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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 07:27

 « L’État ne laissera pas tomber les collectivités qui en ont le plus besoin », a assuré la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, le 13 mai. Mais à quel point ? Et avec quelle prise en charge de l’État ?

 Des questions au cœur des calculs et des tractations qui aboutiront à un plan de soutien dans le cadre d’un nouveau budget rectificatif – le troisième en quelques semaines –, attendu courant juin. L’enjeu n’est pas seulement de parer à l’urgence, mais de permettre aux collectivités d’investir, alors que leurs dépenses représentent 70 % de la commande publique en France. « Nous avons plein de projets à démarrer. Encore faut-il que nous ayons de l’argent frais pour nous permettre de le faire », alerte André Laignel, vice-président de l’Association des maires de France et maire d’Issoudun.

Car l’impact de la crise due au coronavirus est massif, avec un effet de ciseau : perte de recettes et, dans le même temps, augmentation des dépenses. Pour une commune populaire comme Saint-Denis, qui a mis en place une aide alimentaire importante, le maire Laurent Russier (PCF) estime « le surcoût à 5 millions d’euros ». Comme beaucoup d’édiles, il attend une aide de l’État mais ne voit venir « rien de concret ».

La perte de recettes fiscales touche tous les niveaux : fiscalité économique pour les régions, droits de mutation pour les départements (communément appelés « frais de notaire »), dont la baisse est estimée à 4 milliards d’euros selon Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des ­départements de France. Quant aux communes et aux intercommunalités, elles sont concernées par des très nombreuses pertes fiscales, mais également par la fermeture de services payants comme les musées, crèches ou piscines.

Au total, le manque à gagner se monterait à 14 milliards d’euros, selon le gouvernement.

TOUTES  les associations d’élus insistent  : la crise a montré qu’il est impératif de sortir de ce qu’ils appellent la « mise sous contrainte financière des collectivités » – l’austérité, en un mot, initiée sous Sarkozy et poursuivie par Hollande et Macron sous des formes parfois différentes. Un « changement de paradigme » est nécessaire, selon le directeur général de France urbaine, qui n’est autre que François Rebsamen.

Tiré de  l'Huma   Benjamin König

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