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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 07:18

Depuis longtemps  General Electric  , à l'image de General Motors , a perdu sa suprématie mondiale et est en  crise profonde, n'en déplaise à Trump.   30.000 postes supprimés  à travers le monde entre fin 2018 et fin 2019 permettaient à  Henry Lawrence, le PDG du groupe (c'est lui qui le dit), de verser les dividendes appropriés. Cette année  GE annonçait la suppression de 2.600 emplois, puis 10.000 supplémentaires début mai, soit 25% de ses effectifs dans l’aviation.

Examinons maintenant sa branche française de Belfort  ( GE a racheté Alstom).Le groupe américain devait  créer 1.000 emplois sur le sol français d’ici fin 2018. Cinq mois après cette échéance, il présentait un plan de suppression de 1.044 emplois. Le président de General Electric France n’est pas n’importe qui. Avant de rejoindre GE France en 2017 et d’en prendre la tête en avril 2019, Hugh Bailey n’était autre que l’ancien conseiller en charge du financement export d’Emmanuel Macron à Bercy, après avoir été le conseiller technique d’Arnaud Montebourg.  On est en plein pantouflage. En plus d’avoir piloté en 2015 le rachat de la branche énergie d’Alstom par son concurrent américain, l'ex haut  fonctionnaire est visé depuis juin 2019 par une enquête pour «prise illégale d’intérêt» suite à la saisie du procureur de la République de Paris par  la députée  des Deux Sèvres  Delphine Batho dont on ne sait qui elle représente dans cette affaire, probablement le MEDEF.

Elle  révèle que le groupe énergétique aurait touché 70 millions d'euros de Bercy  pour l’achat de quatre turbos alternateurs pour une centrale irakienne. Pour le blog que l'Etat aide les entreprises n'est pas un crime.   Le crime s'est d'aider une entreprise qui ensuite s'en va en ne   laissant que des ruines. C'est ce qui arrive  En pleine période de confinement GE  annonce   la délocalisation partielle vers les États-Unis et l’Arabie saoudite. L’argument du coronavirus passe d’autant plus mal que si le site de Belfort est situé dans une région particulièrement touchée par la pandémie, il n’en a pas moins continué à tourner «à 90%, dont 75% en production, avant même la réouverture des écoles», selon un communiqué de l’intersyndicale CFE-CGC, CGT.

Au-delà du tour de vis exigé auprès de ses salariés  les sous traitants  ne sont pas  épargnés. GE leur demande une diminution de 20 % des sommes précédemment fixées par contrat.  Dans la foulée du rachat du pôle énergie d’Alstom et de son portefeuille de clients, dont fait partie EDF, General Electric a récupéré le contrat d’entretien des turbines des 58 réacteurs nucléaires français. La tentation de plumer Alstom au profit de GE est manifeste.

Un accord du 12 juin a provisoirement remis en cause le désastre. auquel sont finalement parvenus les syndicats et la direction française de General Electric en milieu de semaine. L'activité est maintenue à Belfort. Qui peut y croire tant que GE mène le jeu ?

 

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