Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 06:46

Elsa Gambin & Nicolas Mayart dans une tribune que publie 100 paroles donnent un point de vue étayé sur de nombreux témoignages. Nous citons des morceaux  choisis  comme à notre habitude et donnons notre point de vue.

" l’arrivée du Covid-19 a temporairement muselé les luttes pour la justice sociale. Sauf que, le temps d’un confinement inédit, la colère est devenue une cocotte-minute…Le virus a mis en exergue ce que dénonçaient depuis longtemps ceux qui l’occupaient régulièrement. Un système à l’agonie, l’urgence vitale de changer les choses. Et la nécessité de voir au-delà de la simple manifestation pour y parvenir. Partout éclosent de nouvelles revendications qui, doucement, se muent en convergence des luttes

La manifestation a, semble t-il, encore de belles années devant elle, et la rentrée sociale s’annonce brûlante sur les cendres des licenciements, l’explosive colère des soignants et l’étincelle des violences policières. « Pour moi, la lutte pour l’hôpital concerne tout le monde », affirme Eugénie, interne en psychiatrie à l’AP-HP « Notre parole était peu écoutée. Notre lutte avait du mal à rencontrer d’autres luttes. La crise sanitaire a montré que les revendications dépassaient notre simple cadre, que notre mouvement était plus englobant que les seules revendications salariales. » 

. L’idée n’est pas de rentrer dans les négociations, mais bien de faire changer les mentalités. On n’y croit plus, à ce gouvernement. On se pose dans une logique de rapports de force.  Le mot est lâché, et semble le credo de la rentrée mouvementée qui se dessine…

"La convergence n’est pas gagnée partout ». Mais elle l’est à l’hôpital Robert-Debré, où les soignants ont vu des enseignants, des Gilets jaunes, des usagers et des artistes les rejoindre. Pour Anne-Françoise, la rue doit être le lieu de cette convergence. « Quelque chose larvait déjà avant la crise du Covid. Il n’y a qu’avec les usagers que nous pourrons nous battre efficacement. »

Loin de calmer la colère des soignants, sur laquelle la crise du coronavirus « a joué le rôle d’une loupe sociale », les annonces gouvernementales ont au contraire décuplé les inquiétudes dans les hôpitaux. « Les solutions ne peuvent pas être dictées de là-haut par celles et ceux qui ont mis le service public à genoux. Il faut construire un rapport de force citoyen, la santé concerne tout le monde, contrairement à ce que pensent certains syndicats, ce n’est pas l’affaire de miettes, d’applaudissements et de primes », abonde le délégué Sud au téléphone. Si l’unité syndicale semble ne pas être à l’ordre du jour, Christophe Geffré l’assure : « La date du 16 juin est importante pour construire un rapport de force contre le gouvernement, pas seulement pour l’hôpital public mais aussi pour toutes les autres luttes post-confinement ».

La crise du Covid-19 et son retentissement sur les luttes a t-elle connu des précédents ? Selon Ludivine Bantigny, historienne spécialiste des conditions de travail et des cultures politiques, « jamais une crise sanitaire, en Europe, n’a eu autant d’impact sur les mobilisations sociales. Mais, comme on pouvait l’imaginer après une pause des luttes et des mobilisations physiques, due au confinement, les militants ont retrouvé la rue avec la marche, les solidarités ou encore les rassemblements contre les violences policières  s’enthousiasme la chercheuse impliquée dans divers collectifs.

Le point de vie du blog

Une série de propositions de l'article  que vous pouvez consulter  sur le site 100 paroles  ont le mérite de montrer la diversité des approches, un très bon signe avec l'accent mis sur les convergences, la nécessité du rapport de forces le refus des négociations bidon.

    MAIS NULLE PART N'EST POSE LE PROBLÈME DE LA CONVERGENCE   PLURALISTE AVEC LE POLITIQUE  COMME DÉBOUCHE DES LUTTES A PARTIR DE CONTENUS.

   Le grand soir qui fera plier Macron et le capitalisme rentier reste implicitement  prépondérant dans les têtes, avec probablement l'idée que la politique (identifiée au tripatouillage)  est une chose sale.  Certains à gauche leur donnent raison par leurs pratiques.   Mais  comme depuis 40 ans  cette stratégie a échoué, faute justement  de débouché politique valable, Macron peut encore quelques temps dormir tranquille  par défaut.

Que  de temps  perdu !

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de PCF Littoral
  • : Ce site donne et reçoit des informations sur les communes du littoral entre Lez et Vidourle( Mauguio-Carnon , Lattes, Pérols ,Palavas etc), sur l'activité du PCF et du front de Gauche (local et national).Il se veut un lieu de débat à la disposition de ceux qui ne se reconnaissent pas dans le consensus mou des médias dominants.
  • Contact

Recherche

Liens