvriers, ils ne sont que 0,3% dans les conseils départementaux et 1,3 % dans les conseils régionaux."     Il faut bien constater que l'indéniable avantage culturel que donne le savoir est assimilé à la richesse de Carlos Ghosn
  • "Plus encore que les revenus, c'est au niveau du patrimoine que les riches creusent l'écart avec le reste de la société. «Les 10% les plus fortunés détiennent près de la moitié de l'ensemble du patrimoine des ménages français (biens immobiliers, financiers et professionnels)», souligne le rapport. Face à eux, les 50% de la population la moins riche «ne disposent que de 8% de l'ensemble». Le patrimoine net médian des employés est de 24800 euros. «Les cadres supérieurs disposent d'un patrimoine d'un tout autre ordre de grandeur: 205000 euros», ajoute le rapport. Dans les professions libérales, le patrimoine médian est presque doublé : 377900 euros. "chez les non-salariés les patrimoines  mpédians sont beaucoup plus imùportants… le dixième le plus fortuné des professions libérales dispose d'au moins 1,5 million  d'euros."    Sachant qu'à Palavas ou Montpellier un F3 bien placé vaut 300 000 euros au moins,  les chiffres de "richesse" présentés laissent pantois
  •   "Les différences de patrimoine dépendent aussi de l'âge. il se construit au fil du temps. Les 60-69 ans disposent  d'un patrimoine médian de  211 800  euros quatre fois supérieur à celui  des 30-39 ans (57 100 euros.) Libé découvre que tant qu'on n'a pas acheté (à crédit le plus souvent) son logement , on ne possède rien . Mais à 60 ans  on entre dans la catégorie des riches taxables et corvéables à merci.

 

Derrière le verbiage social se cache  la peur de s'en prendre aux vrais riches et la tentation  de tourner la  colère des couches populaires  vers les couches moyennes supérieures (les bourges)  escamotant les fonds de pension, capitaux baladeurs, évadés fiscaux et cadeaux monstrueux au CAC 40.  Alors que le capitalisme rentier , fait historiquement nouveau, commence à appauvrir des couches qui lui sont pourtant acquises Libé divise le camp de la multitude  et sert objectivement Macron  qui taxe les propriétaires d'immeubles et exonère les propriétaires d'actions.

C'est une toute autre analyse que nous devons faire.

Toutes les couches supérieures ne font pas partie de la multitude. Le Haut fonctionnaire  qui pantoufle, l'avocat qui organise la fraude fiscale, l'élu qui fabrique la société à deux vitesses, le théoricien au service du CAC 40  et bien entendu l'actionnaire gavé par les dividendes sont à classer avec les riches , avec toutes les conséquences. Mais pas l'artiste ou le footballeur qui ont touché le gros lot,  l'ingénieur ou le professeur agrégé ,  les commerçants, artisans , professions libérales qui tirent leur" richesse" relative de LEUR TRAVAIL. Nous devons au contraire chercher à les rassembler dans le camp de l'humain d'abord.

 Libé résume si bien les limites de la pensée sociale démocrate, que cet  article devrait être gravé dans le marbre.

  Henri Ausseil

 

 

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 09:56

L'interview sur presque deux pages , de même que les propos de Besancenot cité par ailleurs  prouve   que l'idée  de rassemblement  (et non d'union des sommets) qui nous est chère gagne du terrain , ruisseau puis rivière puis fleuve  espérons le.

 Arrêtons les constats désespérants  qui désespèrent et proposons des solutions concrètes qui rendent l'espoir. !

Slim Ben Achour, avocat  de victimes de discriminations sexiste à la Caisse d'Epargne   nous montre le chemin  "ON NE DENONCE PAS DES INEGALITES STRUCTURELLES, ON S'Y  ATTAQUE".

Excellent mot d'ordre !

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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 09:12

D'une longue interview nous tirons des  extraits dont le contenu nous semble apte à entretenir le débat.

 On a un peut-être sous-estimé - y compris au NPA - le fait que le capitalisme mondialisé est en train de rentrer dans une nouvelle ère de son développement. 

