PCF Littoral,
"entre Lez et Vidourle"
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Emmanuel Macron se rendra en Inde ces 17, 18 et 19 février. Il participera notamment au sommet de l’Intelligence artificielle, organisé l’an passé à Paris, et tentera de conforter le lien tissé entre la France et l’Inde, dans un contexte où l’Europe cherche à nouer de nouveaux partenariats pour peser face à la Chine, la Russie et les États-Unis.
Désormais la politique extérieure de l’Europe , du moins celle de Macron , prend acte de son échec à vouloir séparer la Russie, la Chine et l'Iran.. Elle croit pouvoir faire exploser les BRICS dont elle ne comprend toujours pas le ciment.
Celui-ci n’a rien d’idéologique. Adhérer aux BRICS n’est pas rejoindre une alliance politique mais prendre place dans le commerce mondial en contournant l’hégémonie étasunienne et ses droits de douane léonins. Il faut que chacun y trouve son compte et c’est ce que fait l’Inde.
Si la France remplaçait la Chine dans le commerce avec l’Inde , cette dernière y gagnerait-elle ? Poser la question c’est y répondre. La stratégie européenne touche à l’absurde : Sur l’Ukraine on discute avec Trump et Zelenski,, mais pas avec la Russie, sur le commerce mondial on discute avec le Brésil ou l’Inde mais pas avec la Chine.
Faute d’exister c’est inventer une réalité ! Pour le blog les contacts avec l’Inde sont bénéfiques dans la mesure où ils rompent le lien vénéneux avec Trump et la vassalisation. Imaginer un tout autre scénario c’est rêver.
La date de la visite n' a rien d'anodin, en pleines négociations pour la fin de la guerre en Ukraine. De source russe il paraît que des milliers de contrats seront signés, dans tous les domaines. Les BRICS se construisent face à l'occident mais pas dans un esprit de guerre froide.
Le 6 octobre, plusieurs agences de presse ukrainiennes ont signalé une augmentation du nombre de satellites de reconnaissance chinois survolant la région de Lviv lors d'une frappe aérienne majeure. Les satellites de la série Yaogan, conçus pour la reconnaissance radiotechnique, radioélectronique et optique, sont devenus les observateurs les plus perspicaces de la Chine, alors que le pays développe activement sa flotte orbitale.
Plusieurs sources ukrainiennes et occidentales ont affirmé que Pékin et Moscou échangeaient des renseignements afin d'améliorer la précision des frappes sur le territoire contrôlé par Kiev. Mais la Russie a-t-elle besoin de la Chine ?
La raison de l'activité accrue des satellites espions chinois pourrait se situer ailleurs . L'Armée populaire de libération (APL) n'ayant participé à aucune guerre majeure s'inspire de l'expérience des conflits internationaux.
La question de Taïwan reste non résolue et les conditions préalables à sa résolution restent à réunir. Il est fort possible que la Troisième Guerre mondiale éclate non pas en Europe, mais en Asie. Cela fait partie de l’escalade redoutable.
L’Inde propose à la Russie de fabriquer conjointement des systèmes de défense aérienne longue portée S-400, a rapporté le Hindustan Times le 7 octobre.
Le Hindustan Times a indiqué que les deux parties s'étaient déjà mises d'accord sur l’achat et le coût de cinq systèmes supplémentaires, précisant que trois d'entre eux pourraient être achetés directement à la Russie et que les autres pourraient être construits par des entreprises privées indiennes dans le cadre d'un transfert de technologie.
En août, le chef de l'armée de l'air indienne, Amar Preet Singh, avait salué les performances du S-400 (l’Inde en possède déjà 4) lors du conflit de mai avec le Pakistan, qualifiant ce système de « changeant la donne ».
Il est intéressant de noter que l'article de l'Hindustan Times a également révélé que l'Inde envisageait d'acquérir auprès de la Russie des missiles air-air R-37M, d'une portée allant jusqu'à 400 kilomètres, afin de renforcer la puissance de sa flotte d'avions de chasse Su-30 MKI. L'Inde recherche ce missile pour contrer la menace posée par les avions de chasse pakistanais J-10 et JF-17, qui ont très bien fonctionné lors du conflit de mai, utilisant des missiles air-air PL-15 de fabrication chinoise d'une portée de plus de 200 kilomètres.
L'accord sur les S-400 et les R-37M confirmerait la position de la Russie comme l'un des principaux partenaires militaires de l'Inde après des années de tentatives occidentales pour éloigner New Delhi de Moscou. L'Inde subit actuellement une pression sans précédent de la part des États-Unis pour réduire ses échanges commerciaux avec la Russie.
source South Front
RFI a publié un article bien documenté sur la réunion de l’OCS . Il nous fait comprendre l’enjeu des droits de douanes américains devenus une arme qui oblige beaucoup de pays du monde à chercher une solution de rechange. Il est extrêmement rare qu’un média occidental le fasse.
