Le Figaro a obtenu un entretien avec un ancien officier de l’US Navy Bryan Clark qui ne cache pas la difficulé de rouvrir par la force le détroit d’Ormuz « Assurer la sécurité du trafic maritime dans ce détroit est une mission très difficile. Les Iraniens ont déployé un grand nombre de missiles sol-mer dissimulés dans des grottes sur des rampes mobiles le long de la côte, dont ils peuvent sortir en quelques minutes pour tirer. Ils disposent aussi de vedettes rapides et de drones navals comme ceux utilisés par les Ukrainiens. Dans la partie la plus étroite du détroit d’Ormuz, la côte iranienne n’est qu’à deux ou trois miles nautiques de distance. Ces drones faisant du 20 ou du 30 nœuds, ils peuvent frapper en quelques minutes les navires qui franchissent le détroit. »
Au onzième jour de guerre au Moyen-Orient, le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a affirmé au lendemain de la prise de parole de Trump assurant que la guerre était quasiment finie que mardi 10 mars constituerait "le jour le plus intense de frappes" sur l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février. "Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu'elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l'Iran seront sans précédent", a mis en garde le président américain dans un message publié sur sa plateforme Truth Social. L'armée américaine a également annoncé mardi soir avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit d'Ormuz". "Les forces américaines ont éliminé plusieurs navires de guerre iraniens le 10 mars, dont 16 navires poseurs de mines près du détroit d'Ormuz", a-t-elle écrit sur X.
Par ailleurs, le Pentagone a tenu sur les pertes étasuniennes des propos peu crédibles . Environ 140 militaires américains auraient été « blessés » depuis le début de la guerre en Iran. "La grande majorité de ces blessures étaient légères, et 108 (militaires) ont déjà repris du service", a déclaré le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell. "Huit militaires sont toujours considérés comme gravement blessés", a-t-il ajouté. Les autorités américaines ont précédemment fait état de sept militaires américains tués, au Koweït et en Arabie saoudite. Le ministre de l'Energie américain, Chris Wright, a supprimé mardi une vidéo publiée quelques minutes plus tôt dans laquelle il annonçait que la marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Washington a ensuite rétropédalé. "La marine américaine n'a escorté aucun pétrolier ni aucun navire à l'heure actuelle", a déclaré quelques instants plus tard la porte-parole de la Maison Blanche. L'Iran a aussi démenti l'information publiée par le ministre de l'Energie américain.
Le président du Parlement iranien a lui averti mardi que toute attaque contre les infrastructures de l'Iran entraînerait une réplique de même calibre. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont tiré mardi une nouvelle salve de missiles sur Israël, notamment Tel-Aviv, et sur des cibles américaines au Moyen-Orient. L'armée iranienne a de son côté affirmé avoir ciblé en Israël, lors d'une opération distincte, un centre militaire et un autre dédié au renseignement.
Des explosions ont été entendues mardi soir dans la capitale de Bahreïn, Manama, ont rapporté deux journalistes de l'AFP, alors que l'Iran poursuit ses frappes de représailles à travers le Golfe.
Israël a mené de nouvelles frappes sur le Liban., bastion du Hezbollah pro-iranien, L'ONU a annoncé mardi matin que plus de 667 000 personnes avaient été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100 000 personnes supplémentaires en 24 heures. Le Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a annoncé mardi soir que 15 de ses secouristes avaient été tués par des frappes israéliennes depuis le début de la guerre.
Macron a annoncé mardi soir que dans "le cadre de la Présidence française du G7", Emmanuel Macron tiendra mercredi à 15 heures "une visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 pour évoquer les conséquences économiques de la guerre au Moyen Orient, notamment la situation énergétique ainsi que les mesures pour les atténuer". "Il s'agira de la première discussion sur cet enjeu entre membres du G7", précise l'Elysée. Il n'est plus
La course vers la troisième guerre mondiale est enclenchée.