Il y a des volontés hégémoniques qui planaient et planent encore sur une partie de la gauche radicale.Il y a eu une volonté de faire des raccourcis : de penser qu’on pouvait enjamber la lutte de classes, enjamber les fractures de classe, à ne plus parler que d’un seul sujet qui serait homogène, qui est celui du peuple contre les élites. Ca, je crois que ça ne fonctionne pas non plus. 
 EELV veut refaire le coup qu’avait fait Cohn-Bendit à l’époque : et bien bonne route. Le problème, c’est que sur le fond, il y a un désaccord politique majeur. Est-ce que oui ou non la lutte contre le réchauffement climatique, la survie de la planète, des espaces animales, c’est compatible avec l’économie de marché ? Nous, on pense que non et on n’est pas les seuls à le penser.
 Quitte à rester un peu optimiste, la convergence des luttes n’est plus simplement un concept, il y a des tas d’équipes, des syndicats, des militants de quartiers, des militants anti-racistes, écologistes qui ont appris à se connaitre et apprendre à se connaître, c’est passer par des clashs, des engueulades et se dire des vérités.
« Nous, on ne fait pas une proposition unitaire, on fait une proposition de méthodologie pour coordonner la gauche de luttes. 

 Tout le monde est capable de comprendre qu’il n’y a pas un courant à lui seul qui peut incarner l’ensemble des radicalités sociales et politiques qui s’expriment à la gauche de la gauche.

 

Extraits choisis par HA

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 06:17

Près de 200 personnes différentes en trois jours ont lu et probablement relayé   l'appel Autain-Faucillon. Le blog figure juste derrière le Figaro  sur la page Google obtenue à partir des mots clés !

  Nous n'en tirons aucune gloriole, au contraire, c'est la preuve des grandes insuffisances à gauche pour le relayer. C'est aussi dialectiquement la preuve que les "petits blogs" ( en fréquentation) sont un outil fantastique  de démocratie, non comme fournisseurs d'information (ils ne feront jamais le poids) mais comme lieu de débat pour les invisibles et les 100 paroles.

 HA

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 10:05

"L'incantation à l'union de la gauche est une mauvaise stratégie". Au fond le secrétaire général d'EELV dit la même chose que le blog. Mais pour des raisons opposées. Il ne s'agit pas de rassembler tout le monde mais d'offrir   l'alternative, la seule, à Macron en solo.

 La Fontaine il y a longtemps a  montré  l'efficacité des grenouilles qui se prennent pour des  bœufs  qui se prennent pour des éléphants (que La Fontaine nous pardonne cet ajout).  Nous ne confondons pas les Etats -Majors et ceux qui votent pour eux. Mais en pourfendant la guerre des nains, le blog ne s'est pas trompé, hélas.

HA

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 08:41

Un lecteur peu amical  (il y en a et c'est la preuve que nous existons) ironise sur l"An I de la multitude.

D'abord le blog ne se situe pas dans l'actualité mais dans le mouvement historique  en le disant. Donnons un exemple :  dès les dernières législatives le blog a vilipendé la machine à perdre et le combat de nains à gauche alors qu'il avait fermement soutenu Mélenchon aux présidentielles non pour ses talents d'orateur mais parce qu'il portait l'espérance.  On ne peut pas dire que cela ait convaincu qui que ce soit mais les FAITS lui ont donné raison.

  A un niveau infiniment supérieur l'appel du 18 juin 1940 de De Gaulle a été inaudible en France  puisqu'en juillet l'Assemblée nationale du Front populaire élue en 1936  (sans les communistes emprisonnés en Algérie)  a voté les pleins pouvoirs à Pétain ce que socialistes et radicaux ont effacé de leur mémoire.  C'est POSTERIEUREMENT,   à l'épreuve des faits qu'est devenu visible  pour tous ce que cet appel avait de précieux et de fondateur.

  Clémentine Autain et Elsa Faucillon sont les premières personnalités politiques  connues  à avoir dessiné les contours de la multitude  et dénoncé les vains accords de sommet qui en sont un ersatz.  Le blog parie, c'est le peuple qui en décidera, qu'il s'agit d'un  évènement fondateur, qui s'appuie sur des centaines de milliers et probablement des millions  d'invisibles, dont il a su exprimer les attentes .