Taxer à 55 % les produits chinois c’est obliger le pays à trouver de nouvelles solutions. Il se tourne vers les puissances d'Asie centrale avec lesquelles rien qu'en 2024 les échanges commerciaux s'élevaient à 94 milliards de dollars, loin devant les échanges des pays d'Asie centrale avec l'Union européenne ou même la Russie. Depuis octobre 2024 , Byte, le géant chinois des véhicules électriques, a installé sa plus grosse usine hors Chine en Ouzbékistan,
Accompagné d'une très forte délégation, Poutine pendant ces quatre jours, échangera aussi avec son homologue iranien, et avec le président turc et bien sûr les autres chefs d’état. La Chine a reçu pour la première fois du gaz liquéfié russe par bateau. Les sanctions américaines depuis 2023 l’interdisent. Autre pied de nez aux sanctions occidentales, le Kremlin annonçait hier, vendredi, la signature de contrats avec Gazprom pendant cette visite. Cela témoigne sans aucun doute de l'état d'esprit sans concessions dans lequel les dirigeants russes et chinois vont se retrouver. Ils ne plieront pas devant l’ultimatum.
Autre poids lourd attendu à Tianjin, près de Pékin, le Premier ministre indien Narendra Modi. Il s'agit de la première visite en sept ans du Premier ministre indien en Chine, les deux pays les plus peuplés du monde amorcent un rapprochement : l'Inde et la Chine discutent d'une reprise de leur commerce frontalier cinq ans après son interruption et alors qu'ils sont frappés par la hausse des droits de douane américains. La Chine et l'Inde se sont affrontées militairement sur leur frontière de l’Himalaya en 2020. Washington dit punir Delhi pour ses achats de pétrole russe. L’Inde refuse de céder. Alors que les États-Unis sont son premier partenaire à l'export, l’Inde cherche à diversifier ses échanges, notamment avec le Chine. Les industriels indiens espèrent que cela se traduira par un assouplissement des exportations chinoises de terres rares. Avec en échange l’Apaisement à la frontière indo-chinoise et la réouverture de liaisons aériennes. Les investisseurs en Inde et le secteur automobile en particulier attendent donc beaucoup de la rencontre entre Narendra Modi et Xi Jinping le président chinois.
Une vingtaine de chefs d'État et de gouvernement ainsi que des responsables de plusieurs organisations internationales ou régionales sont attendus à cette réunion de l'OCS. L'organisation associe 10 États membres et 16 pays observateurs ou partenaires et représente à elle seule presque la moitié de la population mondiale et une part importante du PIB global. Elle est volontiers décrite comme faisant contrepoids à l'Otan, souligne l'Agence France presse.
Ce sommet est décrit comme le plus important depuis la création de l’OCS en 2001 . RFI nous aide à comprendre que Trump y est pour beaucoup par sa stratégie autocentrée qui n’imagine pas qu’à toute attaque répond une contre-attaque.
La longueur du séjour et le nombre d'accompagnants sont symptomatiques d'une alliance resserrée face à Trump et d'un nombre considérable de sujets traités. Le commerce entre les deux pays a explosé pour le plus grand intérêt de la Russie.
Le Kazakhstan est la seule république ex soviétique d’Asie Centrale ayant gardé des liens étroits avec l’Occident. Il semble qu’elle se tourne de plus en plus vers les BRICS.
Le pays est le premier producteur mondial d’uranium (43 %) et le troisième fournisseur d’uranium naturel à l’Union européenne, mais manque cruellement d’électricité pour sa consommation intérieure.
La France et la Corée du Sud étaient en lice pour la construction de la première centrale nucléaire du pays. Astana s’est tourné vers la Russie pour la première centrale et la Chine pour les deux autres. Une cérémonie de lancement a eu lieu près du village à moitié abandonné d’Ulken, bordant le Balkhach, deuxième plus grand lac d’Asie centrale. La construction a été validée à l’ automne 2024, à l’issue d’un référendum.
Pour l’occident c’est une terrible défaite commerciale qui laisse supposer une défaite politique. Le pays va-t-il être sanctionné ?
À 90 ans, le 14e Dalaï-Lama, Tenzin Gyatso, demeure une figure emblématique de la spiritualité mondiale surtout en occident et un symbole politique pour les défenseurs de l'autonomie du Tibet. Et un bon outil pour diviser la Chine et l’Inde au cœur des BRICS.Pour la Chine il est une figure séparatiste, bien qu'il ait compris que le soutien occidental ne suffisait pas et se montre très prudent ..
La question de la succession
La question de la succession du Dalaï-Lama menace cependant de perturber cet équilibre fragile. Le Dalaï Lama a suggéré que son successeur pourrait « apparaître » en dehors du Tibet, peut-être en Inde, ou en occident tout en soulignant que le processus devrait s’aligner sur les traditions bouddhistes tibétaines. Que le Dalaï Lama s’entende ou non avec les Chinois est le fond du problème. La Chine insiste sur le fait qu'elle est seule habilitée à approuver la réincarnation, invoquant des précédents historiques et son contrôle sur le territoire tibétain, considéré comme faisant partie intégrante de la Chine .
Washington, de son côté, a tout intérêt à creuser le fossé entre l'Inde et la Chine. L'implication historique de Washington dans les affaires tibétaines, notamment à travers le « programme tibétain » de la CIA des années 1950-1970, en soutien au Dalaï-Lama, est bien connue. Elle supposait un soutien indien.
On peut douter que cette question soit un sujet de rupture au vu des avantages que la Chine et l'Inde tirent des BRICS. Et les Tibétains du Tibet n’ont plus rien à voir avec ceux de 1970 . La puissance matérielle des temples est brisée, la terre a été donnée aux paysans et le Tibet devient un pays moderne.
Alors probablement beaucoup de bruit pour rien.
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