Au treizième jour de guerre au Moyen-Orient, il n’est guère possible de parler d’informations (le censure est totale) mais de déclarations guerrières à usage des populations. L'armée israélienne a annoncé mener une nouvelle série de frappes visant des infrastructures à Téhéran. Selon France Info Israël se dit "en train d'écraser l'Iran et le Hezbollah"."Nous vivons des jours historiques pour l'Etat d'Israël", a assuré Netanyahu.. Cette guerre vise à "empêcher les Iraniens de conserver leur capacité de fabriquer l'arme nucléaire et à détruire leurs capacités de tirer des missiles balistiques", tout en leur donnant les moyens de "faire tomber le régime", a-t-il poursuivi poursuivi . Ces propos sont contredits par les faits. Le dernier quart d’heure ce n’est pas pour tout de suite.
En parallèle, Israël a poursuivi ses frappes sur le Liban. L'armée a rapporté avoir "déclenché une vague de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à travers Beyrouth". L'armée israélienne a aussi dit avoir visé des postes de commandement du mouvement pro-iranien, dans plusieurs séries de frappes sur Beyrouth et le sud du Liban. A Beyrouth, des frappes israéliennes ont fait 12 morts et 28 blessés à l'aube sur le front de mer de Ramlet al-Bayda où ont afflué les déplacés venus des bastions du Hezbollah, selon un dernier bilan officiel. Dans le sud du Liban, neuf personnes dont cinq enfants ont été tuées dans le village d'Irkey, près de Saïda, dans une frappe israélienne sur des habitations où vivaient deux familles, selon l'Agence nationale d'information. Les autorités libanaises font état de plus de 600 morts et plus de 800 000 personnes déplacées dans le pays, depuis le début du conflit entre Israël et le Liban.
Le Hezbollah a revendiqué des missiles sur les systèmes de défense antiaérienne dans la région de Césarée, dans le centre d'Israël, où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une résidence. Le Hezbollah avait annoncé mercredi soir avoir intensifié ses frappes contre Israël.
le nouveau guide suprême iranien, s'est exprimé jeudi dans un message écrit. "Le souhait des masses populaires est la poursuite d'une défense efficace et dissuasive. Il faut aussi continuer à utiliser le levier du blocage du détroit d'Ormuz".Désigné dimanche à la place de son père Ali Khamenei, tué au début des attaques israélo-américaines sur l'Iran, il a promis de venger les victimes du conflit. Le nouveau dirigeant, lui-même blessé dans une frappe et dont l'état de santé reste un mystère, n'est toujours pas apparu en public, et ce premier message a été lu par une présentatrice à la télévision nationale.
L'armée iranienne a menacé d'"incendier" et de "détruire" des installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient, en cas d'attaque contre les infrastructures énergétiques et les ports de la République islamique. L'Iran fera regretter aux Etats-Unis leur "grave erreur de calcul", a averti le chef du Conseil de sécurité nationale iranien. Donald Trump "dit qu'il cherche une victoire rapide. S'il est facile de déclencher une guerre, elle ne peut être gagnée avec quelques tweets. Nous ne céderons pas jusqu'à ce que vous regrettiez cette grave erreur de calcul"
Le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé jeudi la séance au-delà de 100 dollars, une première depuis août 2022. Le blocage du détroit d'Ormuz contraint les pays du Golfe à réduire drastiquement leur production pétrolière, grevant l'offre mondiale de 7,5%, selon l'AIE. En parallèle, TotalEnergies a annoncé suspendre ou être sur le point de suspendre l'équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs Etats du Golfe. Cette décision concerne des sites de production "au Qatar, en Irak et en offshore aux Emirats arabes unis". Le géant français ajoute cyniquement auprès de l'AFP qu'"un prix du pétrole plus élevé" permettra toutefois de compenser "largement" sa "perte de production au Moyen-Orient". Les prix du pétrole poursuivent leur course jeudi, malgré la décision de l'Agence internationale de l'énergie de recourir à ses réserves stratégiques.
Les Etats-Unis ont frappé environ 6 000 cibles depuis le début de la guerre contre l'Iran a annoncé jeudi l'armée américaine. Parmi ces cibles figurent plus de 90 navires iraniens, dont une trentaine de poseurs de mines, a précisé dans un communiqué le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, ce que l’Iran dément. L'Iran ne pose pas de mines dans le détroit d'Ormuz, a assuré à l'AFP le vice-ministre des Affaires étrangères iranien qui a ajouté que Téhéran "coopérait" avec "des pays" qui ont demandé à emprunter ce passage maritime. Il est à peu près certain que des pétroliers à destination de la Chine passent sans encombres , ce qui serait impossible si le détroit était miné. Ce qui exaspère l’occident.
Les risques de conflit généralisé subsistent. De nombreux Français sont morts, la France participant indirectement à la guerre malgré les déclarations de Macron.
L’absence d’un mouvement de la Paix puissant chez nous est une catastrophe.