 Henri Ausseil

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 07:42

Bonjour, tous,

 
Bon alors je ne pense pas que le résultat des élections aient changé quoi que ce soit à nos motivations respectives; donc rendez-vous demain sur  le rond-point de chez Paulette 10h45!
bonne journée,
Pierre
 
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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 06:42

Si on voulait une preuve que l'appel de Clémentine Autain et Elsa Faucillon  représente une issue à la déliquescence de la gauche, le silence des chiens de garde nous l'administre. Il y a seulement quelques jours , lorsqu'elle remettait en cause l'orientation catastrophique de Mélenchon, C Autain  faisait la une. Ajouter un peu de division à la division c'est du pain bénit.

 Mais comme la première tentative de Brossat  qui sera reconnue un jour cet appel  au rassemblement est très dangereux pour la rente et les milliardaires. Il faut donc le censurer. D'autant plus qu'il va beaucoup plus loin, interrogeant les méthodes du militantisme qui doit inventer des formes nouvelles faisant coïncider  en quelque sorte le fonctionnement  de la  politique et le fonctionnement des  gilets jaunes  sans supprimer les différences. Dans notre camp  il ne manquera pas de bons apôtres  pour traquer les insuffisances,   normales  dans la mise en œuvre d'un tel bouleversement , mais  la seule erreur qui ait de l'importance , c'est d'en être où nous en sommes.

Ne comptez pas sur les médias  mais sur vous même pour faire connaître  cette porte qui s'ouvre et agir pour qu'elle se concrétise. Comme lors du référendum de 2005 les médias auront peu d'importance si l'idée progresse dans les têtes.

 Serions nous en l'an I de la multitude ?

 HA

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 04:39

Big-bang

Le pire serait de continuer comme avant

 

Où sont passés la colère sociale et l’esprit critique qui s’aiguisent depuis des mois dans notre pays ? Elles demeurent dans les têtes, dans les cœurs et dans la rue. Mais la situation politique est catastrophique. Au lendemain des élections européennes, le bon résultat de l’écologie politique ne peut masquer le fait que la gauche est en miettes, désertée par une très grande partie des classes populaires. La gauche et l’écologie politique sont loin de pouvoir constituer une alternative alors même que le pouvoir en place et la droite fascisante dominent la scène politique dans un face à face menaçant où chacun se nourrit du rejet de l’autre et le renforce. Le pire peut désormais arriver. Nous n’acceptons pas ce scenario. Nous devons, nous pouvons proposer un nouvel horizon.

La raison essentielle de ce désastre est l’absence d’une perspective émancipatrice qui puisse fédérer les colères et les aspirations autour d’un projet politique de profonde transformation de la société. Un big bang est nécessaire pour construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser.

Il y a du pain sur la planche : réinventer nos modèles et nos imaginaires, rompre avec le productivisme et le consumérisme qui nous mènent au chaos climatique, à la disparition des espèces et à une dramatique déshumanisation, substituer le partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs aux lois de la finance et de la compétitivité. L’enjeu, c’est aussi d’articuler les différents combats émancipateurs pour dégager une cohérence nouvelle qui s’attache aux exigences sociales comme écologiques, à la liberté des femmes comme à la fin de toutes les formes de racisme, aux conditions et au sens du travail comme au droit à la ville, à la maitrise de la révolution numérique comme à l’égalité dans l’accès à l’éducation et à la culture, à la promotion des services publics comme au développement de la gratuité. Nous n’y parviendrons qu’en assumant des ruptures franches avec les normes et les logiques capitalistes. Ce qui suppose de nous affranchir des logiques néolibérales et autoritaires qu'organisent les traités européens et de donner à nos combats une dimension internationaliste.

Et pour cela, ce big-bang doit aussi toucher aux formes de l’engagement. La politique est en crise globale. La défiance est massive à l’égard des représentants et des partis politiques, et plus généralement à l’égard de toutes les formes délégataires de représentation. Il est impératif d’inventer la façon de permettre, à toutes celles et ceux désireux de s’engager, de vivre ensemble et d’agir avec des courants politiques constitués qui doivent intégrer dans leurs orientations les expériences alternatives en cours. Et cela suppose de repenser les lieux et les modalités du militantisme autant que  les rouages de la délibération collective. L’exigence démocratique se trouve dans toutes les luttes de notre époque, sociales, écologistes, féministes, antiracistes…, des nuits debout aux gilets jaunes. Elle implique de penser les médiations, de favoriser des liens respectueux, loin de toute logique de mise au pas, avec les espaces politiques, sociaux, culturels qui visent l’émancipation humaine. Puisque nous prônons une nouvelle République, la façon dont nous allons nous fédérer dira notre crédibilité à porter cette exigence pour la société toute entière.

