Jean-Pierre Molle a proposé lundi à une quarantaine de personnes au Nautilus un pari jugé fou, rompre avec l' habitude de listes basées sur l'idéologie. et sur l'excellence supposée de chefs omniscients.
Si ce pari est fou il est aussi incontournable. Palavas, même si trop de gens n'y croient pas est placé devant la double menace de la crue centennale et de l'érosion des plages. Et , à part l'expérimentation en cours pour retenir le sable cela ne fait l'objet d'aucun débat au conseil municipal. Si on se penche sur l'expérimentation elle tranche avec la politique des communes voisines qui continuent imperturbablement à amener du sable que la première tempête enlève. A Palavas il est question en lien avec le CNRS d'expérimenter des pieux invisibles au large qui le piègeraient. Et l'idée ne vient pas de la commune mais d'une association qui a convaincu les habitants que la politique des shadocks coûtait cher et ne servait à rien. Le but est donc de mettre pour la première fois ces sujets au cœur de la campagne. Si les autres listes s'en emparent tant mieux.
Mais l'associatif a besoin d'un débouché au conseil municipal pour le relayer. D’où l'idée d'un collectif qui choisira la tête de liste, le nom de la liste, l'ordre des noms sur la liste etc ainsi que les objectifs dont un certain nombre ont été identifiés : rehausser la route de Montpellier, adapter les transports, trouver des logements pour ceux qui en demandent, c'est à dire faire ce qui n'est pas fait. Une vingtaine de présent acceptent de continuer l'aventure et d'autres s'y joindront forcément. Le débat a montré que le passé fait de la résistance mais c'est un grand pas pour réhabiliter la politique , la vraie, la satisfaction des besoins des habitants avec leur concours sans lequel rien n'est possible.
Qui peut y trouver sa place ? Tous ceux qui refusent la signature de la charte du littoral (qui interdit la prévention par des travaux relativement coûteux et propose un recul de 100 m de la plage). Regardez une carte. Il n'y aurait plus de Palavas. Donc le pari n'a rien de fou, même s'il heurte les habitudes. A suivre.