Le pire serait de continuer comme avant, de croire que quelques micro-accords de sommet et de circonstances pourraient suffire à régénérer le camp de l’émancipation, que l’appel à une improbable « union de la gauche » à l’ancienne serait le sésame. Nous sommes animés par un sentiment d’urgence et par la nécessité de briser les murs qui se dressent au fur et à mesure que la situation produit des crispations et des raidissements. Il est temps de se parler et de s’écouter, de se respecter pour pouvoir avancer en combinant le combat pour les exigences sociales et écologiques. Nous pensons bien sûr aux forces politiques – insoumis, communistes, anticapitalistes, socialistes et écologistes décidés à rompre avec le néolibéralisme. Mais ce dialogue entre mouvements politiques constitués ne suffira pas à soulever les montagnes pour redonner confiance et espoir. C’est plus largement que les portes et les fenêtres doivent s’ouvrir aux citoyens, à la vitalité associative, au monde syndical, aux espaces culturels et intellectuels critiques, aux désobéissants du climat, à celles et ceux qui luttent au quotidien contre les oppressions et les violences policières.

Il y a urgence. Nous savons la disponibilité d’un grand nombre de citoyen.ne.s et de militant.e.s à unir leurs énergies pour ouvrir une perspective de progrès. Ces forces existent dans la société mais elles n’arrivent pas à se traduire dans l’espace politique. C’est ce décalage qu’il faut affronter et combler. Sans raccourci. Un travail patient autant qu’urgent de dialogue, d’ouverture, d’expérimentations est devant nous si nous voulons rassembler pour émettre une proposition politique propulsive. Il faut de la visée, du sens, de l’enthousiasme pour qu’une dynamique s’enclenche, pour qu’elle se fixe l’objectif d’être majoritaire. C’est d’une vision plus encore que d’une juxtaposition de colères et de propositions dont notre pays a aujourd’hui besoin. Loin du ressentiment et de la haine pour moteur, nous devons faire vivre un horizon commun de progrès pour l’humanité. La réussite de cette entreprise tient en grande partie à la capacité à assumer un pluralisme authentique tout en dégageant de nouvelles cohérences partagées. Toute logique de ralliement, de mise au pas derrière un seul des courants d’idées qui composent ce large espace à fédérer, se traduira par un échec à court ou moyen terme.

C’est pourquoi nous appelons au débat partout pour la construction d’un cadre de rassemblement politique et citoyen, avec l’objectif de participer activement à la réussite de cette invention à gauche que nous appelons de nos vœux. Nous savons la difficulté de l’entreprise. Mais elle est indispensable. Et beaucoup de voix s’élèvent pour en affirmer l’exigence.  Faisons converger nos efforts. Engageons-la ensemble le XX juin ….

 

 

Livré à votre réflexion tel quel...Pour le blog il ne s'agit pas d'une bible  mais de la  première expression politique de la MULTITUDE dans sa complexité après la première expression sociale que représentent les gilets jaunes.  Par exemple la dénonciation du consumérisme au moment où  un grand nombre de gens manquent de tout et font appel au secours populaire   est une contradiction que le mouvement historique devra  résoudre s'il veut que les couches populaires y adhèrent..

 L'essentiel est le refus de la division,  des médiocres accords  ou calculs de sommet qui ne répondent plus aux nécessités de l'heure , le désir de fédérer et l'immense espoir  dans la politique  qui pourrait en résulter. 

 

 

 

 

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  • : Ce site donne et reçoit des informations sur les communes du littoral entre Lez et Vidourle( Mauguio-Carnon , Lattes, Pérols ,Palavas etc), sur l'activité du PCF et du front de Gauche (local et national).Il se veut un lieu de débat à la disposition de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le consensus mou des médias dominants.
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